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samedi 27 août 2016

Le pacte des marchombres, tome 3, de Pierre Bottero : Ellana, la prophétie

Editeur : Rageot
Année : 2008
Pagination : 624 p.
Public visé : Adolescents, à partir de 13 ans

*Attention, il s’agit du troisième tome d’une série, présence de spoilers sur les tomes précédents*

Résumé :
Les années ont passé. Ellana a rejoint Ewilan, Salim et Edwin. Marchombre accomplie, elle accompagne Salim sur la voie. Alors qu'elle croit avoir enfin trouvé l'amour auprès d'Edwin, les démons du passé ressurgissent
S'appuyant sur une antique prophétie, les mercenaires du Chaos menacent la guilde. Et les êtres qui sont chers à Ellana disparaissent un à un..
. Dans Ellana la prophétie se joue la conclusion de l'aventure, dans une apothéose où chaque question trouve une réponse, l'intrigue son aboutissement et les protagonistes leur accomplissement.

Ce que j’en pense :
Après deux tomes très réussi (tome 1 et tome 2), celui-ci conclut en beauté les aventures d’Ellana, Edwin, Salim, Ewilan, et bien d’autres encore. La tension est à son paroxysme, puisque l’enfant d’Edwin et Ellana est en danger. Ce troisième volet nous emmène vers l’affrontement ultime entre l’ordre et le chaos, entre les marchombres et les mercenaires.
Ellana est plus fascinante que jamais dans ce tome, en mère désespérée et redoutable, en instructrice capable de se remettre en question, et toujours, avant tout, en femme libre. Au second plan, on suit l’évolution de Salim et Ewilan, confrontés aux doutes du passage à l’âge adulte. Tous les pans de l’intrigue trouvent leur sens et se rejoignent.
Malgré la tension qui parcourt toute l’histoire, l’humour tendre de Pierre Bottero est toujours bien présent. Sa plume est toujours aussi poétique, toujours aussi belle, même si les thématiques abordées reviennent régulièrement et sont parfois un peu redondantes. J’ai en revanche un vrai regret, c’est que, contrairement aux « Mondes d’Ewilan », les victoires de nos héros sont ici un peu trop faciles et évidentes.
Quoi qu’il en soit, ce roman a beau compter plus de 600 pages, elles défilent à toute allure tant on est avide de connaître la suite. Pour mieux le regretter ensuite, tant on est triste de quitter ces personnages. La fin était ouverte, mais nous savons qu’il n’y aura jamais de suite… Néanmoins, nous sommes déjà tellement chanceux que cette histoire existe ! A découvrir absolument !

Les + : l’intrigue haletante, la plume
Les - : un peu de redondance, des victoires un peu trop faciles
Appréciation : 4,5/5

Stellabloggeuse
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« La vie n'est pas une roue impitoyable mais une route. Une route certes parsemée d'embûches, mais une route qui peut conduire au bonheur. Pour peu qu'on ne se perde pas. »

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Ce roman fait partie du challenge :

Challenge New Pal 2016 : 12/56

(n°11 « La bibliothécaire » de Gudule lu mais non chroniqué)

mardi 12 juillet 2016

La nuit du Titanic, de Walter Lord

Editeur : J’ai Lu
Année : 1998 (1ère ed. 1955)
Pagination : 243 p.
Public visé : Adultes

Résumé :
14 avril 1912, 23 h 40. Sur le plus luxueux paquebot du monde, la soirée s'achève. Les passagers du Titanic regagnent leur cabine. Dans la fastueuse salle à manger des première classe, jamais encore l'atmosphère n'avait été plus gaie, les femmes plus belles, les hommes plus élégants.Peu à peu, les lumières s'éteignent dans le grand salon. Seuls quelques bridgeurs s'attardent au fumoir. Sur la passerelle, le premier officier Murdoch prend son quart. La mer est d'huile, le ciel limpide. Sur le paquebot de la White Star, tout va pour le mieux? Quelques secondes plus tard, le Titanic heurte un iceberg. Avant l'aube, mille cinq cents personnes auront péri dans les flots glacés de l'Atlantique nord. Pour reconstituer heure par heure, minute par minute, cette nuit d'épouvante, Walter Lord a réussi à retrouver et à interroger les survivants du drame, les parents des victimes, les sauveteurs, les employés des compagnies de navigation, tous ceux qui furent, à titres divers, mêlés au naufrage.

