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lundi 24 octobre 2016

Merveille des merveilles, de Jennifer Dalrymple et Nathalie Novi

Editeur : Didier jeunesse
Année : 2016
Pagination : 48 p.
Public visé : Enfants, à partir de 6 ans


Résumé :
C’est l’hiver. Tamsine, jeune fée, s’est aventurée au-dehors. Mais ses ailes gèlent et elle tombe inanimée dans la neige. Un mystérieux lutin la recueille. Un lutin qui cache dans ses armoires les plus sublimes des vêtements : des chemises brodées aux couleurs de l’automne, des robes aux reflets du printemps… Mais qui est-il vraiment ?

Ce que j’en pense :
Superbe ! Cet album est d’abord un très bel objet, avec son grand format (37 cm de haut) qui se prête bien à la lecture en groupe, et ses grandes illustrations à la peinture, tout en couleurs chatoyantes. Le travail de Nathalie Novi sur les illustrations est vraiment remarquable, et chaque page est un petit tableau à elle seule.

Quant à l’histoire, issue du folklore scandinave, elle est belle et originale, et se prête parfaitement aux lectures d’hiver. Tamsine, sortie imprudemment dans le froid, perd ses ailes et est recueillie par un lutin grincheux. La couture est mise à l’honneur, on aurait presque envie de s’y mettre ! (si, si !) On glisse doucement vers le printemps, vêtement par vêtement, pendant que se tisse également une belle amitié.


Je n’en dis pas plus, pour vous laisser le plaisir de découvrir ce petit bijou ! Une belle histoire hivernale que j’ai hâte de raconter à mes classes du mois de novembre...
Merci à Amélie et aux éditions Didier Jeunesse pour cette découverte.

Les + : les illustrations
Les - : r.a.s
Appréciation : 4/5


Stellabloggeuse

lundi 5 septembre 2016

Coup de vent, de Marsha Diane Arnold et Matthew Cordell

Editeur : Didier jeunesse
Année : 2016
Public visé : Enfant, à partir de 2 ans

Résumé :
Un jour de grand vent, un ours perd son écharpe dans la neige. Une joie pour tous les animaux de la forêt qui vont tour à tour se l'approprier. Le castor pour s'en faire un turban, la loutre une liane, les souris un trampoline... Mais dans quel état l'ours va-t-il retrouver son écharpe ? - Sur un principe perdu/trouvé, chaque double page est le théâtre de jeux et facéties jubilatoires quand un nouvel animal s'empare de l'écharpe.

Ce que j’en pense :
Voici, un peu en avance en cette période de chaleur, un sympathique album hivernal. Un ours perd son cache-nez, qui va passer d’animal en animal, chacun lui trouvant un usage particulier, et le plus souvent original !
Avec une structure répétitive adaptée aux petits, l’histoire stimule leur imagination (que peut-on faire, avec un cache-nez ?) avec un certain humour. L’album donne une belle leçon de solidarité et de partage, lorsque dans les dernières pages les animaux s’unissent pour rendre l’objet en bon état à son propriétaire. Il permet également de découvrir les petits animaux de la forêt, écureuils, renards, ratons laveurs…
Je n’ai pas été particulièrement séduite par l’illustration, de manière générale j’ai du mal lorsque les dessins manquent de précision. Néanmoins, le trait de Matthew Cordell est assez expressif et malicieux, et l’ensemble reste agréable à regarder.
Un album à retenir pour vos lectures d’hiver avec les petits !



Les + : la structure, la morale
Les - : l’illustration qui manque de précision à mon goût
Appréciation : 3/5


Stellabloggeuse

lundi 18 juillet 2016

Je suis la méduse, de Béatrice Fontanel et Alexandra Huard

Editeur : Les Fourmis Rouge
Année : 2016
Public visé : Enfants, à partir de 6 ans


Résumé :
Une jeune méduse se raconte.
Elle croise un jour la route d'une petite fille, qu'elle pique malencontreusement. Le père sort la méduse de l'eau et la laisse échouée sur le sable. À l'agonie, la jeune méduse sera sauvée in extremis par la petite fille, qui la rejettera à la mer. Devenue une méduse adulte, elle retrouvera l'enfant devenue jeune fille et la reconnaîtra grâce à la cicatrice laissée sur son poignet par la piqûre. Elle entamera alors pour elle une sublime et silencieuse danse sous-marine.

