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lundi 5 décembre 2016

Miss Peregrine et les enfants particuliers, tome 3, de Ransom Riggs : La bibliothèque des âmes

Editeur : Bayard
Année : 2016
Pagination : 587 p.
Public visé : Adolescents, à partir de 14 ans

*Attention, il s’agit du troisième tome d’une série, présence de spoilers sur les tomes précédents*

Résumé :
Un garçon aux pouvoirs extraordinaires
Une armée de monstres redoutables
Une bataille héroïque pour sauver le monde des particuliers de la tyrannie
Dans le Londres d’aujourd’hui, Jacob Portman et Emma Bloom se lancent à la recherche de leurs amis enlevés par les Estres. Ils retrouvent leur trace grâce au flair aiguisé d'Addison, l'illustre chien particulier doué de parole.
Ils rejoignent ainsi l'Arpent du Diable, une boucle temporelle à la réputation effroyable où séjournent les particuliers les moins recommandables, où pirates et malfaiteurs commettent leurs forfaits en toute impunité

Ce que j’en pense :
Miss Peregrine et les enfants particuliers est l’une des séries dont j’attendais impatiemment le tome final. Après un premier tome surprenant, et un second tome trépidant, il était temps de connaître le fin mot de l’histoire !
Nous retrouvons Jacob, Emma et Addison là où nous les avons quittés, dans le métro londonien à notre époque. Ils se lancent dans une poursuite éperdue pour retrouver leurs amis, prisonniers des Estres.
J’ai retrouvé tout ce que j’aime dans cette saga : son ambiance étrange, son inventivité, un personnage principal attachant, et un livre-objet original grâce aux photographies. Jacob apprend beaucoup sur lui-même et développe un pouvoir surprenant.
Une fois de plus, l’intrigue se tient, jusqu’au dénouement, peut-être légèrement trop facile néanmoins. J’ai bien aimé le petit rebondissement final, même si tout m’a une nouvelle fois paru un peu trop simple. Mais mon cœur est en paix avec cette fin !
Et si Tim Burton continue ses adaptations, ce troisième volet promet d’être spectaculaire…

Les + : l’ambiance, les personnages
Les - : le dénouement un peu « facile »
Appréciation : 4/5

Stellabloggeuse

« Depuis l’instant où j’étais entré dans les décombres de la maison de Miss Peregrine, j’avais l’impression de faire une chute vertigineuse dans le vide. Pour y survivre, je m’étais métamorphosé. J’étais devenu plus souple, plus courageux, plus déterminé. Mon grand-père aurait été fier de moi. Sauf que la transformation n’était pas totale. Ce nouveau Jacob était greffé sur l’ancien, et par moments, j’étais encore en proie à des vagues de terreur atroce. Dans ces moments-là, je regrettais d’avoir rencontré Miss Peregrine, et je suppliais le monde de tourner moins vite, pour que je puisse m’accrocher à quelque chose. Je me suis demandé lequel de ces deux Jacob aimait Emma. »
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Ce roman fait partie du challenge :



Challenge ABC 2016 : 12/13

mercredi 6 juillet 2016

Côté face, tome 2, d’Anne Denier : Noces de lune

Editeur : Rebelle
Année : 2014
Pagination : 448 p.
Public visé : Adultes

*Attention il s’agit du second tome d’une saga, présence de spoilers sur le tome précédent*

Résumé :
Il n’était plus.
Ainsi il y avait bien une fin à cette histoire. Trois cents ans de souvenirs se bousculèrent dans ma tête, des ruelles de Prague aux salons de Berlin, dans la douleur et les regrets.
Je l'ai tant aimé.
Nous nous sommes tant déchirés.

