dimanche 1 juillet 2012

En juin 2012...

Et voici le premier bilan mensuel de l’été !

Ce mois-ci, j’ai donc lu et/ou chroniqué :

-L’enchanteur, de René Barjavel (3,5/5)
-Les mots ça m’est égal, de Mélanie Cuvelier (3,5/5)
-Dark Shadows, tome 1 : La malédiction d’Angélique, de Lara Parker (3/5)
-Dracula mon amour, de Syrie James (2,5/5)
-Indiana Teller, tome 1 : Lune de printemps, de Sophie Audouin-Mamikonian (4,5/5)
-Côté face, d’Anne Denier (4,5/5)

 



J’ai eu un rythme de lecture un peu moins soutenu ce mois-ci, entre la dernière ligne droite de mon mémoire de master deux et la préparation d’un déménagement !
Après un creux en milieu de mois avec des lectures un peu décevantes, j’ai été comblée par mes dernières lectures du mois !

Le coup de coeur du mois :
  

Pas tout à fait des coups de coeur, mais ces deux livres m'ont surprise et m'ont fait passer de très bons moments de lecture. 

Le mois prochain je souhaite lire : 

-Mutation : L’étoile de Natan, de Sophie Séronie-Vivien
-Druide, d’Oliver Peru
-Fièvre noire, de Karen Marie Monning
-La maîtresse de Rome, de Kate Quinn
-On ne peut pas lutter contre le système, de J. Heska

Je pense aussi vous préparer un petit concours, auquel il faut que je réfléchisse, durant ce mois de juillet !
  
En ce moment je lis :


 Mes acquisitions du mois :

-Sans âme, de Gail Carriger (partenariat Babelio)
-Mutation : L’étoile de Natan, de Sophie Séronie-Vivien (envoyé par l’auteure)
-La complainte d’Irwam, d’Anna Combelles
-Druide, d’Oliver Peru


Ma PAL n’a pas trop augmenté ce mois-ci, j’en suis bien contente, et fière !

Ce mois-ci le blog a reçu :

1765 visites.
Merci à chacun d'entre vous !

Bon mois de juillet à tous, et bonnes vacances à ceux qui en ont ! N’oubliez pas vos livres dans vos bagages !


Stellabloggeuse

samedi 30 juin 2012

Côté Face, d’Anne Denier : une histoire envoûtante, obsédante, oppressante, dont on ne sort pas indemne !

[Anne Denier, 2010]

Entre « Côté face » et moi, c’est déjà une longue histoire ! Cela fait un bon moment que je lis des billets sur ce bouquin sur la blogosphère. Malgré les avis élogieux, ce livre m’a longtemps fait peur, à cause d’une simple phrase sur la quatrième de couverture : « Te séduire, t’emmener, te torturer, te violer et t’assassiner ». Pas aventureuse, j’avais alors passé mon chemin !

Puis je suis tombée sur le Quinze Littéraire de Méli consacré à Anne Denier. Un article qui a su me donner envie de découvrir ce titre. Il y a aussi eu l’article de Morgana, qui m’a donné tentée. Finalement, je suis tombée amoureuse de la nouvelle couverture, et dès que l’occasion s’est présentée, j’ai commandé ce livre. Finalement, Floly m’a proposé de le lire dans le cadre de notre challenge Livra’deux pour Pal’addict, j’ai sauté sur l’occasion pour le découvrir ! Mais trêve de blabla, entrons dans le vif du sujet !

Résumé

A Montpellier, une jeune lycéenne cherche ses Converses, que le chien lui a volées. Il la met en retard. A cause de cela, elle fait une rencontre troublante dans le tramway. Une rencontre qui, ajoutée à une grave chute dans un escalier, réveille une mémoire profondément enfouie en elle. Des souvenirs anciens qui ne lui appartiennent pas. Bientôt, elle a du mal à distinguer le vrai du faux, la réalité de l’imagination. Pourtant, elle est forcée d’apprendre à connaître cet autre côté d’elle-même. Car elle est en danger.

Une atmosphère particulière

Disons-le tout de suite et sans ambiguïté : j’ai beaucoup aimé ce roman. La principale raison, c’est l’atmosphère très particulière qu’a su créer Anne Denier. C’est une atmosphère angoissante et oppressante, presque malsaine par moments. J’ai eu peur en lisant ce livre, j’ai eu la chair de poule, je me suis sentie menacée. Bref, j’étais plongée au cœur de l’action, partie prenante de l’histoire comme si j’en étais l’un des acteurs. Je tiens à le souligner car un livre me fait rarement cet effet-là. C’est une lecture qui ne ressemble à aucune autre, et cela m’a plu.

