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jeudi 22 août 2013

Bilan du Challenge "Bouge ta PAL!"

En octobre 2012, un peu effrayée par l'ampleur prise par ma Pile à Lire, je me lançais dans un challenge pour tenter d'endiguer sa croissance, mes bibliothèques étant au bord de l'implosion. Ce challenge a été lancé sur le forum Dark Ambiance et proposait de se fixer un seuil d'achat. J'avais opté pour un seuil de 3 livres lus dans ma Pile à Lire avant d'effectuer un achat.

Alors, le challenge s'étant terminé le 15 août 2013, que cela a-t-il donné ?


Au 25 octobre 2012, ma PAL comptait 73 livres
En ce mois d'août, elle en compte 65, après des lectures et quelques tris
On peut donc dire que le bilan est positif, si ma PAL n'a pas beaucoup baissé, elle a au moins cessé d'augmenter, ce qui est déjà un progrès !
Bon, je dois tout de même avouer que les ebooks ne sont pas comptabilisés ici, et que je n'ose pas les compter...!

J'ai lu une petite cinquantaine de livres de ma PAL, le reste étant constitué d'emprunts en bibliothèque et d'ebook.
Côté achats, j'ai été plutôt raisonnable, 17 livres en 10 mois. J'ai bien respecté les seuils du challenge au départ, puis j'ai eu un "craquage" sur la fin, puisque j'ai terminé avec 5 pénalités. Mais ce sont surtout les partenariats et les trocs qui font grossir ma bibliothèque.


Pour les curieux, voici l'état de ma PAL actuelle :

Baggott, Julianna : Pure, tome 1
Barjavel, René : Colomb de la Lune
Barjavel, René : Demain le paradis
Barjavel, René : Journal d'un homme simple
Barjavel, René : La Faim du tigre
Barjavel, René : La Tempête
Barjavel, René : Les Dames à la licorne
Barjavel, René : Tarendol
Bottero, Pierre : Le Pacte des Marchombres, tome 2 : Ellana : L'Envol
Bottero, Pierre : Le Pacte des Marchombres, tome 3 : Ellana : La Prophétie
Bottero, Pierre : Les Âmes croisées
Bottero, Pierre : Les Mondes d'Ewilan, tome 1 : La Forêt des captifs
Bottero, Pierre : Les Mondes d'Ewilan, tome 2 : L'Oeil d'Otolep
Bottero, Pierre : Les Mondes d'Ewilan, tome 3 : Les Tentacules du mal
Bottero, Pierre : L'Autre, tome 1 : Le Souffle de la Hyène
Bottero, Pierre : L'Autre, tome 2 : Le Maître des Tempêtes
Boulle, Pierre : La Planète des Singes
Brontë, Charlotte : Jane Eyre, abrégé
Cass, Kiera : La sélection, tome 2 : L'élite
Chandernagor, Françoise : L'Allée du Roi
Colette, : Chéri
Colette, : La Fin de Chéri
Colin, Fabrice : Blue Jay Way
Colin, Fabrice : La fin du monde
Colin, Fabrice : La malédiction d'Old Haven
Combelles, Anna : La complainte d'Irwam
Elkeles, Simone : Irrésistible alchimie, tome 2 : Irrésistible attraction
Elkeles, Simone : Irrésistible alchimie, tome 3 : Irrésistible fusion
Fitzpatrick, Becca : Les Anges déchus, tome 1 : Hush, Hush
Gavalda, Anna : Ensemble, c'est tout
Giebel, Karine : Purgatoire des innocents
Giebel, Karine : Terminus Elicius
Godbersen, Anna : The Luxe, tome 3 : Tricheuses
Gounelle, Laurent : L'Homme qui voulait être heureux
Gudule, : La Bibliothécaire
Handler, Daniel : Inventaire après rupture
Harkness, Deborah : Le Livre perdu des sortilèges, tome 1
Hugo, Victor : Quatrevingt-treize
James, P.D. : L'île des morts
King, Stephen : La ligne verte, tome 1 : Deux petites filles mortes
King, Stephen : La ligne verte, tome 2 : Mister Jingles
King, Stephen : La ligne verte, tome 3 : Les Mains de Caffey
King, Stephen : La ligne verte, tome 4 : La Mort Affreuse d'Edouard Delacroix
King, Stephen : La ligne verte, tome 5 : L'équipée Nocturne
King, Stephen : La ligne verte, tome 6 : Caffey sur la Ligne
Lord, Walter : La Nuit du Titanic
Maizel, Rebecca : Humaine, tome 1
Massarotto, Cyril : 100 pages blanches
Massarotto, Cyril : La Petite Fille qui aimait la lumière
Mead, Richelle : Vampire Academy, tome 3 : Baiser de l'ombre
Mead, Richelle : Vampire Academy, tome 4 : Promesse de sang
Mead, Richelle : Vampire Academy, tome 5 : Lien de l'esprit
Nuncq, Emmanuelle : Bordemarge
Pitcher, Annabel : Couleur Ketchup
Rathger, Milena : Arya McPherson, tome 1 : L'Aigle du Caucase
Rozenfeld, Carina : Phaenix, tome 2 : Le Brasier des souvenirs
Safier, David : Jésus m'aime
Saint-Exupéry, Antoine de : Pilote de guerre
Saint-Exupéry, Antoine de : Vol de nuit
See, Lisa : Fleur de Neige
Sheehan, Anna : Belle de glace
Spotswood, Jessica : Soeurs sorcières, tome 1
Stoker, Dacre : Dracula : L'Immortel
Werber, Bernard : Le cycle des Dieux, tome 1 : Nous, les Dieux
Werber, Bernard : Paradis sur mesure 