Ce que j’en pense :
J’ai eu un coup de cœur pour ce très bel album au propos original, à l’écriture envoûtante et aux vives illustrations en aquarelle.
L’auteur, Béatrice Fontanel, se glisse dans la peau d’une méduse, cet animal composé à 98% d’eau qui ne possède ni cerveau ni cœur et qui blesse sans volonté de nuire. Ici, elle pique une petite fille dont le père dépose la méduse sur la plage, pour qu’elle ne puisse plus blesser personne. La petite fille au cœur généreux la remettra pourtant à l’eau. C’est donc une belle histoire sur le pardon, la compréhension envers un être au fonctionnement différent que l’on a dérangé dans son milieu naturel. La dimension écologiste se retrouve également au travers des déchets que la méduse rencontre dans les fonds sous-marins. Pour ne rien gâcher, ce propos est servi par une très belle plume, tout en poésie.
L’illustratrice, en utilisant la transparence et la fluorescence, parvient à rendre compte de toute la brillance et la grâce de la méduse dans son milieu naturel, et de sa souffrance lorsqu’elle est échouée sur la plage.


Ainsi, cet album surprenant, contre toute attente, vous fera aimer – ou en tout cas mieux comprendre – les méduses tant redoutées des baigneurs. Un plaisir littéraire et visuel accessible dès 6 ans !

Les + : l’écriture, l’originalité, les illustrations
Les - : r.a.s
Appréciation : 5/5 (Coup de cœur)


Stellabloggeuse

dimanche 10 juillet 2016

Pomme, pomme, pomme, de Corinne Dreyfuss

Editeur : Thierry Magnier
Année : 2015
Public visé : Enfants, dès 18 mois

Résumé :
Pommier. Pomme. Poum ! Tombée. Croc ! Croquée... Ne reste alors que la graine qui, une fois arrosée, donnera à son tour un pommier... pour tout recommencer. Fondé sur le plaisir de prononcer avec gourmandise des mots simples et des onomatopées, ce tout-carton graphique raconte, pour les plus petits, le cycle de la vie d'une belle pomme rouge.

Ce que j’en pense :
Cet album tout carton raconte, en toute simplicité mais aussi avec poésie, le cycle de la pomme : la pomme sur le pommier, le fruit qui tombe, que l’on croque, la graine, la pluie, le pommier, et de nouveau la pomme.
Le tout rythmé par quelques mots très simples et des onomatopées pour former à la fin une petite poésie, une comptine, dont les sons et les allitérations réjouiront les petites oreilles.
Quant aux illustrations, elles sont sobre concernant les formes mais dotées de couleurs vives : le rouge de la pomme domine cet album, tranche sur le fond blanc des pages et attire l’œil des petits.
Une réussite sur tous les plans !

Les + : les sonorités associées à la simplicité
Les - : r.a.s
Appréciation : 3,5/5


Stellabloggeuse

lundi 27 juin 2016

Un ours sur ma chaise !, de Ross Collins

Editeur : Gautier Languereau
Année : 2016
Public visé : Enfants, à partir de 2 ans

Résumé :
Il y a un ours sur ma chaise. Il est si énorme que je n'ai plus de place du tout ! J'ai tout essayé pour tenter de le faire partir, même de lui faire peur ! Mais il refuse de bouger ! Comment faire pour que ce malpoli accepte de s'en aller ?