J’ai apprécié également le contraste entre cette atmosphère pesante, la violence qui se déchaîne parfois dans le roman, et la vie quotidienne de l’héroïne avec ses gestes tout simples : se vêtir, vérifier l’heure, lacer ses chaussures. Ces gestes finissent par prendre une dimension particulière, on comprend plus tard qu’ils ne sont pas anodins.

Des personnages mystérieux

Dans ce roman, l’ensemble des personnages restent assez mystérieux. Bien que le récit soit écrit à la première personne, on sait peu de choses sur la vie de l’héroïne avant que le cours de sa vie ne soit bouleversé. Nous ne connaissons même pas son nom. En revanche, nous suivons pas à pas ses pensées et ses doutes, ses douleurs, ses efforts pour que sa vie conserve un sens.

Je n’ai pas ressenti d’attachement particulier pour elle, mais j’ai éprouvé beaucoup d’intérêt pour elle, à essayer de la comprendre. Sa manière d’agir, notamment avec les acteurs de sa « vie normale » m’a parfois désarçonnée, mais cela m’a amené à me poser des questions intéressantes. Du type « Comment agirais-je si le pire m’arrivait ? Lutterais-je pour mettre de l’ordre dans ce chaos ? Me laisserais-je couler ? Serais-je prête à tuer ? » Plein de choses intéressantes à méditer ! En tout cas, comme vous le voyez, c’est un personnage qui n’est pas lisse, et c’est en cela qu’elle est intéressante.

Quant aux autres personnages, nous les connaissons peu, et on aimerait parfois en savoir plus (vous le savez, je suis une curieuse…). Il y a ceux de la « vie normale » : les amies superficielles, le petit rigolo de la bande (de loin le plus sympathique), le petit frère, les parents. Aucun n’a de prénom, ils sont tous désignés par un surnom ou par leur rapport avec l’héroïne.

Mais il y a surtout ceux qui peuplent sa mémoire : Côme, fascinant de violence et de perversité et Nebel, touchant par la force de ses sentiments et de sa détresse. Ces deux derniers m’ont intriguée, je suis donc très contente qu’Anne Denier ait prévu de leur consacrer à chacun un roman qui viendront compléter « Côté Face » ! Le premier d’entre eux « Noces de lunes », est sorti en mai 2012, mais il est pour l’instant en rupture de stock (edit : Côté Face et Noces de Lune sont désormais tous deux disponibles chez Rebelles éditions).

Une histoire d’amour

En trame de fond de ce roman puissant, il y a une histoire d’amour intemporelle, de celles qui sont hors du temps, qui mettent les amoureux dans une bulle. J’ai beaucoup aimé cette romance. Dans de simples regards échangés, on ressent la puissance des sentiments des deux personnages. C’est une romance qui a son lot de noirceur, mais qui n’en est que plus belle au final. Elle sonne très juste en tout cas, malgré l’effet « coup de foudre » auquel je n’adhère pas toujours !

L’écriture

Ce roman est porté par l’écriture d’Anne Denier, qui est une très belle écriture. Elle a de belles phrases qui sonnent bien. Sa plume a aussi beaucoup d’humour, parfois un peu grinçant, qui m’a fait sourire dans des moments parfois critiques. J’ai aimé également sa manière de jouer avec les chapitres, de mélanger le passé et le présent en un immense puzzle, et sa manière de commencer les chapitres, dont on comprend peu à peu le sens. Ajoutons également que lorsque les événements se déroulent dans le passé, le contexte historique est très bien planté, que ce soit dans les tenues, les modes de vie, etc.

En quelques mots

J’ai donc beaucoup aimé ce roman pour son atmosphère très particulière qui m’a happée, des personnages mystérieux et complexes, et une écriture très agréable. Si ce n’est pas un coup de cœur, c’est simplement qu’il m’a manqué un « petit truc ». Je crois qu’au vu du reste du roman, j’attendais une fin un peu plus forte, même si j’ai trouvé celle-ci jolie. Mais franchement, ce n’est qu’un détail, et je vous conseille ce roman ! J’ai essayé de vous livrer mon ressenti sans en dire trop sur l’intrigue, j’espère que je ne suis pas trop floue et que je ne vous ai pas perdus en route !