Je ne désespère pas d'en venir à bout un jour ! Avec mon rythme de lecture actuel, cela équivaut à une année à puiser uniquement dans ma PAL. Ce dont je serais, bien sûr, incapable, j'aime trop les bibliothèques... Je n'exclus pas de participer à un nouveau challenge pour continuer dans la bonne voie !

Voilà pour ce petit bilan/confession,
A bientôt sur le blog !

samedi 27 juillet 2013

Jumelles, de Saskia Sarginson : deux sœurs, un été, des secrets pesants

[Marabout, 2013]

« Jumelles », premier roman de Saskia Sarginson, m’a immédiatement fait de l’œil lorsqu’il a été proposé en partenariat sur Livraddict ! En effet, je suis assez friande d’histoires de famille, et celle-ci nous promettait de plus un secret. Ni une, ni deux, je me suis lancée et je ne l’ai pas regretté.

Résumé

Autrefois liée comme les deux doigts de la main, les jumelles Isolte et Viola sont maintenant des adultes très différentes. La première évolue dans un milieu mondain, travaille dans le journalisme et partage la vie d’un photographe en vue. La seconde a vécu en marginale et souffre d’anorexie, elle disparaît peu à peu. Elles ne se sont pas disputées, mais ont le sentiment d’un fossé creusé entre eux. Un fossé qui trouve sa source au cœur d’un été vécu dans la forêt, que les deux sœurs se remémorent peu à peu, après avoir tout tenté pour l’oublier.

La gémellité, une chance et un poids

Ce roman explore le lien entre les jumeaux et montre la manière dont il peut à la fois être une force, les jumeaux pouvant toujours compter l’un sur l’autre, et un poids, puisqu’il est difficile de mener sa propre vie lorsque l’on est si fusionnel. Ainsi, dans ce roman, une bonne part des épreuves traversées par les deux sœurs découle d’un secret, d’un fait important que Viola n’a pas voulu confier à sa sœur, qu’elle a conservé uniquement pour elle. Fusionnelles entre elles, les sœurs le sont également avec leur mère, et cet attachement trop profond aura de terribles conséquences.

Une intrigue familiale

L’intrigue familiale de ce roman a su me séduire. Nous découvrons les jumelles enfants, vivant en pleine forêt avec une mère hippie dans les années 1970, après quelques années vécues en communauté. Elles recherchent l’autosuffisance et vivent en harmonie avec la forêt, il y a d’ailleurs dans cette histoire une véritable ode à la nature. Nous les découvrons également adultes, à Londres, peinant à se comprendre mais toujours ensemble. Entre les deux, ce secret, plutôt bien préservé tout au long du roman, même si j’ai deviné assez rapidement qui il visait (mais pas sa teneur exacte). En revanche, j’ai été un peu déçue par la fin, trop rapide, trop facile, et il m’a semblé que l’ensemble manquait un peu de profondeur.

Les personnages

Je me suis assez rapidement attachée aux deux sœurs et particulièrement à Viola, la plus fragile des deux, celle qui a l’impression de ne pas parvenir à vivre par elle-même et qui a besoin que sa sœur s’exprime pour elle. Isolte est plus égoïste, elle a tenté avant tout de s’en sortir, mais j’ai malgré tout ressenti de la sympathie pour elle. Il en est de même pour Rose, la mère des jumelles qui a un côté touchant. J’ai également apprécié les jumeaux avec lesquelles elles ont vécu une belle amitié. J’ai eu un peu plus de mal avec Ben, le petit ami d’Isolte, trop lisse et trop parfait à mon goût.

