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samedi 6 février 2016

Les chroniques de Dani Mega O’Malley, de Karen Marie Moning, tome 2 : Burned

Editeur : J’ai Lu
Année : 2016
Pagination : 484 p.
Public visé : Adultes (public averti)

Résumé :
*Attention, il s’agit du tome 2 d’une saga, présence de spoilers sur le tome précédent*
Après avoir frôlé la catastrophe, laissé Christian aux mains de la Sorcière Pourpre, et défait le Roi du Givre Blanc, Dani se retrouve pour la première fois confrontée à Mac depuis que celle-ci sait qu’elle a assassiné sa sœur. Suite à cet affrontement, Dani sera hors-jeu un certain temps, pendant des trous noirs menacent d’engloutir la planète, et que Cruce prend peu à peu du pouvoir sur sa prison de l’Abbaye. Privée de Dani, suivie par une petite armée Unseelie, hantée par le Sinsar Dubh et aux prises avec de nouvelles Sidhe-seers, Mac parviendra-t-elle à empêcher le pire ?

Ce que j’en pense :
Dans l’ensemble, et après un « Iced » réussi,  je dirais que c’est le tome que j’ai le moins apprécié de toute la saga « Fever ». J’ai eu beaucoup de mal à entrer dedans au départ. En cause, l’absence de Dani et surtout, la part très importante prise par les scènes de sexe dans ce tome. Des scènes très très sensuelles des tomes précédents, et après un "Iced" très sage, on passe ici à quelque chose de beaucoup plus cru, plus primitif, que je n’ai pas apprécié.
Ceci dit, j’ai fini par entrer dedans, à m’intéresser aux nouvelles Sidhe-Seers et à Jada, leur fascinante meneuse. J’ai apprécié l’astuce trouvée pour contourner le jeune âge de Dani. 
Et surtout, j’ai aimé retrouver Mac, même si elle est dans un état de vulnérabilité qui la contrarie beaucoup, à cause du Livre qui est omniprésent en elle. Malgré cela on retrouve son caractère flamboyant et son humour bien à elle.
Du côté de l’action, on avance assez peu, ce tome tournant principalement autour du sauvetage de Christian. Ainsi, ce tome est clairement en dessous des autres pour moi, mais m’a suffisamment plu pour que je sois au rendez-vous quand le prochain sortira.

Les + : le retour de Mac ; le personnage de Jada
Les - : trop de scènes sexuelles délibérément crues
Appréciation : 3,5/5

« La tentation n'est pas un vice dont on se libère après en avoir totalement triomphé une seule fois. Elle se glisse dans votre lit chaque soir et vous aide à dire vos prières. Elle vous réveille le matin avec une bonne tasse de café et sait exactement comment vous l'aimez, bien chargé en péché »

Stellabloggeuse
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Ce roman fait partie du challenge :

Challenge ABC 2016 : 3/13

mardi 11 février 2014

Les chroniques de Dani Mega O’Malley, de Karen Marie Moning, tome 1 : Iced

[J’ai lu, 2013]

La saga des Chroniques de MacKayla Lane, écrite par Karen Marie Moning, a été l’une de mes séries coup de cœur ces deux dernières années. J’ai adhéré à l’univers, admiré sa complexité, et Mac est devenue ma meilleure amie. Aussi, je n’étais pas peu impatiente vis-à-vis de cette suite rédigée du point de vue de Dani, l’un des personnages secondaires. Ai-je été conquise ? Vous le saurez très vite !

Résumé

Depuis que les murs séparant les mondes humain et faë sont tombés, Dani a beaucoup plus de travail. Toute la journée, elle se déplace à toute allure dans Dublin et transperce autant de faë que possible avec son épée. Lorsqu’elle a un peu de temps, elle rédige son journal, de Dani Daily, qu’elle placarde partout pour avertir la population des dangers qui les guette. Parfois, elle s’accorde même une pause devant un film avec Dancer, qu’elle considère comme son meilleur ami. Mais tout se gâte lorsque Ryodan tente de la recruter chez Chester, tandis qu’un souffle glacé menace Dublin…

Un changement de point de vue

Je dois dire que j’appréhendais un tout petit peu le changement de point de vue, notamment celui de Dani qui est un personnage moins mature que celui de Mac. Et effectivement, Iced a sa touche personnelle et se démarque des Chroniques de MacKayla Lane. On évolue avec un mental différent. La principale différence, c’est que la sensualité qui était en toile de fond de toute la saga précédente est ici évacuée, en raison du jeune âge de l’héroïne (14 ans), même si elle se retrouve au centre de diverses convoitises et que l’on devine déjà certaines envies.