Ce que j’en pense :
Voici un album très drôle qui a immédiatement conquis les groupes d’enfants et d’accompagnateurs auxquels je l’ai raconté. Nous avons affaire à une petite souris très fâchée, et surtout très expressive, qui tente mille et un stratagème pour éloigner cet ours qui s’est installé sur sa chaise.
Il y a un humour sous-jacent et quelques références - musicales, écologistes… - qui font que cet album plaira aussi aux enfants plus grands (et aux adultes, car je dois dire que j’ai bien ri en le découvrant…), mais la base de l’histoire – la lutte entre l’ours et la souris – est accessible pour les enfants dès deux ans.
Le grand format de cet album se prête bien à être raconté en groupe.  Les illustrations sont particulièrement réussies, avec une souris aux mimiques irrésistibles et un ours extrêmement placide. Et pour ne rien gâcher, la chute est excellente !

Les + : l’humour, le grand format
Les - : r.a.s
Appréciation : 4/5

Stellabloggeuse


lundi 13 juin 2016

La bonne humeur de loup gris, de Gilles Bizouerne et Ronan Badel

Editeur : Didier Jeunesse
Année : 2013
Public visé : Enfants, à partir de 4 ans

Résumé :
Un matin, Loup gris se réveille de bonne humeur, vraiment de très bonne humeur. C’est donc confiant et fier comme un loup qu’il part en quête de nourriture : « Holà ! C’est moi le lououuuup, je suis le plus beau, le plus costaud ! »
Mais tout au long de sa journée, qui avait si bien commencé, Loup gris chasse des proies beaucoup plus futées que lui. Le bélier, la truie, le mouton et le cheval vont tour à tour se jouer de Loup Gris qui finira sa journée au bout du rouleau et plus trop sûr d’être le plus beau…

Ce que j’en pense :
« La bonne humeur de loup gris » est l’un de mes albums fétiche depuis sa sortie en 2013. Un spectacle de Gilles Bizouerne à la bibliothèque a été pour moi l’occasion de le ressortir pour le raconter aux classes, et de le chroniquer.
C’est un album en randonnée, avec une structure classique : Loup gris rencontre successivement des animaux – mouton, cheval, cochons, etc – qu’il tente de dévorer. Chacun lui échappe par une ruse, le laissant chaque fois un peu plus amoché, jusqu’à ce que la journée se termine enfin. Le ton est vif, les ruses intelligentes, et rien n’est épargné à ce pauvre loup, au grand bonheur des petits lecteurs.
L’association avec Ronan Badel est très judicieuse, ses illustrations pleines de malice collent parfaitement au texte.
Et si l’on en n’a pas eu assez, on pourra poursuivre avec « Le jour ou Loup Gris est devenu bleu », tout aussi tordant ! Ou découvrir Gilles Bizouerne dans ses autres albums comme "Une maison pour quatre" ou "Pierre et la sorcière"

Les + : l’humour
Les - : r.a.s
Appréciation : 4/5


Stellabloggeuse

lundi 6 juin 2016

Pierre et la sorcière, de Gilles Bizouerne et Roland Garrigue

Editeur : Didier Jeunesse
Année : 2016
Public visé : Enfants, à partir de 4/5 ans

Résumé :
Au village, tout le monde a peur de la sorcière. Tout le monde, sauf Pierre, le galopin qui n'a peur de rien ! Jusqu'au jour où cric crac, la sorcière l'enferme dans son sac ! Et si c'était l'occasion pour Pierre de jouer un sale tour à la sorcière ?

Ce que j’en pense :

Depuis « La bonne humeur de loup gris » - qui est l’un de mes albums chouchous, et que je chroniquerai bientôt ici – je suis assidument les parutions de Gilles Bizouerne. Récemment, j’ai particulièrement apprécié « Une maison pour quatre » dont je vous parlais il y a peu.
L’auteur s’approprie ici le conte d’origine flamande dans lequel un enfant est enfermé dans le sac d’une sorcière. Il y ajoute toute la malice et l’irrévérence qu’on lui connaît, avec un petit héros qui n’a pas froid aux yeux et un langage fleuri pour la sorcière, qui vaut le détour à lui tout seul. La ruse a la part belle dans cette histoire pleine de rebondissements.
Le conte est très structuré, avec un schéma qui se répète plusieurs fois avec de légères variations. On retrouve également les petites phrases qui reviennent régulièrement, comme un refrain, les onomatopées et les chansonnettes qui sont la signature de la collection « A petits petons », et qui donnent un rythme à l’histoire.