Ce que j’en pense :
Comme toutes les filles qui ont versé des torrents de larmes devant le film de James Cameron, le sujet du Titanic est depuis longtemps source d’intérêt pour moi. A chaque visionnage du film, le désastre humain de ce naufrage me frappe toujours davantage. Aussi, cela faisait longtemps que j’avais envie de lire ce documentaire.

Rédigé en 1955 par Walter Lord, sur la base des enquêtes américaine et anglaise qui ont suivi le naufrage et les témoignages d’une soixantaine de survivants, ce récit est d’une grande minutie et très dense, riche en informations.

On retrouve certains éléments désormais bien connus et mis en évidence dans le film : la tentative de virer de bord qui a finalement signé l’arrêt de mort du navire, les canots mis à l’eau encore à moitié vides et qui attendront trop longtemps pour revenir sur le lieu du drame, les passagers de troisième classe parqués, à qui l’on empêche d’accéder au pont tant que les premières et secondes classes n’ont pas été évacuées.
Mais on apprend aussi une foule de choses, notamment sur le rôle des membres de l’équipage, dont beaucoup ont rempli leur office jusqu’au bout, par exemple au poste radio. Il y a aussi et surtout, ce mystérieux navire, stationné à quelques miles du Titanic, et qui ne s’est pas douté un instant du drame qui se jouait (néanmoins les recherches ultérieures à la publication du livre auraient prouvé qu’il était beaucoup plus loin qu’il n’en avait l’air).

L’auteur s’efforce de mettre en lumière certaines responsabilités dans le drame, qui sont plutôt une conjonction de facteurs défavorables. Il en balaie également les conséquences, sur le règlement maritime et l’amélioration de la prévention, mais aussi sur la société dans son ensemble : le naufrage du Titanic, suivi de près par la Grande Guerre, marque la fin d’un âge d’or, d’une ère de confiance en un monde meilleur.

Ainsi, pendant quelques heures, j’ai embarqué sur le Titanic et appris une foule de choses sur ce navire qui, plus de cent ans après, continue à fasciner…

Les + : la précision du récit, la recherche de vérité
Les - : r.a.s
Appréciation : 4/5

Stellabloggeuse
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« Par-dessus tout, la catastrophe du Titanic a marqué la fin d’une époque de confiance générale. Jusque-là, les hommes croyaient avoir réussi à créer un monde civilisé, organisé, d’où la peur était exclue. Depuis cent ans, les techniques n’avaient cessé de progresser. Depuis cent ans, la société tout entière bénéficiait de la paix et des avancées de la civilisation industrielle.  On avait peut-être tort de se croire en sécurité, mais, à cette époque, chacun était persuadé d’aller chaque jour vers un monde meilleur. Le naufrage du Titanic secoua ces certitudes. Jamais plus on ne serait aussi sûr de soi-même. »
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Ce roman fait partie du challenge :



Challenge New Pal 2016 : 10/56

mercredi 6 juillet 2016

Côté face, tome 2, d’Anne Denier : Noces de lune

Editeur : Rebelle
Année : 2014
Pagination : 448 p.
Public visé : Adultes

*Attention il s’agit du second tome d’une saga, présence de spoilers sur le tome précédent*

Résumé :
Il n’était plus.
Ainsi il y avait bien une fin à cette histoire. Trois cents ans de souvenirs se bousculèrent dans ma tête, des ruelles de Prague aux salons de Berlin, dans la douleur et les regrets.
Je l'ai tant aimé.
Nous nous sommes tant déchirés.