Ce que j’en pense :
Ma lecture de « Côté face » d’Anne Denier a beau être assez ancienne maintenant (4 ans), j’en garde un bon souvenir, avec son atmosphère oppressante et cette romance qui traversait le temps.
Ce second volet n’est pas vraiment une suite puisqu’il apporte un autre point de vue, même si une partie de la narration se déroule juste après la mort de Côme. En effet, la narratrice de ce tome est Clara, l’épouse de Côme, avec qui elle a vécu le meilleur et le pire. Elle nous apporte une autre vision du bourreau sanguinaire découvert dans « Côté face », celui d’un homme capable d’une grande violence, mais également d’éprouver des sentiments puissants. Elle-même n’est pas très sympathique, revendiquant ce cœur de pierre derrière lequel elle se protège, et une certaine cruauté. On finit cependant par la prendre en pitié, elle à qui l’existence n’a jamais offert le moindre choix ou presque.
La narration est assez exigeante mais bien maîtrisée – y compris les détails historiques : elle se déroule sur quatre périodes différentes, des moments charnière de l’existence de Clara, où nous apprenons peu à peu à nous repérer. En outre, la plume est agréable.
En revanche, âmes sensibles s’abstenir, ce tome est encore plus sombre que le précédent, très noir et empreint de violence. Néanmoins, j’ai su l’apprécier, surtout pour ses nuances : dans cette histoire, il n’y a pas de bons et de mauvais, juste des humains qui montrent leurs meilleurs et leurs pires côtés, accablés du fardeau de l’immortalité.

Les + : les nuances apportées aux personnages
Les - : très sombre
Appréciation : 3,5/5

Stellabloggeuse
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« -Côme ?
Avait-il entendu ? Un souffle presque imperceptible me répondit.
-Enlève-moi, emporte-moi loin d'ici, et puis tue-moi pour m'épargner la honte de n'avoir ni honneur, ni vertu, ni morale.
Me séduire, m'enlever, me tuer. Car c'était la seule échappatoire à ma vie toute tracée, de devoir, de sagesse et d'obéissance.
-Emporte-moi loin d'ici et je serai à toi. »

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Ce roman fait partie du challenge :



Challenge New Pal 2016 : 9/56

mercredi 20 avril 2016

Le monde de Milo, tome 3, de Marazano et Ferreira

Editeur : Dargaud
Année : 2015
Pagination : 56 p.
Public visé : Enfants et adolescents, à partir de 10 ans

Résumé :
Milo attend avec impatience de pouvoir retourner dans l’autre monde, lors des prochaines vacances. Il va pourtant le rattraper plus vite que prévu en la présence de son ancien ennemi, venu quémander son aide : la Reine noire a enlevé les enfants du village et fait peser un grand péril sur le monde tout entier.

Ce que j’en pense :
Après deux premiers tomes qui offraient une histoire complète et finie, revoilà Milo dans de nouvelles aventures.
J’ai retrouvé avec joie son univers, ses couleurs particulières, son ambiance à la fois attractive et angoissante. Les illustrations sont toujours aussi soignées, c’est un vrai plaisir.
Milo a grandi depuis son premier voyage dans l’autre monde, mais il ne se connaît pas encore suffisamment et ne maîtrise pas ses pouvoirs. Il va pourtant devoir prendre confiance en lui s’il veut vaincre la Reine noire.
Quant à l’intrigue, elle va se déployer sur deux tomes, et la fin de ce premier volume nous laisse en plein suspense. Vivement la suite !

Les + : les illustrations
Les - : un final plein d’un suspense insoutenable !
Appréciation : 3,5/5


Stellabloggeuse

samedi 16 avril 2016

Le noir est ma couleur, tome 5, d’Olivier Gay : Le piège

Editeur : Rageot
Année : 2016
Pagination : 281 p.
Public visé : Adolescents, à partir de 14 ans

Résumé :
*Attention, il s’agit du cinquième tome d’une saga : présence de spoilers sur les tomes précédents*
Après avoir survécu à mille dangers, Manon et Alexandre ont trouvé refuge à Nice, auprès des mages noirs sensés apprendre à la jeune fille à maîtriser ses pouvoirs. Mais rien ne se passe comme prévu et nos deux héros vont devoir fuir une fois de plus, en compagnie d’autres adolescents. Cap sur Rome, pour percer le secret de la magie de Manon…

Ce que j’en pense :
Ce cinquième tome clôt la série (malheureusement, j’avais espéré qu’il y aurait un tome par couleur du spectre, soit sept^^) comme elle avait commencé, avec un savant mélange de fantastique et de romance, sur un rythme trépidant.
Cette série est définitivement addictive, grâce à l’alternance des points de vue, des rebondissements bien placés et l’alchimie surprenante d’un tandem bien moins caricatural qu’il ne l’était à première vue. J’ai aimé la manière dont la relation entre Manon et Alexandre s’étoffe au fur et à mesure que leurs personnalités se nuancent. La magie a été pensée de manière très intelligente, et j'ai apprécié la révélation finale.
Néanmoins, j’avoue que j’attendais un tout petit peu plus de l’ultime tome, un final un peu plus explosif. Mais ce n’est que partie remise, car l’auteur annonce dans la postface que nous retrouvons peut-être les personnages dans d’autres aventures. Et les épilogues de chaque personnage m’ont satisfaite et fait sourire.