Sur le plan graphique, j’ai apprécié le travail de Roland Garrigue, que je ne connaissais pas encore. Mention spéciale au dessin de la sorcière, délicieusement moche, et aux couleurs d’automne qui donnent une ambiance très agréable à l’histoire.
Merci à A. Pacary et aux éditions Didier Jeunesse pour cette lecture.

Les + : la malice, les couleurs
Les - : r.a.s
Appréciation : 3,5/5


Stellabloggeuse

mardi 31 mai 2016

Déjà, de Delphine Grenier

Editeur : Didier jeunesse
Année : 2016
Public visé : Enfants, à partir de 2 ans

Résumé :

C’est la nuit, il n’y a pas de bruit.
Souris entreprend d’aller réveiller ses amis. Le chat, l’oiseau, la grenouille, la poule,
et le lapin sont bientôt réunis pour admirer… le lever du soleil !

Ce que j’en pense :

« Déjà » est un album doux et apaisant, qui se déroule dans la quiétude de la nuit. Il est doté d’une structure en randonnée, avec des animaux qui se réveillent les uns après les autres, selon un même schéma que les petits identifieront facilement, avec un texte simple et répétitif.
Le petit lecteur se demande où vont tous ces animaux, jusqu’à la très belle double-page où ils assistent au lever du soleil et accueillent le petit matin.

Graphiquement, l’album est réussi. En tournant les pages, on passe peu à peu d’un fond bleu nuit à un bleu plus clair, celui du lever du jour, pour finir sur le jaune éclatant du soleil. De plus, chaque animal introduit une couleur dans l’histoire. Enfin, de manière plus subjective, j’ai apprécié le trait que je trouve doux, bien adapté aux petits.
Quant au format, il est plutôt grand pour un album destiné aux tout-petits, ce qui est un atout pour raconte l’histoire à un groupe, ou pour s’immerger dans l’histoire avec son enfant.
A découvrir en librairie à partir du 1er juin 2016 ! Merci à A. Pacary et aux éditions Didier jeunesse pour cette découverte.

Les + : la structure en randonnée, l’utilisation des couleurs
Les - : r.a.s
Appréciation : 3,5/5


Stellabloggeuse

mardi 24 mai 2016

Ce matin, de Junko Nakamura

Editeur : MeMo
Année : 2015
Public visé : Enfants, à partir de 2 ans

Résumé :
Ce matin commence comme tous les matins, par le réveil, puis par toutes les menues tâches quotidiennes, le plaisir de se retrouver et enfin le départ vers l’ailleurs, à l’extérieur. C’est pour tous, petits comme grands, une épreuve qu’il faut savoir transformer en plaisir : quitter son cocon, son lit, son nid et affronter la vie extérieure. Dans « Ce matin », l’ours et le chien apprivoisent la journée avec beaucoup de douceur et de soins réciproques, puis partent voir le monde. Partir c’est grandir ?

Ce que j’en pense :
Dans ce nouvel album, Junko Nakamura propose une histoire pleine de douceur. Ses illustrations au tampon, associées à un jaune acidulé, nous plongent au cœur d’une matinée ensoleillée.
L’ours réalise au réveil toutes les petites étapes du quotidien : s’étirer, déjeuner, s’habiller, se brosser les dents, un moment de tendresse avec son chien… Tous ces petits rituels lui donnent la force de franchir la porte et d’aller affronter l’extérieur.
Malgré le côté onirique et poétique de l’album, les tout-petits s’y retrouvent aisément, car ils y retrouvent des étapes de leur propre réveil.
Ainsi, c’est un album solaire et optimiste, qui donne envie de sortir de la maison et de partir découvrir le monde – et métaphoriquement, de grandir. Un joli moment de lecture à partager avec les enfants, à partir de 2 ans.