Ce que j’en pense :
Ma lecture de « Côté face » d’Anne Denier a beau être assez ancienne maintenant (4 ans), j’en garde un bon souvenir, avec son atmosphère oppressante et cette romance qui traversait le temps.
Ce second volet n’est pas vraiment une suite puisqu’il apporte un autre point de vue, même si une partie de la narration se déroule juste après la mort de Côme. En effet, la narratrice de ce tome est Clara, l’épouse de Côme, avec qui elle a vécu le meilleur et le pire. Elle nous apporte une autre vision du bourreau sanguinaire découvert dans « Côté face », celui d’un homme capable d’une grande violence, mais également d’éprouver des sentiments puissants. Elle-même n’est pas très sympathique, revendiquant ce cœur de pierre derrière lequel elle se protège, et une certaine cruauté. On finit cependant par la prendre en pitié, elle à qui l’existence n’a jamais offert le moindre choix ou presque.
La narration est assez exigeante mais bien maîtrisée – y compris les détails historiques : elle se déroule sur quatre périodes différentes, des moments charnière de l’existence de Clara, où nous apprenons peu à peu à nous repérer. En outre, la plume est agréable.
En revanche, âmes sensibles s’abstenir, ce tome est encore plus sombre que le précédent, très noir et empreint de violence. Néanmoins, j’ai su l’apprécier, surtout pour ses nuances : dans cette histoire, il n’y a pas de bons et de mauvais, juste des humains qui montrent leurs meilleurs et leurs pires côtés, accablés du fardeau de l’immortalité.

Les + : les nuances apportées aux personnages
Les - : très sombre
Appréciation : 3,5/5

Stellabloggeuse
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« -Côme ?
Avait-il entendu ? Un souffle presque imperceptible me répondit.
-Enlève-moi, emporte-moi loin d'ici, et puis tue-moi pour m'épargner la honte de n'avoir ni honneur, ni vertu, ni morale.
Me séduire, m'enlever, me tuer. Car c'était la seule échappatoire à ma vie toute tracée, de devoir, de sagesse et d'obéissance.
-Emporte-moi loin d'ici et je serai à toi. »

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Ce roman fait partie du challenge :



Challenge New Pal 2016 : 9/56

vendredi 17 juin 2016

Delirium, tome 3, de Lauren Oliver

Editeur : Hachette Blackmoon
Année : 2013
Pagination : 413 p.
Public visé : Adolescents, à partir de 14 ans

*Attention, il s’agit du troisième tome d’une série, présence de spoilers sur les tomes précédents*

Résumé :
Après avoir sauvé Julian d’une condamnation à mort, Lena et ses amis regagnent la Nature. Mais celle-ci n’est plus un lieu sûr, des rebellions ont éclaté partout dans le pays et les Régulateurs sont postés à la frontière, à l’affût de toute transgression. Le gouvernement ne peut plus nier l’existence des Invalides et la menace qu’ils représentent. Tandis que Lena mène la Résistance prenant chaque fois plus de risques, sa meilleure amie Hana vit une vie sans amour au bras du jeune maire de Portland… Leurs récits se déroulent en parallèle, leurs voix alternent : quand les deux amies se retrouveront-elles?

Ce que j’en pense :
Après un premier tome convaincant malgré un démarrage un peu lent, et un second au contraire un peu trop rapide, qui faisait office de tome de transition, ce tome met un terme à la trilogie d’une manière satisfaisante.
Sur le plan de l’intrigue, le groupe de Lena et Julian rencontre de plus en plus de difficultés dans la Nature. Ils n’ont bientôt plus d’autres choix que de rejoindre la résistance et d’aller affronter leurs ennemis. J’ai particulièrement aimé les nuances apportées par l’auteure dans ce tome : tout n’est pas rose et bon dans la Nature – et Lena doute de nombreuses fois – et tout n’est pas aussi lisse qu’on le croirait en ville, d’après l’expérience d’Hana. Le point de vue de cette dernière est donc intéressant, même s’il ralentit parfois l’intrigue.
En revanche, en ce qui concerne la romance et le triangle amoureux, tout est extrêmement prévisible, et c’est dommage. Voilà encore une héroïne capable de se battre mais qui n’a pas un sou de jugeote dès qu’il s’agit de sentiments !
Ainsi, je ne regrette pas d’être allée au bout de l’intrigue, qui était intéressante, mais la romance est trop conventionnelle et prévisible à mon goût. A conseiller volontiers aux adolescentes, dès 14 ans.