Les + : les personnages
Les - : j’attendais un final un tout petit peu explosif
Appréciation : 4/5

Stellabloggeuse
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« Lorsque j’ai connu Manon, j’imaginais tous les trucs géniaux que devait pouvoir faire une magicienne, et à quel point ça changeait des filles classiques. Mais jusqu’ici, ça ne m’a apporté que des ennuis, des Mages aux Trousses, des Ombres, des Traqueurs, des flics… Alors ce baiser, ce baiser échangé à deux cent mètres d’altitude, alors qu’on flotte dans un courant chaud qui nous amène vers la liberté, ce baiser, on le fait durer. »
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Ce roman fait partir du challenge :




Challenge ABC 2016 : 7/13

samedi 2 avril 2016

Les étoiles de Noss Head, tome 3, de Sophie Jomain : Accomplissement

Editeur : Rebelle
Année : 2012
Pagination : 441 p.
Public visé : Adolescentes, à partir de 14 ans

Résumé :
*Attention, il s’agit du troisième tome d’une série, présence de spoilers sur les tomes précédents*
Hannah est devenue un ange noir contre sa volonté. Son esprit a tellement résisté que, malgré les efforts de Darius pour l’aider à s’adapter, elle ne maîtrise pas ses nouveaux pouvoirs et a conservé son odeur d’humaine. Avec le départ de Leith, incapable de supporter sa nouvelle nature, elle a perdu toute raison de vivre. Mais rien ne pourra jamais redevenir comme avant. Sauf si…

Ce que j’en pense :
Je crois que pour moi, c’était le tome de trop ! Les défauts que j’avais déjà remarqué dans les deux précédents ont fini par m’agacer : l’écriture un peu trop orale, l’humour à outrance, les gros sabots utilisés pour aborder la romance (et Leith est trop beau, trop viril, et je ne sais même plus comment je m’appelle…etc etc.), les personnages qui se font des câlins toutes les cinq minutes...
Mais j’ai surtout été déçue par la nature de l’intrigue en elle-même, j’aurais préféré qu’Hannah apprenne à s’accepter. Et je crois que le Journal d’un vampire m’a donné une allergie aux transformations à répétition !
Bref, je comprends que la série plaise aux adolescentes à qui elle est destinée, et à celles qui ont gardé leur âme de midinette, car la romance est agréable et les personnages sympathiques. Le tout agrémenté de fantastique et de danger, avec une intrigue plutôt bien ficelée en dehors de ces histoires de transformations. Mais pour ma part la magie ne fonctionne pas, même si j’ai aisément adhéré à d’autres séries pour ados assaisonnées d’hormones (comme Night School de CJ Daugherty, ou les Frères Fuentes de Simone Elkeles, et sûrement d’autres encore !). Je pense donc arrêter la saga ici, d’autant plus que la première intrigue se clôt à la fin de ce tome.

Les + : les personnages, une lecture agréable malgré tous les bémols
Les - : trop de romance, trop d’humour, trop de rebondissements improbables…
Appréciation : 3/5

Stellabloggeuse
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Ce roman fait partie des challenges :

Challenge ABC 2016 : 6/13



Challenge New Pal 2016 : 4/56

mercredi 24 février 2016

Sorcières, sorcières, de Joris Chamblain et Lucile Thibaudier (tomes 1 et 2)

Editeur : Kennes
Année : 2014 (tome 1), 2015 (tome 2)
Pagination : 48 p.
Public visé : Enfants, à partir de 7 ans

Résumé :
Dans le village de Pamprelune, tous les habitants sont sorciers ou sorcières. Nous découvrons la famille de Miette et Harmonie, avec leur mère directrice d’école et leur père créateur de sorts, leur dragon domestique et leur balai étourdi. Miette, qui est encore petite, est la cible de moqueries et de mauvaises blagues de la part des grandes filles, car elle n’a pas encore déclenché ses pouvoirs magiques. Mais bientôt, ces filles sont victimes d’un mystérieux jeteur de sort qui sévit pendant la nuit…