Les + : la douceur
Les - : r.a.s
Appréciation : 3,5/5


Stellabloggeuse

samedi 14 mai 2016

La sucette de Petit Eléphant, de Jeanne Ashbé

Editeur : Ecole des loisirs
Année : 2015
Public visé : Enfants, à partir de 2 ans

Résumé :
Aujourd’hui, Grand éléphant a quelques courses à faire…  Petit éléphant adore faire les courses ! Au supermarché, il y a des sucettes super-éléphant ! Et Petit éléphant a très envie d’une sucette super-éléphant. Grand éléphant a dit non. Pourtant, Petit éléphant a super super envie d’une sucette superéléphant, il a vraiment besoin d’une sucette super-éléphant !

Ce que j’en pense :
Petit Eléphant est le nouveau personnage de Jeanne Ashbé, qu’elle développe depuis quelques albums. Cette fois-ci Petit Eléphant découvre les tentations de la publicité et de l’incitation à la consommation, avec cet étal de sucettes fait pour attirer la convoitise des tout-petits.
Il réalise alors que son papa peut lui dire non, plusieurs fois de suite. Il croit avoir trouvé la parade en glissant la sucette dans son sac, mais il découvre que le vol n’est pas du tout admis par les adultes… Heureusement, faute admise est vite pardonnée et il trouvera d’autres sources de bonheur que cette super sucette !
Les illustrations sont douces, le décor familier, entre la maison, le parc et le supermarché, l’enfant trouve rapidement ses repères.
En bref, un album bien pensé sur la consommation, le désir et l’opposition.

Les + : le thème original
Les - : r.a.s
Appréciation : 3,5/5

Stellabloggeuse

vendredi 29 avril 2016

Une maison pour quatre, de Gilles Bizouerne et Elodie Balandras

Editeur : Syros (paroles de conteurs)
Année : 2015
Public visé : Enfants, à partir de 4 ans

Résumé :
Tigre, Éléphant, Serpent et Hibou se rencontrent un jour et ont une drôle d’idée : « Et si on construisait une maison ? » Ça, les animaux n’y avaient jamais pensé… Faudra-t-il une salle de bains ? Un placard et des rangements ? Une cave et un grenier ? À quoi va bien pouvoir ressembler la maison de leurs rêves ? Une histoire surprenante et pleine d'humour, d'origine africaine.

Ce que j’en pense :
Cet album de Gilles Bizouerne est issu de la tradition orale. Il commence en forme de devinettes, en impliquant les enfants dans la présentation des personnages.
Une fois présentés, ces animaux rêvent d’un projet commun, qui prendra la forme d’une maison. Dans un passage plutôt rigolo, les animaux se posent des questions sur ce dont ils ont besoin dans leur habitation. Viens ensuite la construction, où les quatre amis démontrent entraide et complémentarité.
Chacun édicte enfin sa règle de vie, comme dans une colocation. Mais dès la première nuit, les choses vont se gâter ! Une débandade épique, qui, bien racontée, fera rire les petits mais aussi les plus grands (à notre grande surprise, il fonctionne très bien avec les grands du CM) !
En filigrane de cette histoire pleine d’humour, la difficulté du vivre-ensemble lorsque chacun suit sa propre règle de vie…
Les illustrations sont colorées et bien contrastées, et le grand format de l’album en fait un bon support à raconter à un groupe.

Les + : L’humour, la narration qui se prête bien à la lecture à voix haute
Les - : r.a.s
Appréciation : 4/5


Stellabloggeuse

lundi 25 avril 2016

Les sœurs Ramdam, de Françoise de Guibert et Ronan Badel

Editeur : Thierry Magnier
Année : 2015
Public visé : Enfants, à partir de 4 ans

Résumé :
Une journée paisible commence à Quietcity, dans le Far West… Pas si paisible que ça, car les sœurs Ramdam ont décidé de faire profiter leurs voisins de leur musique, qui n’est visiblement pas du goût de tout le monde ! Si c’est comme ça, elles iront en dehors de la ville, jouer pour les arbres et les oiseaux…quitte à se faire capturer par les Indiens !

