mardi 12 juillet 2016

La nuit du Titanic, de Walter Lord

Editeur : J’ai Lu
Année : 1998 (1ère ed. 1955)
Pagination : 243 p.
Public visé : Adultes

Résumé :
14 avril 1912, 23 h 40. Sur le plus luxueux paquebot du monde, la soirée s'achève. Les passagers du Titanic regagnent leur cabine. Dans la fastueuse salle à manger des première classe, jamais encore l'atmosphère n'avait été plus gaie, les femmes plus belles, les hommes plus élégants.Peu à peu, les lumières s'éteignent dans le grand salon. Seuls quelques bridgeurs s'attardent au fumoir. Sur la passerelle, le premier officier Murdoch prend son quart. La mer est d'huile, le ciel limpide. Sur le paquebot de la White Star, tout va pour le mieux? Quelques secondes plus tard, le Titanic heurte un iceberg. Avant l'aube, mille cinq cents personnes auront péri dans les flots glacés de l'Atlantique nord. Pour reconstituer heure par heure, minute par minute, cette nuit d'épouvante, Walter Lord a réussi à retrouver et à interroger les survivants du drame, les parents des victimes, les sauveteurs, les employés des compagnies de navigation, tous ceux qui furent, à titres divers, mêlés au naufrage.

Ce que j’en pense :
Comme toutes les filles qui ont versé des torrents de larmes devant le film de James Cameron, le sujet du Titanic est depuis longtemps source d’intérêt pour moi. A chaque visionnage du film, le désastre humain de ce naufrage me frappe toujours davantage. Aussi, cela faisait longtemps que j’avais envie de lire ce documentaire.

Rédigé en 1955 par Walter Lord, sur la base des enquêtes américaine et anglaise qui ont suivi le naufrage et les témoignages d’une soixantaine de survivants, ce récit est d’une grande minutie et très dense, riche en informations.

On retrouve certains éléments désormais bien connus et mis en évidence dans le film : la tentative de virer de bord qui a finalement signé l’arrêt de mort du navire, les canots mis à l’eau encore à moitié vides et qui attendront trop longtemps pour revenir sur le lieu du drame, les passagers de troisième classe parqués, à qui l’on empêche d’accéder au pont tant que les premières et secondes classes n’ont pas été évacuées.
Mais on apprend aussi une foule de choses, notamment sur le rôle des membres de l’équipage, dont beaucoup ont rempli leur office jusqu’au bout, par exemple au poste radio. Il y a aussi et surtout, ce mystérieux navire, stationné à quelques miles du Titanic, et qui ne s’est pas douté un instant du drame qui se jouait (néanmoins les recherches ultérieures à la publication du livre auraient prouvé qu’il était beaucoup plus loin qu’il n’en avait l’air).

L’auteur s’efforce de mettre en lumière certaines responsabilités dans le drame, qui sont plutôt une conjonction de facteurs défavorables. Il en balaie également les conséquences, sur le règlement maritime et l’amélioration de la prévention, mais aussi sur la société dans son ensemble : le naufrage du Titanic, suivi de près par la Grande Guerre, marque la fin d’un âge d’or, d’une ère de confiance en un monde meilleur.

Ainsi, pendant quelques heures, j’ai embarqué sur le Titanic et appris une foule de choses sur ce navire qui, plus de cent ans après, continue à fasciner…

Les + : la précision du récit, la recherche de vérité
Les - : r.a.s
Appréciation : 4/5

Stellabloggeuse
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« Par-dessus tout, la catastrophe du Titanic a marqué la fin d’une époque de confiance générale. Jusque-là, les hommes croyaient avoir réussi à créer un monde civilisé, organisé, d’où la peur était exclue. Depuis cent ans, les techniques n’avaient cessé de progresser. Depuis cent ans, la société tout entière bénéficiait de la paix et des avancées de la civilisation industrielle.  On avait peut-être tort de se croire en sécurité, mais, à cette époque, chacun était persuadé d’aller chaque jour vers un monde meilleur. Le naufrage du Titanic secoua ces certitudes. Jamais plus on ne serait aussi sûr de soi-même. »
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Ce roman fait partie du challenge :



Challenge New Pal 2016 : 10/56

dimanche 10 juillet 2016

Pomme, pomme, pomme, de Corinne Dreyfuss

Editeur : Thierry Magnier
Année : 2015
Public visé : Enfants, dès 18 mois

Résumé :
Pommier. Pomme. Poum ! Tombée. Croc ! Croquée... Ne reste alors que la graine qui, une fois arrosée, donnera à son tour un pommier... pour tout recommencer. Fondé sur le plaisir de prononcer avec gourmandise des mots simples et des onomatopées, ce tout-carton graphique raconte, pour les plus petits, le cycle de la vie d'une belle pomme rouge.