Ce que j’en pense :
L’association entre le scénario de Joris Chamblain et le dessin de Lucile Thibaudier, que l’on retrouve dans la série « Enola et les animaux extraordinaires », fonctionne très bien. Le dessin de Lucile Thibaudier est délicieusement enfantin, très coloré, mêlant le pastel et la couleur vive, avec beaucoup de tendresse.
Quant au scénario des deux tomes, il est intéressant, avec des petites enquêtes qui semblent être la spécialité de Joris Chamblain (on le retrouve dans Enola et dans les Carnets de Cerise). Le premier pose les bases du village, des relations entre les personnages, tandis que le second se concentre davantage sur l’enquête.
L’auteur laisse la place à beaucoup de fantaisie et d’imagination, tout en restant compréhensible pour les enfants. Ainsi, il me semble que c’est une BD qui peut être appréciée dès 7 ou 8 ans. Les plus grands trouveront peut-être les histoires trop simples.
Les personnages sont attachants, on adopte rapidement toute la famille, et Harmonie s’impose comme le personnage principal en résolvant les enquêtes.

Les + : le dessin doux et coloré, les personnages attachants
Les - : r.a.s
Appréciation : 3,5/5


Stellabloggeuse

samedi 30 janvier 2016

A comme association, tome 5, d’Erik L’Homme : Là où les mots n’existent pas

Editeur : Gallimard Jeunesse / Rageot
Année : 2011
Pagination : 203 p.
Public visé : Adolescents à partir de 13 ans

Résumé :
*Attention, il s’agit du tome 5 d’une série, présence de spoilers sur les précédents*
Après s’être enfin trouvé, Ombe et Jasper ont sans doute passé le meilleur réveillon de Noël de leur vie. Il s’est pourtant terminé de manière tragique, laissant Jasper exsangue, uniquement animé par un désir de vengeance. Arrivera-t-il à fausser compagnie aux agents de l’association et à retrouver les mystérieux assassins au taser ?

Ce que j’en pense :
Jusqu’à maintenant, « A comme association » était une série plutôt légère, même si l’émotion est montée brusquement dans le quatrième tome. Ce cinquième tome, marqué par la mort de Pierre Bottero, le binôme de l’auteur, est résolument plus sombre et mélancolique. Nous retrouvons un Jasper rongé par la culpabilité et bien décidé à venger son amie. Ce cinquième tome est empreint de réflexions sur la mort et d’une nostalgie lancinante, un sentiment que le lecteur ne peut que partager.
Cela n’empêche pourtant pas l’humour, notamment au travers de vives discussions imaginaires entre Jasper et Ombe. On retrouve aussi les multiples références aux auteurs d’imaginaire. Chassez le naturel, il revient au galop, la vie reprend le dessus, et c’est tant mieux.
A la fin du roman, l’intrigue reprend ses droits, en soulevant de nouvelles questions sur ces hommes qui traquaient Jasper et Ombe, et leurs liens avec les Anormaux. Affaire à suivre !

Les + : le mélange nostalgie / humour
Les - : r.a.s
Appréciation : 4/5

« De leurs réflexions, angoisses et délires, j’ai tiré mes conclusions personnelles. Notamment celle-ci : qu’on rejoigne le néant, un monde pire ou meilleur, des terres blanches ou noires, on disparaît pour toujours du regard des vivants. La mort est un effacement. Une désintégration de l’être. On peut spéculer sur l’âme et les arrière-mondes, n’empêche que, comme dit le poète, ce sont ceux qui restent qui se retrouvent en enfer… »

« Est-ce que ça sera fini un jour, Ombe ? Est-ce que j’arriverai à accepter l’idée de ne plus jamais te voir, la perspective de ne plus partager avec toi que des dialogues improbables et des souvenirs qui iront en s’estompant ? »

Stellabloggeuse
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Ce roman fait partie des challenges :

Challenge ABC 2016 : 2/13

Challenge New Pal 2016 : 2/56

mercredi 21 octobre 2015

A comme association, tome 4, de Pierre Bottero : Le subtil parfum du soufre


*Attention, il s’agit du tome 4 d’une série, présence de spoilers sur les tomes précédents.*