Ce que j’en pense :
Les deux personnages principaux de cet album malicieux jouent avec un enthousiasme rafraîchissant leur musique dissonante, de l’école à la place du village, cherchant avec optimisme ceux qui sauront apprécier leurs airs. J’ai beaucoup aimé la fin de l’album, qui est bien trouvée. Les enfants les plus jeunes ne comprennent pas toujours toutes les subtilités de l’histoire, mais ils en saisissent l’essentiel à leur niveau.
Quant aux illustrations, elles sont l’œuvre de Ronan Badel, avec toute la malice qu’on lui connaît. En revanche petit bémol concernant le format de l’album, un peu trop petit pour être raconté devant un public de plusieurs enfants.
Mais cet album reste une réjouissante incursion dans le Far West!

Les + : l’humour
Les - : le format un peu petit
Appréciation : 3,5/5

Stellabloggeuse


mercredi 13 avril 2016

Purée de cochons, de Stéphane Servant et Laetitia le Saux

Editeur : Didier Jeunesse
Année : 2016
Public visé : Enfants à partir de 5/6 ans

Résumé :
Le loup est bien content, car il a capturé dans la forêt trois petits porcelets. Avec des carottes et des navets, il va se préparer une délicieuse purée de cochons ! Le problème, c’est que le loup ne sait pas lire…impossible de déchiffrer la recette ! Les trois petits cochons vont donc le guider…ou le mener en bateau !

Ce que j’en pense :
J’avais beaucoup aimé les précédents contes détournés du tandem Servant/Le Saux : « Boucle d’Ours » qui aborde en douceur le thème du genre, et « La Culotte du loup » qui met en garde les enfants contre les sirènes de la publicité.
Avec ce nouvel album, le duo s’attaque au thème de l’illettrisme. Avec humour et simplicité, ce conte démontre aux enfants que l’on est très démuni lorsque l’on ne sait pas lire, obligé de s’en remettre aux autres, qui ne sont pas toujours de bon conseil !
Une nouvelle fois, on s’amuse beaucoup, avec de nombreuses références – le corbeau et le renard, le petit chaperon rouge, et on retrouve même Boucle d’Ours dans la salle de classe !
Malgré tout, sans pouvoir me l’expliquer, j’ai un tout petit peu moins apprécié ce nouvel album que ses deux prédécesseurs. Mais il devrait beaucoup plaire aux enfants, en particulier  à 6/7 ans, au moment de l’apprentissage de la lecture.
Merci à A. Pacary et aux éditions Didier Jeunesse pour cette découverte.

Les + : l’humour, les références
Les - : un peu moins fin que les deux albums précédents
Appréciation : 3,5/5


Stellabloggeuse


mercredi 6 avril 2016

Réveille-toi Raymond !, d’Anne Crausaz

Editeur : MéMo
Année : 2015
Public visé : Enfants, à partir de 3 ans

Résumé :
Dans cet album, Anne Crausaz renoue avec son personnage fétiche, l’escargot Raymond. Avec sa compagne Juliette, Raymond se prépare à hiberner, pour passer l’hiver bien au chaud. Mais rien ne se passe comme prévu : un bruit le réveille et l’attire dehors, où il multiplie les mauvaises rencontres, que ce soit avec des fraises affamées, des champignons brigands ou un hérisson ! Le pauvre Raymond en perdrait sa coquille…

Ce que j’en pense :
On retrouve le style d’Anne Crausaz, avec ses dessins précis et colorés et un texte minimaliste, qui suggère plutôt qu’il n’explique. Cette fois, Raymond fait un cauchemar, et son rêve lui fait rencontrer, en les détournant, des éléments de son quotidien.
Les petits à qui l’on raconte cette histoire sont d’abord surpris par son étrangeté, par les créatures que rencontre Raymond, avant de comprendre finalement que ce n’était qu’un rêve. L’album peut être accessible à partir de 3 ans, surtout si les enfants connaissent déjà Raymond, mais ce sont les 4/5 ans qui devraient mieux l’apprécier.