L’écriture

Ce roman se lit rapidement, la lecture est fluide et agréable. Le style n’a rien de particulier, mais rien ne m’a arrêtée dans ma lecture ou n’a sonné désagréablement à mes oreilles. L’auteure alterne des narrations à la première et à la troisième personne et adopte les points de vue des deux sœurs. Les descriptions sont réussies et la forêt a véritablement pris vie sous mes yeux. En revanche, puisque je commente ici la forme, j’ai relevé un certain nombre de coquilles dans le livre.

En quelques mots

Ainsi, j’ai apprécié cette histoire de famille, je me suis attachée à ces deux sœurs et j’ai été séduite par la forte présence de la forêt et de la mer. L’ensemble manque cependant un peu de profondeur et la fin est trop rapide et facile à mon goût. Néanmoins, c’est une bonne lecture détente et un premier roman très encourageant pour l’auteure. Merci à Livraddict et aux éditions Marabout pour cette découverte!

Note : 3,5/5

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Ce roman fait partie du challenge :


 Bouge ta PAL ! : lecture n°46
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« Nous n’avons pas toujours été jumelles. Au début, nous ne faisions qu’une. Notre conception fut une histoire banale, de celles qu’on apprend en cours de sciences naturelles. Vous connaissez la chanson : un vigoureux spermatozoïde atteint sa cible, l’ovule, et une nouvelle vie apparaît. Voilà donc ce que nous étions, un seul bébé à venir, tout ce qu’il y a de plus banal. Mais – c’est là qu’intervient l’évènement extraordinaire – cet œuf se divisa, se sépara en deux et nous devînmes alors deux bébés. Deux moitiés d’un même tout. C’est pourquoi, aussi bizarre que cela puisse paraître, cela n’en reste pas moins vrai : nous n’étions au départ qu’une seule et même personne, quand bien même cela n’a duré qu’une milliseconde. »

« En revanche, elle éprouve le lien qui la rattache à Viola même lorsqu’elle ne le veut pas. C’est une sensation physique, comme une secousse, un tiraillement qui se déploie à travers l’espace qui les sépare, par-dessus les marais et les toits, à travers les champs, les villes et les routes. »

lundi 22 juillet 2013

La femme à 1000°, d’Hallgrimur Helgason : destin d’une femme d’Islande


Je vais vous parler aujourd’hui d’un gros livre, un « pavé » de 632 reçu grâce à l’opération Masse Critique de Babelio, un titre de la rentrée littéraire étrangère qui sortira fin août. Il s’agit de « La femme à 1000° » d’Hallgrimur Helgason, un auteur islandais.

Résumé

Octogénaire, clouée dans un lit dans un garage devenu sa demeure, Herra a pour principale compagnie un ordinateur qu’elle utilise pour espionner sa famille et faire des plaisanteries à des inconnues. Rongée par le cancer, elle entreprend de dérouler le fil de sa vie, d’un destin hors du commun : petite fille du premier président de la République islandaise, fille de nazi, elle a traversé la guerre mondiale et roulé sa bosse sur plusieurs continents.

Des souvenirs épars

Les souvenirs d’Herra ne sont pas présentés dans l’ordre chronologique, mais de manière éparse, selon ce dont elle se souvient. Elle divague parfois, et fait de nombreux allers-retours entre le passé et le présent. Au début, on a du mal à assembler les pièces du puzzle, mais cela se fait petit à petit. Beaucoup de souvenirs concernent les années 1940, la Seconde Guerre Mondiale constituant l’épisode le plus marquant de la vie d’Herra. Mais nous traversons également d’autres décennies, notamment les années 50 et 70. L’ensemble est un peu long et mériterait un fil conducteur un peu plus solide.