Les + : les nuances apportées dans les deux camps
Les - : la romance, trop prévisible
Appréciation : 3,5/5

Stellabloggeuse

« Faites tomber les murs. Sinon, vous mènerez une vie étriquée, une vie de peur, vous vous barricaderez contre l’inconnu, vous réciterez des prières contre les ténèbres, vous laisserez parler la crainte et l’étroitesse d’esprit.
Vous pourriez, bien sûr, ne jamais connaître l’enfer. Mais, dans ce cas, vous vous condamneriez aussi à ne pas connaître le paradis. »
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Ce roman fait partie des challenges :


Challenge ABC 2016 : 9/13


Challenge New Pal 2016 : 8/56

vendredi 27 mai 2016

Imposteur, tome 1, de Suzanne Winnacker

Editeur : Robert Laffont
Année : 2014
Pagination : 340 p.
Public visé : Adolescents et jeunes adultes , à partir de 14 ans

Résumé :
Rejetée par sa famille à cause de son don, Tessa est accueillie à bras ouverts par la Cellule des aptitudes extraordinaires, branche ultrasecrète du FBI qui recrute des jeunes doués de pouvoirs surnaturels. Après deux ans d'entraînement intense, elle maîtrise enfin le sien : la métamorphose. Mais les choses sérieuses commencent vraiment pour Tessa lorsqu'un tueur en série sème la terreur dans une paisible ville de l'Oregon. Pour confondre le meurtrier, elle va devoir prendre les traits de Madison, l'une des victimes, laissée pour morte. Dans le rôle de la brebis sans défense, Tessa attend que le loup vienne parachever son oeuvre macabre... Si elle déteste cette imposture au quotidien, incarner Madison offre aussi des compensations, celles d'une vie normale que Tessa n'a jamais connue. Au-delà des faux-semblants, des multiples suspects et du danger omniprésent, elle va découvrir l'amitié et une famille soudée. Mais comment se faire aimer pour soi quand on est dans la peau d'une autre ?

Ce que j’en pense :
Premier tome d’une trilogie « Imposteur » est un thriller fantastique assez efficace. Les personnages, dotés de dons plus ou moins originaux, sont des sortes de X-Men : les Variants, dotés de pouvoir, sont regroupés au sein d’une institution qui est à la fois leur école et leur foyer, et bientôt, leur lieu de travail, en lien avec le FBI.

Tessa, capable de prendre l’apparence de n’importe quelle personne qu’elle a touchée, reçoit sa première mission : remplacer une jeune fille assassinée, à l’insu de sa famille, afin de démasquer le meurtrier. Elle est assez touchante, entre le remords de mentir à la famille de Madison et sa soif d’affection.

L’histoire propose également une romance (bien sûr !), qui ne m’a pas franchement convaincue. Sur le plan de l’intrigue, le roman est assez efficace et suscite la curiosité, sans être transcendant. Néanmoins, je découvrirai avec plaisir Tessa dans ses prochaines aventures. La trilogie devrait séduire les adolescents, à partir de 14 ans.

Les + : un bon thriller pour adolescents
Les - : la romance
Appréciation : 3,5/5

Stellabloggeuse
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Ce roman fait partie des challenges :


Challenge ABC 2016 : 8/13


Challenge New Pal 2016 : 7/56



Challenge 100% R : 33e lecture

mercredi 11 mai 2016

Vango, tome 1, de Timothée de Fombelle : Entre ciel et terre

Editeur : Gallimard
Année : 2010
Pagination : 371 p.
Public visé : Adolescents, à partir de 12 ans

Résumé :
Paris, 1934. Devant Notre-Dame une poursuite s'engage au milieu de la foule. Le jeune Vango doit fuir. Fuir la police qui l'accuse, fuir les forces mystérieuses qui le traquent. Vango ne sait pas qui il est. Son passé cache de lourds secrets. Des îles siciliennes aux brouillards de l'Écosse, tandis qu'enfle le bruit de la guerre, Vango cherche sa vérité.