Depuis quelques mois, je grignote un à un les tomes de « A comme association » du tandem Erik L’Homme / Pierre Bottero, pas trop vite, car il n’y en a que huit… J’avais particulièrement apprécié ma découverte d’Ombe dans le tome 2, j’étais donc curieuse de la retrouver ici. Et j’ai bien sûr ouvert ce tome 4 avec un sentiment tout particulier, un pincement au cœur, sachant qu’il s’agit du dernier titre écrit par Pierre Bottero, envoyé à son acolyte deux jours avant sa mort…

Résumé

Après sa mission un brin tapageuse auprès des gobelins, Ombe est chargée par l’Association de recueillir des informations sur un mystérieux trafic de drogue, orchestré par les vampires et assuré par les garous… En toute discrétion évidemment, ce qui, avouons-le, n’est pas sa spécialité ! Mais c’est un tout autre piège qui guette Ombe…celui de l’amour. Et si son corps est incassable, ce n’est peut-être pas valable pour son cœur…

Rythme et humour

Sur le plan de l’intrigue, on en apprend un petit peu plus sur le trafic de drogue qui affecte le comportement des anormaux, et sur celui qui tire les ficelles. Beaucoup de questions demeurent encore, mais il reste quatre autres tomes pour les éclaircir. L’histoire est contée sur le même mode que dans les tomes précédents : du rythme et de l’autodérision. Impossible de résister à ce mélange, les pages se tournent toutes seules !

Un tome émouvant

Ce tome est pour moi le plus abouti des quatre premiers, et le plus émouvant également. Le fait que l’on ne puisse s’empêcher de penser à l’accident de Pierre Bottero chaque fois qu’Ombe enfourche sa moto n’y est pas pour rien. Sans parler de ce final qui vous prend à la gorge rétrospectivement… Néanmoins, il y a autre chose d’émouvant dans ce roman. Pour la première fois, on délaisse le côté léger de l’intrigue fantastique pour pénétrer au cœur des sentiments d’Ombe, et on n’en ressort pas indemne. On vit avec elle la beauté et la dévastation du sentiment amoureux.

Les personnages

Le personnage d’Ombe, qui se dévoile enfin, est pour beaucoup dans l’intensité de ce tome. Elle nous laisse voir ses failles, ses doutes, au travers de sa carapace qui se fissure. On comprend mieux sa difficulté à se lier aux autres, et on voudrait apaiser sa solitude. C’est un personnage très touchant, que je vais avoir du mal à laisser partir.

L’écriture

Que dire ? Bottero is Bottero (et non, je ne me résigne pas à employer le passé). C’est fluide, c’est beau, c’est drôle, c’est réaliste dans les dialogues, c’est précis dans les descriptions. C’est du bonheur, en somme.

En quelques mots…

Ainsi, c’est un tome qui continue dans la lignée des trois précédents, avec une intrigue fantastique menée tambour battant avec beaucoup d’humour, et cette écriture envoûtante. Mais c’est surtout un tome doublement émouvant, de par la fragilité d’Ombe, et ce sentiment de fin qui étreindra tout admirateur du grand Pierre Bottero. Lire ce 4e tome à l’aube du 6e anniversaire de sa mort était aussi un moyen de lui rendre hommage. Merci l’artiste !

Note : 4,5/5
Stellabloggeuse
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« -M’en fous ! La prochaine fois je lui pèterai la gueule !
-C’est pour ça que je pense que tu as le diable en toi. J’enseigne depuis…longtemps. Je n’ai jamais vu ça. Il aurait fallu qu’il te tue pour que tu renonces.
-Non.
-Quoi non ?
-Me tuer n’aurait pas suffi. »

« Je lui ai sauvé la vie, il a volé la mienne. Il a ouvert pour moi des portes cachées, des portes verrouillées, des portes inaccessibles. Il a dévoilé des horizons lumineux et des possibles exaltants. Il m’a guérie de blessures que j’ignorais porter et, pour finir, m’en a infligé de nouvelles que je suis incapable de supporter. »

« Sur une avenue déserte, ma Z1000 fonce à une allure totalement répréhensible. Son phare troue la nuit et les immeubles autour de nous défilent, de plus en plus vite. Jasper a passé ses bras autour de ma taille et fait corps avec moi. Je sais qu’il a fermé les yeux et savoure l’instant.
Comme moi.
Confiant.
Comme moi.
La vie mérite d’être vécue.
Toujours. »
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Ce roman fait partie du challenge :

New Pal 2015 : 12/75

samedi 3 octobre 2015

Le noir est ma couleur, tome 4, d’Olivier Gay : L’évasion

[Rageot, 2015]



*Attention, il s’agit du tome 4 d’une série, présence de spoilers sur les tomes précédents*



Souvenez-vous il y a quelques semaines, je me suis sentie redevenir adolescente le temps de lire les trois premiers tomes de la série fantastique « Le noir est ma couleur », par Olivier Gay. Le premier tome était prometteur, le deuxième addictif et le troisième plus nuancé, plus abouti. La fin laissant Alex et Manon en plein suspense, j’avais hâte de découvrir ce tome 4 !