Des éléments intéressants

Malgré ces quelques longueurs, ce roman est intéressant à plusieurs titres. Premièrement, il nous permet de découvrir l’Islande avec son climat, ses fjords, son peuple taiseux, ses hommes peu délicats, son aversion envers le colonisateur danois. J’ai parfois manqué de repères dans cet univers, mais j’ai apprécié la découverte. Il y a également dans ce roman une réflexion sur la condition féminine, puisque Herra essaie tout au long de sa vie de ne pas se laisser gouverner par les hommes et de se montrer aussi forte qu’eux. Mais elle n’échappe pas au piège de l’amour…

Les personnages

Herra est une vieille femme haute en couleur. Malgré la vieillesse et la maladie, nous la trouvons sereine et prête à analyser sa vie avec beaucoup de recul, sans se ménager. La vie l’a endurcie, mais elle cache un certain nombre de blessures. Néanmoins, j’ai eu du mal à m’attacher, à éprouver une véritable empathie pour elle. La conséquence en est que je n’ai pas été vraiment impliquée dans l’intrigue, ce roman ne m’aura pas « emportée ». Mis à part Herra, peu de personnages auront retenu mon attention, mis à part son père, cet homme qui a cru participer à quelque chose de grand en s’impliquant auprès d’Hitler.

L’écriture

L’un des points forts du roman, c’est l’écriture de l’auteur et la très bonne traduction. En effet, le récit comporte de nouveaux jeux de langage, bien rendus par la traduction. L’auteur invente un certain nombre de mots par néologisme, et livre des réflexions parfois très fines. J’ai relevé beaucoup de citations, un signe qui ne trompe pas. Il joue également avec l’histoire de l’Islande et des personnages célèbres, qu’il intègre à son récit, de John Lennon à Evita.

En quelques mots…

Ainsi, il s’agit d’un roman intéressant pour la découverte de l’Islande, la réflexion sur la condition féminine et les jeux de langage. Néanmoins, il y a quelques longueurs, une difficulté à trouver ses repères et les personnages comme l’intrigue n’ont pas réussi à m’emporter. Mais que l’on ait du mal ou non à y entrer, c’est un bon roman. Merci à Babelio et aux Presses de la Cité pour cette découverte.

Note : 3/5

Stellabloggeuse

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Ce roman fait partie du challenge :


Bouge ta PAL ! : lecture n°45

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  "En temps de guerre, tout le monde se sent bien, car personne ne contrôle rien. En temps de paix, le malheur s'empare des gens car il faut choisir et refuser. Toutes les guerres naissent de ce désir infini de bonheur. Il n'est rien de plus effrayant que la paix pour l'homme. L'homme est par nature une fourmi et préférera toujours être passager sur la route du destin plutôt que décider sa destination. En aucun cas il ne veut assumer cette responsabilité. Il admire allors tout être qui accepte ce sacerdoce. Et lorsqu'il est question de destin, la guerre est des plus radicales. C'est pourquoi on se sent si bien en temps de guerre : on retrouve en nous la paix intérieure."

"Je n'ai jamais aimé à cent pour cent. C'eût été imprundent. Personne ne devrait laisser son coeur bouillir tout entier. Il est plus sage de le couper en quarts, d'en faire griller un ou deux morceaux à la poêle et de mettre le reste au congélateur. "

"Viens, viens donc, fillette. Toi aussi tu deviendras femme, femme. Ne crois pas y échapper, y échapper. Viens donc avec tes traits d'enfant et tes fossettes de sourire et laisse-moi les inonder de doutes et de trouble. Toi aussi, tu porteras le poids de ta poitrine au fil de l'existence, appliqueras crèmes et parfums et colorations, combattras la graisse, affronteras les saignements, les naissances douloureuses, et perdras de ta valeur comme un morceau de viande, pour atterrir au pays des rides avant d'être balancée dans le  charnier de la destinée. Femme ! Femme ! Le bonheur prisonnier t'attends derrière le rideau rouge. Tu croyais être enfant et devenir être, tu comprends à présent que tu ne deviendras que femme."

samedi 20 juillet 2013

Nëphyr, tome 1, de Cindy Mezni : Ex tenebris

[J’ai Lu, 2013]

Je vais vous parler aujourd’hui du premier tome d’une saga bit-lit/urban fantasy que j’ai découverte à l’occasion d’une rencontre, organisée sur Lyon par Karline avec l’auteure, Cindy Mezni. Mes premières lectures du genre, comme Go to hell d’Oxanna Hope ou Les Chroniques de MacKayla Lane de Karen Marie Moning m’avaient plu, c’est donc avec enthousiasme que j’ai poursuivi ma découverte !