Ce que j’en pense :
Après « Tobie Lolness » et « Le Livre de Perle » qui m’avaient tous deux beaucoup plu, il me restait encore à découvrir « Vango », que l’on m’avait dépeint comme un formidable roman d’aventures. Et c’est ce qu’il est ! Le roman commence sur les chapeaux de roue, Vango se sent traqué depuis plusieurs années, et le voilà accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis.
Nous suivons donc sa fuite qui ne manque pas de rebondissements, tout en remontant doucement le fil de son existence, en quête de son passé où se trouvent les réponses qui nous manquent.
En filigrane, la seconde partie des années trente, avec la montée des totalitarismes et la guerre qui se profile déjà à l’horizon. J’avais déjà remarqué dans « Le Livre de Perle » combien la grande Histoire rattrapait les personnages, c’est encore le cas ici et c’est quelque chose que j’apprécie.
Vango nous fait voyager, entre la France, les petites îles au large de la Sicile, en Ecosse, et même en URSS où se joue une partie de l’intrigue.
Mon seul petit regret, c’est que le rythme fou de cette histoire oublie un peu de laisser la place à l’émotion, mais c’est vraiment pour chipoter… Vivement la lecture du second tome !

Les + : les rebondissements, la plume
Les - : un peu rapide pour laisser la place à l’émotion
Appréciation : 4/5

Stellabloggeuse

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« Il grandit avec trois nourrices : la liberté, la solitude et Mademoiselle. A elles trois, elles firent son éducation. Il reçut d'elles tout ce qu'il croyait possible d'apprendre. »

« A cinq ans, il comprenait cinq langues mais ne parlait à personne. A sept ans, il grimpait les falaises sans avoir besoin des pieds. A neuf ans, il nourrissait les faucons qui plongeaient sur lui pour manger dans sa main. Il dormait torse nu sur les rochers avec un lézard sur le cœur. Il appelait les hirondelles en sifflant. Il lisait des romans français que sa nourrice achetait à Lipari. Il montait en haut du volcan pour se mouiller les cheveux dans les nuages. Il chantait des berceuses russes aux scarabées. Il regardait Mademoiselle couper les légumes avec des facettes impeccables comme on taille les diamants. Puis il dévorait sa cuisine de fée. »

« Il regardait la foule, toutes ces histoires sur un quai. Et déjà, il sentait une petite lucarne s'ouvrir en lui. Les gens. Il découvrait les gens. Il connaissait des personnes, il en connaissait quelques-unes, chez lui. [...] Mais les gens c'était autre chose. Ceux qu'on ne connait pas. Ces vies qui nous frôlent à toute vitesse comme des poteaux télégraphiques par la vitre du train. »
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Ce roman fait partie du challenge :



Challenge New Pal 2016 : 6/56

mercredi 27 avril 2016

Projet oXatan, de Fabrice Colin

Editeur : Mango jeunesse
Année : 2002
Pagination : 218 p. (édition poche Flammarion)
Public visé : Adolescents, à partir de 12 ans

Résumé :
Quatre adolescents ont vécu toute leur existence, aussi loin qu’ils s’en souviennent, dans un bunker nommé « Eden », au fond d’un cratère sur Mars. Jusqu’à ce qu’un jour, leur maison entourée de marais, d’alligators et d’ogres féroces leur apparaisse comme une prison, les poussant à chercher à s’échapper. Ils partent sans le savoir en quête de leurs origines, même s’ils doivent finir par le payer de leur vie…

Ce que j’en pense :
Fabrice Colin offre ici aux adolescents un petit roman de science-fiction raconté de l’intérieur, sous la forme d’un journal intime qui retrace 13 jours de la vie des quatre adolescents, 13 jours qui marquent pour eux un tournant définitif.
L’intrigue pose la question des intelligences artificielles et de la procréation assistée, avec les dilemmes d’éthique qui leur sont liées.
L’histoire semble parfois parfaitement réelle, mais elle s’apparente aussi à un rêve, ou plutôt à un cauchemar.
C’est une lecture intéressante, mais qui mériterait d’être plus développée, notamment au niveau du caractère des personnages.