Note : 4,5/5
Stellabloggeuse
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Ce roman a été lu dans le cadre du challenge :


Et voici le billet de Floly à qui j’ai proposé de lire 16 lunes de Kami Garcia et Margaret Stohl :par ici !

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« -Et si ce n’était pas que dans ta tête ?
J’eus un haut-le-corps. Qu’essayait-il de dire ? Que tous ces délires étaient vrais ? Que j’étais déjà morte ? Que j’avais connu Côme dans une autre vie horrible et cruelle ? Je refusai cette idée cauchemardesque. Qu’est-ce qu’il savait des choses affreuses qu’il y avait dans ma tête ?
-Je suis une non-croyante, déclarai-je avec violence. JE SUIS RATIONNELLE, LOGIQUE, CARTESIENNE ET FOLLE !
Pourquoi étais-je en colère ?
-Tout ça c’est dans ma tête, uniquement dans ma tête, soupirai-je, juste dans ma tête. »

« Je levai les yeux et regardai le ciel par la grande baie vitrée qui me faisait face. Il était d’un bleu profond et lumineux.
C’était aussi accepter d’avoir été quelqu'un d’autre, ailleurs, avant, d’avoir pu accomplir des actes que chaque fibre de votre corps réprouvait, d’avoir pu vivre des moments si horribles que vous ne pourriez plus jamais fermer l’œil.
Un nuage porté par les vents d’altitude s’étira dans l’azur.
C’était aussi accepter d’avoir vécu des choses si belles et si fortes mais à tout jamais perdues. »

lundi 25 juin 2012

Indiana Teller, tome 1 : Lune de printemps, de Sophie-Audouin-Mamikonian

[Michel Lafon, 2011]

Après plusieurs lectures vampiriques ces dernières semaines, me voici parmi les loups-garous ! Et oui, après une période riche en dystopie, j’ai décidé de me faire un petit cycle de lectures fantastiques, histoire d’accueillir les vacances par des lectures d’évasion…

Cela faisait un petit moment que le roman « Indiana Teller » de Sophie Audouin-Mamikonianme faisait de l’œil. Voyant qu’il faisait partie du baby challenge jeunesse 2012 sur Livraddict et que Tweety organisait une Lecture Commune sur le forum, c’est avec joie que je me suis lancée dans l’aventure !

Résumé

Sophie Audouin-Mamikonian nous présente Indiana Teller, un jeune humain qui a grandi parmi une meute de loup-garou. Il est né de l’union d’une humaine et d’un loup, lui-même fils du chef de clan, Karl. Ainsi, Indiana a toujours été le souffre-douleur des loups, tout en étant protégé d’ennuis plus importants grâce à son statut d’héritier du clan. Mais alors qu’il atteint sa majorité, il aspire à une vie normale et décide de partir pour l’université. Avec une interdiction de taille : celle de tomber amoureux d’une humaine. Il sera pourtant rattrapé par les enjeux de la meute…

Une bonne appropriation du mythe du loup-garou

J’ai beaucoup apprécié cette lecture qui a été une agréable surprise ! Portés par une écriture agréable et efficace, les évènements s’enchaînent de manière fluide. Mais l’auteur prend tout de même le temps d’expliquer les éléments nécessaires à la bonne compréhension de l’intrigue et de faire réfléchir son personnage, ce qui nous permet d’apprendre à le connaître.

J’ai particulièrement aimé la conception du loup-garou que développe l’auteur, ce qu’elle a fait de cette créature et de ses déclinaisons, les semis. J’ai apprécié le côté « impitoyable » de la meute : ces loups sont sauvages, ce ne sont pas des animaux domestiques.

Une intrigue amoureuse et politique

L’intrigue de cette histoire comporte deux volets. Il y a d’une part la vie privée d’Indiana, sa découverte de la vie d’étudiant et sa rencontre avec la belle Katerina, qui va mettre à mal la consigne qui lui a été donnée par les loups… J’ai bien aimé le voir faire face à une fille et perdre ses moyens, même si j’ai trouvé tout cela un poil niais, surtout sur la fin.

Il y a d’autre part les enjeux de la meute de loups, qui sont finalement très humains et très politiques. J’ai bien aimé cet aspect tactique, voir les rouages de cette lutte de pouvoir se mettre en place, parfois à l’insu d’Indiana et du lecteur.