Un univers aux multiples ressources

J’ai surtout éprouvé une grande joie de retrouver cet univers qui m’est cher, ce Dublin que j’ai appris à connaître. Les problèmes sont toujours là : Cruce, figé dans sa cage, n’en finit pas de torturer mentalement les sidhe-seers qui le gardent, tandis qu’une nouvelle menace fait son apparition. Ce tome est centré sur l’enquête menée par Dani Ryodan et Dancer concernant cette menace qui glace tout sur son passage. Cette intrigue a su m’intéresser et je suis curieuse de découvrir ses développements futurs.

Les personnages

Malgré mes craintes initiales, le personnage de Dani parvient à s’imposer en tant qu’héroïne de la saga. Si Mac a été ma meilleure amie, Dani serait une petite sœur, un peu terrible et difficile à canaliser mais avec un grand coeur, au fond. Elle est effrontée et courageuse. Elle a un côté agaçant, c’est normal, c’est une adolescente, avec l’inconstance, la spontanéité et le sentiment d’injustice que cela implique. Mais elle a aussi des réflexions intéressantes, et laisse parfois entrevoir ses failles. Autour d’elles gravitent principalement Ryodan, Christian Mc Keltar en pleine transition unseelie (certains chapitres sont rédigés de son point de vue), et Dancer. Ce qui promet des luttes intéressantes ! On suit aussi les sidhe-seers à l’Abbaye, plusieurs chapitres étant rédigés du point de vue de leur nouvelle chef, Kat. Enfin, on aperçoit de loin Mac et Barrons, sans qu’ils prennent part à l’action.

L’écriture 

Je me régale toujours autant en lisant Karen Marie Moning. Elle a réussi à adapter son style à la personnalité de Dani, mais on retrouve indéniablement sa « patte », avec cette oscillation entre vivacité, humour et réflexions de fonds. Les descriptions restent parlantes et les dialogues succulents.

En quelques mots…

Ainsi, j’ai retrouvé avec grand plaisir le style délicieux de Karen Marie Moning et l’univers qu’elle avait développé dans les Chroniques de MacKayla Lane. Si le jeune âge de l’héroïne rend cette nouvelle saga moins sensuelle, elle a ses propres atouts et une personnalité que j’ai hâte de découvrir encore un peu plus. Vite, la suite !

Note : 4/5

Stellabloggeuse

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Ce titre appartient aux challenges :



Challenge ABC 2014 : 3/13



 Challenge New PAL 2014 : 3/20


Big challenge 2014 : 1/5

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« Le problème, c’est qu’il ne ressemble plus du tout au Sinsar Dubh que nous gardions dans les sous-sols de l’Abbaye. La magie la plus noire et le pouvoir le plus maléfique de la race faë ne sont plus emprisonnés sous la couverture d’un livre. Ils sont sous la peau d’un prince ailé dans toute sa glorieuse nudité. Et si vous n’avez jamais vu de prince faë, je peux vous dire que question « glorieuse nudité », celui-ci est généreusement pourvu. Il a de quoi vous faire tomber la mâchoire, ouvrir des yeux ronds et perdre la tête. Tôt ou tard, quelqu’un le délivrera. C’est fatal. »

« Je ne manifeste pas du dédain, je suis le dédain personnifié. Je lui envoie mon regard mortel numéro dix-sept sur trente-cinq. Les grandes personnes ! Quand elles voient une ado avec un peu plus de jus que les autres, elles ne gèrent plus ! Alors elles essaient de l’enfermer dans une boîte et de mettre le couvercle dessus, en lui reprochant d’être ce qu’elle est. Comme si j’y pouvais quelque chose ! Dancer a raison, les adultes ont peur des enfants qu’ils élèvent. »