Les + : des thèmes intéressants
Les - : des personnalités peu étoffées
Appréciation : 3,5/5

Stellabloggeuse
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Ce roman fait partie du challenge :



Challenge New Pal 2016 : 5/56

samedi 2 avril 2016

Les étoiles de Noss Head, tome 3, de Sophie Jomain : Accomplissement

Editeur : Rebelle
Année : 2012
Pagination : 441 p.
Public visé : Adolescentes, à partir de 14 ans

Résumé :
*Attention, il s’agit du troisième tome d’une série, présence de spoilers sur les tomes précédents*
Hannah est devenue un ange noir contre sa volonté. Son esprit a tellement résisté que, malgré les efforts de Darius pour l’aider à s’adapter, elle ne maîtrise pas ses nouveaux pouvoirs et a conservé son odeur d’humaine. Avec le départ de Leith, incapable de supporter sa nouvelle nature, elle a perdu toute raison de vivre. Mais rien ne pourra jamais redevenir comme avant. Sauf si…

Ce que j’en pense :
Je crois que pour moi, c’était le tome de trop ! Les défauts que j’avais déjà remarqué dans les deux précédents ont fini par m’agacer : l’écriture un peu trop orale, l’humour à outrance, les gros sabots utilisés pour aborder la romance (et Leith est trop beau, trop viril, et je ne sais même plus comment je m’appelle…etc etc.), les personnages qui se font des câlins toutes les cinq minutes...
Mais j’ai surtout été déçue par la nature de l’intrigue en elle-même, j’aurais préféré qu’Hannah apprenne à s’accepter. Et je crois que le Journal d’un vampire m’a donné une allergie aux transformations à répétition !
Bref, je comprends que la série plaise aux adolescentes à qui elle est destinée, et à celles qui ont gardé leur âme de midinette, car la romance est agréable et les personnages sympathiques. Le tout agrémenté de fantastique et de danger, avec une intrigue plutôt bien ficelée en dehors de ces histoires de transformations. Mais pour ma part la magie ne fonctionne pas, même si j’ai aisément adhéré à d’autres séries pour ados assaisonnées d’hormones (comme Night School de CJ Daugherty, ou les Frères Fuentes de Simone Elkeles, et sûrement d’autres encore !). Je pense donc arrêter la saga ici, d’autant plus que la première intrigue se clôt à la fin de ce tome.

Les + : les personnages, une lecture agréable malgré tous les bémols
Les - : trop de romance, trop d’humour, trop de rebondissements improbables…
Appréciation : 3/5

Stellabloggeuse
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Ce roman fait partie des challenges :

Challenge ABC 2016 : 6/13



Challenge New Pal 2016 : 4/56

samedi 12 mars 2016

Le pacte des Marchombres, tome 2, de Pierre Bottero : Ellana L’Envol

Editeur : Rageot
Année : 2008
Pagination : 443 p. (version poche J’ai Lu)
Public visé : Adolescents et adultes

Résumé :
*Attention il s’agit du second tome d’une série, présence de spoilers sur le tome précédent*
Après avoir affronté le jugement du Rentaï et obtenu la Greffe qui l’a dotée de griffes redoutables, Ellana est de retour à Al Jeit avec son maître Jilano pour poursuivre son apprentissage de marchombre. Elle se voit bientôt confier une mission importante pour la sauvegarde de l’Empire, alors que la menace T’sliche est de plus en plus palpable. En proie au doute, Ellana trébuchera maintes fois avant de prendre son envol.