Résumé



Manon et Alexandre sont en fuite, en direction de Nice. Traqués par le conseil des Mages, ils tentent de rejoindre les Mages Noirs basés à Nice, qui sont les seuls capables d’aider Manon à comprendre et contrôler ses pouvoirs. Mais entre les attaques du conseil et les accès de magie noire de Manon, le trajet ne sera pas de tout repos !



Un tome de transition



Par rapport aux trois tomes précédents, celui-ci m’a fait l’effet d’un tome de transition, centré sur la fuite des deux jeunes gens et ses rebondissements. L’intrigue en elle-même n’avance pas beaucoup, sauf à la toute fin avec des révélations encore une fois surprenante et (évidemment) un suspense insoutenable.



Une romance plus étoffée



Mais ce tome est surtout celui du rapprochement entre Manon et Alexandre. Ils sont en fuite, livrés à eux-mêmes, et chacun prend conscience de l’importance de l’autre et de l’attachement qu’il lui porte. Leur relation s’étoffe et gagne en intensité. Néanmoins, tout ne sera pas simple ni rose, car Manon n’est plus tout à fait elle-même, sous l’emprise de la magie noire.



Les personnages



Alexandre reste fidèle à lui-même : plein d’humour même dans les pires moments, et surtout quand il ne faut pas, un peu macho sur les bords, et prêt à transgresser toutes les lois si on le lui demande. Je n’y peux rien, j’adore cette canaille. Quant à Manon, elle continue à s’enfoncer dans la magie et la jeune fille sage est de plus en plus lointaine, même si elle ressurgit de temps à autre. J’attends de voir jusqu’où elle peut aller. Quant aux mages noirs, pour ce que nous en voyons dans ce tome, ils ne sont pas franchement sympathiques, étonnant n’est-ce pas ?



L’écriture



Le style reste le même que dans les tomes précédents : il varie selon que l’on adopte le point de vue d’Alexandre et de Manon, et il est dans l’ensemble plutôt direct et efficace. Pas de la grande littérature, mais cette plume est au service de l’action proposée et donne un rythme vif.



En quelques mots…



Ainsi, du point de vue de l’intrigue, ce tome constitue une transition, Alexandre et Manon étant à la recherche des mages noirs. L’auteur en profite pour approfondir leurs relations et aller plus loin dans la magie noire. Et cette fin donne encore une fois une envie pressante de connaître la suite ! Pour les adolescents à partir de 14 ans.



Note : 4/5

Stellabloggeuse

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« Il me sourit, et je sentis une bouffée de gratitude incroyable envers lui. Une bouffée de tendresse. Une bouffée d’amour. Oui, d’amour. Bon sang, qui d’autre aurait pu me supporter ? Qui m’aurait souri après ce que je lui avais infligé ? Je l’avais endormi, maltraité, saigné, martyrisé. Je l’entraînais dans tous mes ennuis. Je l’obligeais à affronter des Ombres, des Mages, des policiers. Je changeais sans le vouloir de personnalité pendant la nuit. Je l’obligeais à réfréner ses ardeurs. Je risquais de lui dévorer l’âme. Et il restait. »



« J’ai eu tort de stresser ; Manon revient enfin en arborant un sourire radieux. Le soleil souligne sa silhouette d’une lueur mordorée. Ouais, je connais des mots, moi aussi. Elle mordore grave en ce moment. Surtout, elle tient un bidon d’essence dans la main gauche et des sandwichs dans la droite. Je ne pensais pas que je me réjouirais un jour de voir écrit le mot Sodebo. »



« Je n’ai pas le temps de lui dire qu’elle est complètement folle, et qu’est-ce que c’est que cette manière de prétendre que je suis amoureux, et elle se prend pour qui, et de toute façon c’est quoi l’amour, et si ça se trouve je vais me barrer demain et elle l’aura bien cherché, quand elle se glisse dans mes bras pour m’embrasser. Bon, d’accord, je suis peut-être amoureux. »

mardi 25 août 2015

Les étoiles de Noss Head, tome 2, de Sophie Jomain : Rivalités

[Rebelle, 2011]