Les personnages

Le personnage d’Indiana m’a vraiment plu. J’ai vraiment apprécié d’avoir, pour une fois, affaire à un héros masculin dans un roman fantastique. Je l’ai trouvé attachant, plein d’autodérision et parfois touchant de naïveté, mais aussi intelligent et intrépide à ses heures. Il commence à peine à apprendre qui il est, à maîtriser les pouvoirs qui lui viennent de son ascendance particulière. J’ai aimé le voir évoluer et j’espère que cela continuera sur la même lancée dans le second tome de la saga.

Les personnages secondaires m’ont bien plu également. On ne sait pas grand-chose de Katerina et Tyler, les humains qu’Indiana rencontre à l’université. En revanche, j’ai apprécié ses amitiés un peu bourrues avec Chuck le loup-garou et Axel le semi. Il y a aussi Serafina, la belle louve sensuelle et avide de pouvoir, qui risque de s’avérer très dangereuse… Bref, une galerie de personnages qui reste à étoffer, mais qui est intéressante !

En quelques mots

Ainsi, j’ai beaucoup aimé cette lecture qui m’a agréablement surprise grâce à son interprétation intéressante du mythe du loup-garou, un personnage drôle et attachant, ainsi qu’une intrigue accrocheuse. Si ce n’est pas un coup de cœur, c’est juste qu’il m’a manqué un petit quelque chose pour que je m’emballe vraiment. Je remercie donc Tweety d’avoir organisé cette lecture, et j’espère lire le second tome d’ici la fin de l’année !

Je vous propose de découvrir les avis de mes camarades de lecture : Tweety805 (organisatrice), NiThOuxx, Michou, Bea285  ... 

Note : 4,5/5
Stellabloggeuse
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Ce roman fait partie du challenge :


Baby challenge jeunesse 2012 : 10/20

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« Mes réactions lupines me trahissaient. J’avais donc à regret dû arrêter de renifler ma nourriture (Katerina avait failli s’étouffer), de haleter comme un imbécile, ou encore de retrousser les babines dès que je n’étais pas content. Mes réactions humaines n’étaient pas moins pathétiques. Je coupais des fleurs dans le jardin, qui mouraient environ deux secondes et demi après que je les ai cueillies. Vingt fois par jour, je me décidais à lui déclarer ma flamme. Et vingt fois, je renonçais. »

« Je restai un instant interloqué puis je compris. Et j’eus le même sourire, aussi féroce.
-Tu vas m’utiliser comme appât, n’est-ce pas ?
Son sourire s’accentua pendant que l’adrénaline se ruait dans mes veines, chantant une ode pleine d’exaltation.
-Absolument.
-Merci.
-De quoi ? De te faire risque ta vie pour débusquer tes ennemis ?
-De me faire confiance pour me défendre.
Il me regarda avec curiosité.
-Tu es bien plus loup que tu ne veux l’admettre, Indiana. Le jeu te plaît, n’est-ce pas ?
Je dus l’admettre.
-Tu n’as pas peur ?
-Je suis terrifié.
-Bien. Tu m’aurais donné une autre réponse et tu restais calfeutré ici jusqu’à la fin de tes jours. »

samedi 23 juin 2012

Dracula mon amour, de Syrie James : un Dracula auquel on ne s’attend pas


Voilà un livre que je n’aurais sans doute pas lu s’il n’y avait pas eu le challenge ABC 2012. En cherchant un auteur en « J », j’ai découvert Syrie James et son « Dracula mon amour », et j’ai été séduite par cette idée d’une nouvelle interprétation de Dracula, bien que n’ayant pas (encore) lu la version de Bram Stocker. Et comme j’aime bien lire à plusieurs, j’ai décidé de lancer une lecture commune sur Livraddict autour de ce titre. Merci à tous ceux qui ont bien voulu se joindre à moi !

Résumé

Dans le roman de Bram Stocker, l’histoire de Dracula est contée sous la forme de journaux intimes. Mais Mina Harker, la femme de Jonathan Harker, l’un des hommes qui a traqué Dracula, n’a pas raconté toute la vérité dans son journal : elle a omis de dire qu’elle avait aimé Dracula, et qu’il n’était peut-être pas  le monstre sanguinaire que l’on croyait. Tout commence à Whitby, alors que Mina est en vacances avec sa meilleure amie Lucy. Lucy est sujette à des crises de somnambulisme et Mina, bien que déjà fiancée, n’est pas insensible au charme d’un certain Monsieur Wagner…

Avis général

J’ai aimé l’idée de base du roman, à savoir insérer dans une œuvre déjà existante des passages qui changent l’interprétation de cette œuvre, la vision que le lecteur peut en avoir. Le « hic », c’est que je n’ai pas lu la version de Bram Stocker, et que je me suis souvent demandé si tel ou tel évènement était présent dans l’œuvre originelle, s’il se passait bien de cette façon, etc. Ce qui a généré une certaine frustration. En fait, je me suis demandé tout du long si cette interprétation était crédible ou non. Il va falloir que je fasse connaissance avec Bram Stocker, je ne peux pas laisser ce mystère non élucidé !