Ce que j’en pense :
C’est toujours un bonheur de retrouver la plume de Pierre Bottero, et particulièrement la trilogie dédiée à Ellana, qui est pour moi la plus aboutie de l’auteur, parmi celles que j’ai lues jusqu’à présent. Le premier tome était en tout cas très prometteur.
On retrouve Ellana en plein apprentissage, et on la suit jusqu’à la rencontre du premier groupe de voyageurs qui constitue la Quête d’Ewilan. J’ai apprécié le fait qu’Ellana ne soit pas parfaite, ses erreurs la rendent humaine et crédible. Une nouvelle fois, un hommage est rendu aux forces de la nature dans lequel le marchombre apprend à se fondre, et à leur harmonie. Le marchombre est respectueux et épris d’une liberté qui n’a rien d’égoïste, bien au contraire.
Il ne m’a manqué qu’un peu plus d’émotions pour avoir un coup de cœur, même si le roman n’en est pas dénué ! A lire, pour tous les amoureux d’Imaginaire, à partir de 12 ans.

Les + : la plume de Bottero, le personnage d’Ellana
Les - : r.a.s
Appréciation : 4,5/5

« Aimer est l’un des plus beaux choix qui s’offrent à un homme. Ou à une femme. Et l’un des plus difficiles. […] Et pas seulement parce que différencier l’amour de la passion ou d’une simple attirance, physique ou intellectuelle, est complexe. Une fois le choix d’aimer effectué, tout est en devenir. Tout reste à bâtir. Mon maître disait que l’amour est une voie au même titre que la voie des marchombres. »

Stellabloggeuse
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Ce roman fait partie des challenges :

Challenge ABC 2016 : 5/13

 Challenge New Pal 2016 : 3/56

samedi 30 janvier 2016

A comme association, tome 5, d’Erik L’Homme : Là où les mots n’existent pas

Editeur : Gallimard Jeunesse / Rageot
Année : 2011
Pagination : 203 p.
Public visé : Adolescents à partir de 13 ans

Résumé :
*Attention, il s’agit du tome 5 d’une série, présence de spoilers sur les précédents*
Après s’être enfin trouvé, Ombe et Jasper ont sans doute passé le meilleur réveillon de Noël de leur vie. Il s’est pourtant terminé de manière tragique, laissant Jasper exsangue, uniquement animé par un désir de vengeance. Arrivera-t-il à fausser compagnie aux agents de l’association et à retrouver les mystérieux assassins au taser ?

Ce que j’en pense :
Jusqu’à maintenant, « A comme association » était une série plutôt légère, même si l’émotion est montée brusquement dans le quatrième tome. Ce cinquième tome, marqué par la mort de Pierre Bottero, le binôme de l’auteur, est résolument plus sombre et mélancolique. Nous retrouvons un Jasper rongé par la culpabilité et bien décidé à venger son amie. Ce cinquième tome est empreint de réflexions sur la mort et d’une nostalgie lancinante, un sentiment que le lecteur ne peut que partager.
Cela n’empêche pourtant pas l’humour, notamment au travers de vives discussions imaginaires entre Jasper et Ombe. On retrouve aussi les multiples références aux auteurs d’imaginaire. Chassez le naturel, il revient au galop, la vie reprend le dessus, et c’est tant mieux.
A la fin du roman, l’intrigue reprend ses droits, en soulevant de nouvelles questions sur ces hommes qui traquaient Jasper et Ombe, et leurs liens avec les Anormaux. Affaire à suivre !

Les + : le mélange nostalgie / humour
Les - : r.a.s
Appréciation : 4/5

« De leurs réflexions, angoisses et délires, j’ai tiré mes conclusions personnelles. Notamment celle-ci : qu’on rejoigne le néant, un monde pire ou meilleur, des terres blanches ou noires, on disparaît pour toujours du regard des vivants. La mort est un effacement. Une désintégration de l’être. On peut spéculer sur l’âme et les arrière-mondes, n’empêche que, comme dit le poète, ce sont ceux qui restent qui se retrouvent en enfer… »

« Est-ce que ça sera fini un jour, Ombe ? Est-ce que j’arriverai à accepter l’idée de ne plus jamais te voir, la perspective de ne plus partager avec toi que des dialogues improbables et des souvenirs qui iront en s’estompant ? »

Stellabloggeuse
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Ce roman fait partie des challenges :

Challenge ABC 2016 : 2/13

Challenge New Pal 2016 : 2/56