Résumé

Némésis est la reine d’un clan de Nëphyr, des créatures assez proches des vampires mais qui ont pour particularité de dévorer leurs victimes, en commençant par le cœur. Elle a repris le clan suite à la trahison de son ex-amant, Ezéchiel. C’est une femme forte qui impose son autorité et se targue de ne jamais ressentir quoi que ce soit d’humain, et surtout pas envers Nathanaël, le mâle avec qui elle évacue ses pulsions charnelles. Jusqu’à ce que la Réserve d’humains qui leur sert de garde-manger soit attaquée, mettant la survie du clan en péril…

Un bon roman du genre

Ce roman comporte tous les ingrédients nécessaire à un bon roman du genre, à commencer par une héroïne au fort caractère, sur laquelle je reviendrai plus tard. Ce roman apporte également son lot de créatures surnaturelles inédites et nous plonge au sein d’un univers sombre et assez violent. L’action est menée tambour battant, avec des « pauses » constituées de scènes sensuelles assez réussies avec des mâles qui font plutôt envie. L’intrigue a également une dimension politique puisque le personnage principal est une reine qui rencontre des difficultés à gérer son clan et qui doit débusquer un certain nombre de traîtres. Un mot sur l’épilogue, qui m’a prise par surprise et qui est juste insoutenable de suspense !

Un univers à explorer

Mon principal regret avec ce roman concerne l’univers, qui n’est pas aussi développé que je l’aurais souhaité. Une des choses faisant que j’adore les « Chroniques de MacKayla Lane », c’est l’incroyable complexité de l’univers. Ici, on devine seulement que les créatures surnaturelles se sont révélées au monde et vivent au côté des humains, en essayant de préserver la paix à défaut de pouvoir les anéantir. Nous croisons un certain nombre de créatures surnaturelles, mais dont les origines ou les buts ne sont pas développés. J’ai eu du mal à me repérer parmi ces créatures et à maîtriser le vocabulaire spécifique à cet univers. En somme, il mériterait d’être approfondi et un peu mieux expliqué ce qui, je le concède, ralentirait quelque peu l’action.

Les personnages

Comme je le disais un peu plus haut, Némésis est une femme forte, au caractère bien trempée. Elle assume sa nature de Nëphyr et la violence qui l’accompagne. Elle est sujette à bien des sautes d’humeur et ne fait pas dans la dentelle. Mais elle finit par montrer des failles qui permettent de s’attacher un peu à elle, ce qui n’était pas évident au départ. Autour d’elle gravitent un certain nombre d’individus masculins non dénués  de séduction, notamment le solide Nathanaël et Xander, à la fois drôle et impitoyable dans son rôle de boureau. Ezéchiel remplit bien son rôle d’ennemi impitoyable et cruel. Un personnage m’intrigue (sans vous en dire trop il s’agit d’un humain devenant Nëphyr au cours du roman), j’espère que nous le découvrirons mieux dans le second tome.

L’écriture

L’écriture de Cindy Mezni est simple et directe, spontanée dirais-je. Elle donne une certaine vie à son personnage qui s’exprime à la première personne du singulier. Némésis s’exprime parfois de manière un brin familière, mais cela correspond à son personnage. Ajoutons que l’auteure s’est appliquée à créer un véritable langage pour les Nëphyr, avec des termes spécifique. Cela nous plonge un peu plus dans l’univers, mais cela n’est pas non plus fréquent, ne rendant pas la lecture trop ardue.

En quelques mots…

Ainsi, c’est un premier tome plutôt convaincant pour cette trilogie, avec tous les ingrédients essentiels à un roman du genre, notamment une héroïne forte, une atmosphère sombre et des créatures originales. La fin donne forcément envie de découvrir la suite. J’espère simplement que le second tome approfondira un peu mieux l’univers dans lequel évoluent les Nëphyrs et les différents personnages.

Note : 3/5

Stellabloggeuse

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Ce roman fait partie du challenge :


Bouge ta PAL ! : lecture n°44

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« Pourquoi fallait-il qu’il ait ce regard bleu-gris irrésistible, ces cheveux blonds – mon péché mignon – et ce corps qui était une pure invitation au vice ? Et pourquoi ne pouvions-nous pas parler sans que des pensées obscènes me viennent à l’esprit ? Depuis ce jour maudit où nous avions couché ensemble, jamais plus nous n’avions pu terminer une conversation sans que cela finisse à l’horizontale. »