En tout cas c’est un roman agréable et léger, qui se lit vite malgré ses 545 pages. Il n’y a rien de compliqué, pas de prise de tête : c’est un moment de détente agréable en période de fin d’année scolaire.

Une histoire d’amour un peu mièvre

J’ai aimé voir l’histoire se mettre en place lors des vacances de Mina à Whitby puis de son voyage à Budapest. En revanche, lorsque je suis arrivée dans le vif du sujet, à savoir les relations entre Mina et Dracula, j’ai trouvé tout cela assez mièvre. Beaucoup de « mon amour », « je vous aime tant »… On tourne vite en rond !

Aussi, si l’idée de départ était louable, je dois dire qu’il ne se passe pas grand-chose, les relations entre Dracula et Mina sont peu développées, alors que le livre est long. Au final, j’avoue m’être dit en mon for intérieur « tout ça pour ça » ? L'épilogue m'a bien plus néanmoins, j'aurais aimé avoir des réflexions de cette qualité tout au long du roman.

Les personnages

Les personnages eux-mêmes ne sont pas très développés. Lucy est une jeune femme assez frivole, bien qu’attachante. Quant à Mina, elle est sympathique et c’est un personnage qui a un bon fond. J’ai bien aimé le récit de son enfance et sa quête pour retrouver ses parents. En revanche, elle a deux aspects agaçants : son côté « bien-pensant » que l’on peut attribuer à l’époque dans laquelle elle évolue, mais surtout sa facilité à succomber à Dracula et à brûler d’amour pour lui. Un peu plus de nuances auraient été les bienvenues.

Quant aux personnages masculins, celui de Jonathan est également sympathique. Il a au départ des conceptions bien arrêtées sur le rôle des hommes et des femmes, mais il évolue dans le bon sens. En revanche, bien que n’ayant pas lu Bram Stocker, je ne m’imaginais pas le professeur Van Helsing ainsi, mielleux et trop sûr de lui, cela ne m’a pas plu. Au final, le personnage le plus intéressant reste celui de Dracula, même si, là encore, ça manque de nuances, mais surtout, de mordant. Le comble, pour un vampire !

L’écriture

Le style de l’auteur est assez agréable, simple et fluide, assez adapté à l’époque qui est contée, mais sans être trop guindée. Les descriptions de Whtiby ou de la Transylvanie sont plutôt plaisantes elles aussi. La seule chose qui m’a parue étrange, c’est que certains passages, par exemple lorsque Mina lit le journal intime de son époux, sont entièrement à l’imparfait : pas de passé composé ni de passé simple, y compris dans les moments d’action. Je ne sais pas si cela est un choix du traducteur, mais cela m’a paru bizarre. Mais ce n’est qu’un point de détail.

En quelques mots

En quelques mots, je dirais que je suis très mitigée à propos de cette lecture, et que je ne sais pas quoi en penser. D’un côté j’ai trouvé l’histoire et les personnages assez plats, mièvres. Pourtant, j’ai apprécié cette lecture pour la détente qu’elle m’a apportée, sans prise de tête. Je tranche donc en lui accordant la moyenne, tout en vous invitant à découvrir les avis de mes camarades de lecture : Salsera15, Clairdelune, Myiuki22 ... 

Note : 2,5/5

Stellabloggeuse
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Ce roman fait partie du challenge :

Challenge ABC 2012 : 17/26

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« Je garderai toujours le souvenir de son étreinte magique, du magnétisme envoûtant de son regard sur moi, des sensations que j’éprouvais quand je tournoyais entre ses bras sur la piste de danse. Je frémis encore de bonheur lorsque me revient la vertigineuse mémoire des trajets que j’ai effectués avec lui à la vitesse de la lumière, quand je me rappelle le désir et la jouissance que provoquait en moi le moindre de ses effleurements. […] Je l’ai aimé. Avec passion, du plus profond de mon âme et de mon cœur. A une époque, j’aurais volontiers renoncé à ma vie d’humaine afin de rester auprès de lui pour l’éternité. Pourtant… »