*Attention, il s’agit du tome 2 d’une série, présence de spoilers sur le tome précédent*

Cela fait plus de deux ans que j’ai lu « Vertige », le premier tome de la série des « Etoiles de Noss Head » écrite par Sophie Jomain. J’avais été plutôt déçue par une histoire assez ordinaire et un personnage manquant de maturité. Néanmoins, le challenge ABC m’a incitée à laisser une chance au second tome de la série.

Résumé

Cette année, Hannah et Leith rejoignent tous deux l’université de St Andrews, en Ecosse. Alors qu’ils espèrent profiter enfin l’un de l’autre et vivre pleinement leur amour, ils sont confrontés aux ennemis ancestraux des loup-garous, les anges noirs. Et quand Hannah, contre toute attente, se prend d’amitié pour eux, la situation devient explosive….

La mythologie des anges noirs

Dans l’ensemble, ce second tome se place dans la lignée du précédent, mêlant fantastique et romance. La mythologie sur les loup-garous est laissée de côté pour développer celle des anges noirs, que j’ai trouvé intéressante bien qu’un peu alambiquée. En revanche, la rivalité entre les deux espèces m’a forcément fait penser à Twilight, d’autant plus qu’Hannah se trouve, comme Bella, entre les deux camps.

Une intrigue prévisible, une fin surprenante

En ce qui concerne l’intrigue, on assiste aux débuts d’Hannah à l’université, ses cours, sa vie en colocation, et bien sûr, le développement de sa romance avec Leith. Je me suis plus facilement prise au jeu de cette romance que dans les premiers tomes, je l’ai trouvée moins mièvre (ou alors c’est moi qui ramollit !). Certains éléments de l’intrigue sont très prévisibles, par exemple j’ai très vite découvert l’identité du loup-garou meurtrier. En revanche je me suis laissée surprendre par la toute fin du roman, qui augure une suite bien plus originale et qui me donne envie de continuer la série.

Les personnages

J’ai un peu plus apprécié Hannah dans ce tome. Elle me semble avoir un peu mûri, et j’aime son entêtement à garder un peu d’indépendance vis-à-vis de Leith. Quant à ce dernier, il m’a parfois fait penser à Edward car il montre un côté autoritaire dans ce tome. Mais il reste bien plus drôle que lui ! Du côté des anges noirs, j’ai apprécié le mystérieux Darius, sa sensibilité et sa longue histoire. Et bien sûr, on adore détester Georgia, la rivale loup-garou qui mettrait bien Hannah au tapis.

L’écriture

Quant au style, il est plus affirmé que dans le premier tome, avec bien moins de maladresses même s’il en reste quelques-unes. La lecture est fluide et agréable, et il y a toujours une bonne dose d’humour.

En quelques mots…

Ainsi, ce second tome a été une bonne surprise. S’il y a toujours un léger manque d’originalité et un côté prévisible, on se laisse prendre à cette romance. J’ai surtout apprécié cette fin, que je n’attendais pas et qui promet de prochains tomes plus originaux. A découvrir pour les amateurs de romance paranormale, à partir de 14/15 ans.

Note : 3,5/5
Stellabloggeuse
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« J’avais espéré que le calme était revenu. Douce utopie. Rien ne se passe jamais comme on le voudrait. Il fallait qu’ils se fassent la guerre, c’était plus fort qu’eux. Leur haine ancestrale allait les pousser à bout […] Que pouvais-je bien faire ? Je les aimais tous, mais mes efforts pour les réconcilier seraient vains. Rien ne saurait jamais les rapprocher. Ils sont trop différents et surtout, ils aiment se battre, immodérément, outrageusement. Ils n’ont pas besoin de véritables raisons pour ça. »

« La mort n'est rien, Je suis simplement passé dans une autre pièce. Je suis moi, tu es toi. Ce que nous étions l'un pour l'autre, nous le sommes toujours, à jamais, Donne-moi le nom que tu m'as toujours donné. Parle-moi comme tu l'as toujours fait. Je t'entendrai... »

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Ce roman fait partie des challenges :


Challenge ABC 2015 : 24/26



Challenge New Pal 2015 : 10/75