« Je cessai de l’écouter, sa voix n’étant soudain plus qu’un bourdonnement lointain. Ce fut comme une explosion, un volcan en éruption : la haine, l’envie de vengeance, l’espoir, le désespoir… Tout ce que j’avais éprouvé dans cette cellule, cette antichambre de l’Enfer durant des semaines, des mois, se propagea en moi. Et cette fois, Ezéchiel n’était pas le seul responsable de tout cela. Nathanaël était la cause principale de ce véritable ouragan qui dévastait la cage que j’avais mis tant de temps à créer autour de ces sentiments dévastateurs. Car rien de pire qu’une multitude d’émotions incontrôlables chez un être dépourvu de scrupules – ou presque – ayant une force colossale et des dons destructeurs. »

dimanche 7 juillet 2013

Quatre filles et un jean, tome 4, d’Ann Brashares : Le dernier été


*Attention, il s’agit du quatrième tome d’une saga, présence de spoilers sur les tomes précédents*

Dans la série des « sagas qui se dévorent », je demande « Quatre filles et un jean » d’Ann Brashares ! C’est toujours un plaisir de découvrir l’un de tomes de la saga et de s’offrir un petit retour en adolescence. Aussi, après « Le premier été », « Le deuxième été » et « Le Troisième été », j’ai découvert le tome 4 intitulé « Le dernier été » avec le même plaisir, toujours en lecture commune sur Livraddict grâce à l’organisation d’Harmo20.

Résumé

Lors de leur première année à l’université, les quatre amies n’ont pas réussi à se réunir, et elles s’apprêtent à être séparées durant l’été également. Privées du soutien de leurs amies, certaines ont tendance à retomber dans leurs vieux démons telles Tibby qui a tendance à s’interdire le bonheur, ou Bee qui est un véritable cœur d’artichaut. Quant à Carmen, elle traverse une crise de confiance en elle. Seule Lena semble aller de l’avant en découvrant le désir et en tentant de faire définitivement une croix sur Kostos. En tous les cas, chacune mettra à l’épreuve l’adage « loin des yeux loin du cœur ». Le jean parviendra-t-il à les réunir ?

Un récit toujours aussi addictif

Bien que ce tome m’ait un peu moins plu que son prédécesseur, je l’ai pratiquement « englouti » : une fois commencé, je n’ai eu de cesse que d’avancer pour voir comment les quatre amies allaient s’en sortir. Les chapitres courts et les fréquents changements de points de vue aident à donner du rythme. On ne fait que se dire « encore quelques pages ». Cette lecture a également quelque chose de « confortable », arrivé au quatrième tome, les personnages ont un air de famille et on a en quelque sorte l’impression de rentrer chez soi. Néanmoins, j’ai été moins touchée, moins émue, dans l’ensemble.

Le désir et la distance

Au sein de ce quatrième tome, deux grands thèmes se détachent. Il y a tout d’abord le désir de manière générale, et notamment la façon dont le plus souvent, on désire le plus ardemment ce que l’on ne peut obtenir. Mais on aborde également le désir sexuel, puisque deux des filles sont confrontées à leur « première fois » cet été-là. Enfin, les quatre filles doivent faire face à l’adage « loin des yeux loin du cœur », qu’il s’applique à leur famille, leur petit ami ou tout simplement à leur amitié qu’elles mettent à l’épreuve de la distance

Les personnages

Si les filles ont beaucoup mûri durant le tome précédent, elles me semblent plutôt en régression dans celui-ci, la faute à leur entrée à l’université et la perte de repères que cela occasionne. Seule Lena continue à aller de l’avant et trouve enfin le courage de faire face à son vieux démon. Bridget se trouve une fois de plus confrontée à son besoin de séduire. Quant à Tibby, elle est la même depuis le début, incapable de prendre le bonheur comme il vient et persuadée de devoir le « payer ». Enfin, Carmen est sujette à une crise de confiance inédite pour elle, mais elle reste à mes yeux le personnage le plus touchant, celui qui trouve le plus d’écho en moi. Quoi qu’il en soit, je les aime toutes les quatre, et j’ai hâte de les voir à l’âge adulte.

L’écriture

Je n’ai rien à ajouter sur le style que je n’aurais déjà dit dans mes chroniques précédentes, c’est une lecture agréable et vivante, qui alterne humour et gravité. Lire Ann Brashares (et son/sa traducteur/trice), c’est du bonheur !

En quelques mots…

Ainsi j’ai beaucoup aimé ce quatrième tome qui clôt l’adolescence des quatre amies, même s’il m’a moins émue que les précédents. La conclusion est à la hauteur de toute l’histoire, et les thèmes du désir et de la distance sont bien traités. Je n’ai qu’une hâte, lire le 5e tome ! Merci à Harmo20 pour l’organisation des lectures communes !