Ce que j’en pense :
Cet album tout carton raconte, en toute simplicité mais aussi avec poésie, le cycle de la pomme : la pomme sur le pommier, le fruit qui tombe, que l’on croque, la graine, la pluie, le pommier, et de nouveau la pomme.
Le tout rythmé par quelques mots très simples et des onomatopées pour former à la fin une petite poésie, une comptine, dont les sons et les allitérations réjouiront les petites oreilles.
Quant aux illustrations, elles sont sobre concernant les formes mais dotées de couleurs vives : le rouge de la pomme domine cet album, tranche sur le fond blanc des pages et attire l’œil des petits.
Une réussite sur tous les plans !

Les + : les sonorités associées à la simplicité
Les - : r.a.s
Appréciation : 3,5/5


Stellabloggeuse

mercredi 6 juillet 2016

Côté face, tome 2, d’Anne Denier : Noces de lune

Editeur : Rebelle
Année : 2014
Pagination : 448 p.
Public visé : Adultes

*Attention il s’agit du second tome d’une saga, présence de spoilers sur le tome précédent*

Résumé :
Il n’était plus.
Ainsi il y avait bien une fin à cette histoire. Trois cents ans de souvenirs se bousculèrent dans ma tête, des ruelles de Prague aux salons de Berlin, dans la douleur et les regrets.
Je l'ai tant aimé.
Nous nous sommes tant déchirés.

Ce que j’en pense :
Ma lecture de « Côté face » d’Anne Denier a beau être assez ancienne maintenant (4 ans), j’en garde un bon souvenir, avec son atmosphère oppressante et cette romance qui traversait le temps.
Ce second volet n’est pas vraiment une suite puisqu’il apporte un autre point de vue, même si une partie de la narration se déroule juste après la mort de Côme. En effet, la narratrice de ce tome est Clara, l’épouse de Côme, avec qui elle a vécu le meilleur et le pire. Elle nous apporte une autre vision du bourreau sanguinaire découvert dans « Côté face », celui d’un homme capable d’une grande violence, mais également d’éprouver des sentiments puissants. Elle-même n’est pas très sympathique, revendiquant ce cœur de pierre derrière lequel elle se protège, et une certaine cruauté. On finit cependant par la prendre en pitié, elle à qui l’existence n’a jamais offert le moindre choix ou presque.
La narration est assez exigeante mais bien maîtrisée – y compris les détails historiques : elle se déroule sur quatre périodes différentes, des moments charnière de l’existence de Clara, où nous apprenons peu à peu à nous repérer. En outre, la plume est agréable.
En revanche, âmes sensibles s’abstenir, ce tome est encore plus sombre que le précédent, très noir et empreint de violence. Néanmoins, j’ai su l’apprécier, surtout pour ses nuances : dans cette histoire, il n’y a pas de bons et de mauvais, juste des humains qui montrent leurs meilleurs et leurs pires côtés, accablés du fardeau de l’immortalité.

Les + : les nuances apportées aux personnages
Les - : très sombre
Appréciation : 3,5/5

Stellabloggeuse
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« -Côme ?
Avait-il entendu ? Un souffle presque imperceptible me répondit.
-Enlève-moi, emporte-moi loin d'ici, et puis tue-moi pour m'épargner la honte de n'avoir ni honneur, ni vertu, ni morale.
Me séduire, m'enlever, me tuer. Car c'était la seule échappatoire à ma vie toute tracée, de devoir, de sagesse et d'obéissance.
-Emporte-moi loin d'ici et je serai à toi. »

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Ce roman fait partie du challenge :



Challenge New Pal 2016 : 9/56

vendredi 1 juillet 2016

En juin 2016...

Ce mois-ci, j’ai lu et chroniqué :

    J'ai vraiment aimé :




 J'adore :





Coup de coeur :




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Et vous, qu'avez-vous lu en ce mois de juin ? Des lectures ensoleillées ?
Très bon mois de juillet à tous !

  Stellabloggeuse