Les + : un personnage déjà connu, un graphisme attrayant
Les - : r.a.s
Appréciation : 3,5/5


Stellabloggeuse

mardi 29 mars 2016

Castor-Têtu, de Jean Leroy et Audrey Poussier

Editeur : Ecole des loisirs
Année : 2015
Public visé : Enfants, à partir de 4 ans

Résumé :
Castor-Têtu est un grand maintenant, et pour gagner sa première plume de papoose, il veut prouver qu’il est un vrai brave. Ni une ni deux, le petit indien va escalader la montagne pour aller défier l’aigle dans son nid ! Mais arrivé en haut, il fait une rencontre à laquelle il ne s’attendait pas…

Ce que j’en pense :
Cet album propose une histoire d’indiens comme les enfants les aiment, à base d’aventure et de courage. Castor-Têtu n’a pas froid aux yeux, et il sait ce qu’il veut. Mais il a surtout un grand cœur, et face à un plus petit que lui, ses instincts guerriers vont faire place au partage et à l'altruisme.
La chute (au sens propre !) fera frémir les petits lecteurs avant un dénouement bien trouvé.
La simplicité est de mise, avec un fond blanc pour des illustrations centrées sur les personnages, avec peu d’éléments de décor. L’action est figurée par une mise en page intéressante.
En bref, tous les ingrédients sont réunis pour un album qui fonctionne très bien, à lire seul ou en groupe dès 4 ans.

Les + : le mélange de courage et d’altruisme
Les - : r.a.s
Appréciation : 3,5/5

Stellabloggeuse

mercredi 23 mars 2016

L’ours qui jouait du piano, de David Litchfield

Editeur : Belin
Année : 2016
Public visé : Enfants, à partir de 5 ans

Résumé :
Un jour, au cœur de la forêt, un ours découvre un piano abandonné. D’abord effrayé par cet instrument capable de faire du bruit, il l’apprivoise peu à peu, lentement, touche après touche, jusqu’à pouvoir jouer de merveilleuses mélodies qui ravissent ses amis de la forêt. Un jour, un père et sa fille lui propose de les accompagner en ville, où il devient une véritable star. Pourtant, l’ours se rend compte qu’il lui manque l’essentiel…

Ce que j’en pense :
Ma collègue et moi sommes tombées sous le charme de cet album. Les illustrations sont magnifiques, qu’il s’agisse de la forêt baignée de lumière ou de la ville et de la salle de concert où l’ours joue à guichet fermé.
L’histoire est belle, et en plus elle est un peu longue, on prend le temps de la déguster avec les enfants. Il est question de musique, de célébrité, de reconnaissance et de richesse, mais le lecteur en retient qu’il n’existe pas de bonheur supérieur à celui d’être entouré de ses amis.
L’album est assez grand, il se prête bien à être raconté à un groupe d’enfants. Il peut être compris dès la grande section, et les grands de primaire l’apprécient particulièrement.

Les + : la beauté des illustrations, l’histoire, le format
Les - : r.a.s
Appréciation : 4,5/5


Stellabloggeuse

mercredi 16 mars 2016

Le bisou arc en ciel, de Kimiko

Editeur : Ecole des loisirs
Année : 2015
Public visé : Enfants, à partir de 18 mois

Résumé :
Lola s’est fait mal ! Heureusement, Malo lui fait le bisou jaune : le bisou bobo, tout doux comme un poussin. Et il en connaît plein d’autres, de toutes les couleurs, pour dire bonjour, pour consoler, pour aller dormir…

Ce que j’en pense :
Kimiko revient avec un album tout carton plein de tendresse, qui introduit les couleurs auprès des tout-petits par le biais des bisous et des émotions qui leur sont liées. 
C’est un album épuré, sur fond blanc avec deux personnages qui se répondent, tout en simplicité, en suivant un schéma que les petits comprennent rapidement. Une valeur sûre !

Les + : un album tendre, le thème des couleurs apprécié des tout petits
Les - : r.a.s
Appréciation : 3,5/5


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