Je vous propose maintenant de découvrir les avis de mes camarades de lecture : Harmo20(organisatrice), Aude13,  …

Note : 4/5

Stellabloggeuse

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Ce roman fait partie du challenge :




Bouge ta PAL ! : lecture n°43

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« Comme la mère de Carmen aimait à le rappeler, les adolescents et les bébés qui commencent à marcher ont beaucoup de points communs. Ils aiment quitter leur mère à la seule condition qu’elle ne bouge pas. Mais la mère de Carmen bougeait. Elle avait la bougeotte. Pour Carmen, « la maison » c’était une époque, plus un endroit. Elle ne pouvait plus y retourner. Du coup, pour elle, il devenait beaucoup plus difficile de partir et de se situer dans le monde. Durant les sept premiers mois de l’année universitaire, rien ne lui avait semblé familier, rien ne lui avait semblé réel. A part peut-être la nourriture. Elle avait l’impression d’être tombée dans une faille spatio-temporelle. Elle regardait la vie se dérouler, sans y prendre part. Elle se contentait d’attendre, en se demandant quand son existence à elle reprendrait. »

« Brian ne craignait pas d’envisager l’avenir, sûr qu’elle en ferait partie. Il parlait de quand ils auraient trente ans aussi facilement de quand ils en auraient vingt. Il parlait bébé et se demandait si leur enfant hériterait du long doigt de pied du milieu de Tibby. Il rêvait de tout ça. Et il n’avait pas peur de le dire. Il aimait lui parler de ses rêves et il rêvait toujours en « nous ». […] Ça ne pouvait pas continuer à être aussi bien, de mieux en mieux, même, se disait Tibby. Impossible. C’était contre les lois de la physique. Sans rire, ces choses-là étaient régies par une sorte de loi. L’arithmétique du bonheur. La quantité de bonheur existant dans l’univers était constante et, pour en avoir davantage, il fallait bien le prendre quelque part. Et ils en consommaient plus que leur dû. »

dimanche 30 juin 2013

Chroniques des enchanteurs, tome 2, de Kami Garcia et Margaret Stohl : 17 lunes

     
    *Attention, il s’agit du second tome d’une saga, présence de spoilers sur le tome précédent*

Il y a six mois environ, je commençais la saga des « Enchanteurs » de Kami Garcia et Margaret Stohl avec le premier tome intitulé « 16 lunes », chaudement recommandé par des copinautes. J’avais plutôt bien aimé malgré quelques longueurs et vous me connaissez, je suis une curieuse, je me suis donc lancée dans le second tome à l’occasion d’une Lecture Commune organisée par MySweetlies sur Livraddict.

Résumé

Depuis la mort de Macon, rien n’est comme avant entre Ethan et Lena. Cette dernière s’éloigne peu à peu du jeune homme et sa culpabilité la fait glisser jour après jour vers les Ténèbres. Perdu, Ethan se pose beaucoup de questions mais il conserve un seul et unique objectif : sauver Lena d’elle-même et rester toujours à ses côtés. Flanqué de son meilleur ami Link, d’une jeune gardienne stagiaire du nom d’Olivia et de la chatte Lucille Ball, réussira-t-il à atteindre le cœur de Lena avant l’appel de sa 17e lune ?

Un tome plus prenant

Si le premier tome comportait beaucoup de longueurs, j’ai trouvé celui-ci un peu plus addictif, un peu plus prenant. L’intrigue ne tarde pas à démarrer, alors qu’il avait fallu attendre 200 pages dans le premier tome ! Maintenant que les auteures ont dépeint leur univers et passé beaucoup de temps sur la ville de Gatlin, elles se concentrent davantage sur l’avancée de l’intrigue fantastique. En effet, il n’est plus question ici d’histoires de lycée et la ville de Gatlin revêt une importance bien moindre que dans le premier tome, les personnages passant notamment beaucoup de temps dans les Tunnels des Enchanteurs.

J’ai tout de même ressenti une baisse d’intérêt en amorçant le dernier quart du roman, mais la fin a su contrebalancer cette impression. D’ailleurs, c’est très vilain de laisser ainsi ses lecteurs dans le suspense ! Un bémol tout de même, l’intrigue me semble un peu « facile » : dès que les personnages sont dans de sales draps, la solution leur tombe dessus comme par miracle, et ils ne font pas grand-chose eux-mêmes, au final…  

Un univers et une atmosphère intéressants

Dans le tome précédent, j’avais apprécié l’univers des Enchanteurs, leur magie, leurs pouvoirs. Il en est de même ici, j’aime beaucoup cette mythologie originale et assez complexe, sans être incompréhensible. J’ai pris du plaisir à arpenter les Tunnels en compagnie d’Ethan et à découvrir les « pouvoirs » de ce dernier. L’atmosphère qui se dégage du roman me plaît bien également, il y a un petit côté mystérieux et inquiétant au travers des visions et des rêves très sombres vécus par les personnages. Bref, l’univers, le contexte proposé est le véritable point fort de la saga jusqu’à maintenant, davantage que l’intrigue.

Les personnages

Dans ce tome, Lena est un peu en retrait, et pourtant omniprésente car Ethan ne peut s’empêcher de penser à elle, et car tous les personnages gravitent plus ou moins autour d’elle. J’ai toujours du mal à la cerner, j’aimerais parfois connaître son point de vue, c’est souvent le cas dans les romans adoptant le « je », on se demande ce qu’il se passe dans la tête des autres personnages. N’ayant pas accès à ses pensées, elle me paraît toujours quelque peu égocentrique et prompte à s’apitoyer sur son sort.
   
En revanche je me suis vraiment attachée à Ethan, ce jeune homme droit, loyal et plein d’autodérision et j’ai pris plaisir à avancer dans ce roman en sa compagnie. Il ressent bien sûr la tentation de retourner à une vie « normale », mais il fait face à tous les obstacles avec courage. L’amour sans bornes qu’il voue à Lena me laisse admirative, même si j’ai toujours du mal avec ces amours « absolus ».

Enfin, du côté des personnages secondaires, mention spéciale à Ridley qui montre une nouvelle facette d’elle-même et au solide Link. Olivia m’a été moins sympathique, son personnage n’est pas assez développé.

L’écriture

Le style est toujours très agréable à suivre et je continue à me demander sans cesse comment les deux auteures se répartissent le travail d’écriture, tant je n’ai jamais remarqué de disparité dans la manière de raconter cette histoire. Les descriptions sont toujours l’un de leurs points forts, notamment en ce qui concerne les paysages et les phénomènes magiques. En revanche, Lena étant en retrait, la poésie est beaucoup moins présente que dans le tome précédent.

En quelques mots…

Ainsi, j’ai pris plaisir à découvrir cette suite qui propose une intrigue davantage axée sur les Enchanteurs et qui propose le même univers mystérieux et intriguant, avec un peu moins de longueurs. J’ai beaucoup aimé suivre Ethan qui est un personnage très agréable. Néanmoins, les obstacles restent franchis trop facilement à mon goût, et j’ai toujours du mal à apprécier Lena. Merci à MySweetlies pour cette lecture commune !

Je vous propose maintenant de découvrir les avis de mes camarades de lecture : Mysweetlies(organisatrice), LJ DuhrelSokittySmiley-VanilleAlison Mossharty ...

Note : 3,5/5

Stellabloggeuse

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Ce roman fait partie des challenges :




Où sont les hommes ? : lecture n°49 
     

     Bouge ta PAL ! : lecture n°42

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« Je l’ai serrée encore plus fort contre moi, jusqu’à ce que nos cheveux soient pleins de cendres et d’herbes, jusqu’à ce que le fruit ait roulé quelque part sous nos pieds, en bas de la couverture. Sur ma peau, la chaleur avait des allures de feu. Même si, ces derniers temps, tout ce que j’éprouvais quand je tenais sa main était un froid mordant, quand nous nous embrassions pour de vrai, ce n’était que chaleur. Je l’aimais jusqu’au moindre atome, jusqu’à la moindre de ses cellules incandescentes. Nous nous sommes ainsi embrassés au point que mon cœur a commencé à avoir des ratés, et que la lisière de mon champ de vision, de mes sensations, de mon ouïe a commencé à s’assombrir. »

« C’était sa vengeance contre les Anges Gardiens et le conseil de discipline, contre les plats déposés en guise d’offrandes devant les grilles de Ravenwood lors de la mort de *****, contre tous les sentiments hypocrites qu’avaient manifestés les habitants de Gatlin. Lena leur rendait coup pour coup, à croire qu’elle avait gardé tout cela en elle avant que ça leur explose au visage. Sa façon de leur faire ses adieux, j’imagine. Amma s’est alors adressée à elle, comme s’il n’y avait qu’elles deux sous le dais.
-Ça suffit, petite. Tu n’obtiendras pas ce que tu cherches de ces gens-là. Des excuses de la part d’une ville inexcusable ne sont rien d’autre qu’un peu plus de la même farine. Un moule à gâteau rempli de vide. »