« -[…] Un seul faux pas de sa part et vous êtes morte.
J’ai l’impression que mon visage se vide de son sang. Je fais tout le temps des faux pas. Faux Pas, c’est mon second prénom. Juste après Mega. Je ne peux pas ne pas en faire : j’ai des pieds. »

samedi 14 septembre 2013

Les Chroniques de MacKayla Lane, tome 5, de Karen Marie Moning : Fièvre d’ombres

[J’ai Lu, 2012]

*Attention, il s’agit du 5e tome d’une saga, présence de spoilers sur les tomes précédents*

Un peu plus d’un an après ma chronique du premier tome, me voilà aujourd’hui pour vous parler du cinquième et dernier tome des Chroniques de MacKayla Lane. Karen Marie Moning n’en a néanmoins pas fini avec cet univers qu’elle prolonge avec la saga Iced, dont le premier tome sort en France au mois d’octobre et qu’il me tarde déjà de découvrir ! Mais n’allons pas trop vite et parlons de ce « Fièvre d’ombres » !

Résumé

Mac est accablée. Elle a fait une terrible erreur qui a coûté la vie à son plus précieux allié. Elle a l’impression de ne rien apprendre de ses erreurs et de ne comprendre que trop tard les choses importantes. Pour changer les choses, elle est prête à tout. Elle s’enfonce alors dans la noirceur et pactise avec son pire ennemi pour poursuivre son but : trouver le Sinsar Dubh et le forcer à lui obéir.

Un tome riche et dense

Avec ses 888 pages, cet ultime tome aurait de quoi effrayer. Et pourtant, je n’ai fait que me réjouir qu’il soit si épais tant je me régalais, tant je ne voulais pas que la saga se termine. Quoi qu’il en soit, je dois dire que je ne me suis pas ennuyée un instant. L’auteure vous attrape, vous emporte, vous balade de surprise en révélation, jusqu’à un épilogue inattendu et tout à fait réjouissant. Une fois de plus, je ne peux que m’extasier devant l’imagination de Karen Marie Moning et l’univers riche qu’elle a réussi à créer, tout comme la structure de son histoire qui parvient à préserver le suspense jusqu’à bout.

Du grain à moudre

Ce dernier tome nous permet également de réfléchir et de philosopher, et notamment sur la notion de Bien et de Mal. Mac évolue beaucoup sur ce point. Il y a l’idée que seuls nos actes comptent et nous définissent, un point de vue qui me convient bien. Mais ce n’est pas tout, l’auteure nous invite également à réfléchir sur l’amour au travers de la relation compliquée entre Mac et Barrons, une relation qui implique d’accepter l’autre tel qu’il est, avec sa part d’ombre. Et enfin, une intéressante façon d’organiser ses priorités : il y a les choses avec lesquelles on peut vivre, et d’autres sans lesquelles on ne peut vivre. Bref, il y a de quoi réfléchir, croyez-moi !

Les personnages

Mac est et restera l’un de mes personnages préférés parmi ceux que j’ai croisé dans les livres. C’est incroyable comme je me suis attachée à elle (oui oui, je suis au courant qu’elle n’existe pas vraiment…^^), je considère que c’est l’une des meilleures narratrices que j’ai pu croiser. J’ai adoré son évolution tout au long de la saga. Dans ce tome, elle n’essaie plus de distinguer ses amis et ses ennemis, mais à se connaître elle-même et à s’apprivoiser. Barrons a pris lui aussi une nouvelle dimension, il se révèle enfin et, même s’il n’est toujours pas mon genre, j’adore leur relation, dans les meilleurs et dans les pires moments. Personnellement, j’aurais eu une préférence pour V’lane qui nous réserve quelques surprises dans ce tome. Dani est toujours présente elle aussi et cette gamine impertinente a un côté attachant malgré son épouvantable façon de s’exprimer. Je pourrais les énumérer longuement, mais pour résumer, les personnages sont très bien construits, chacun a sa place, son rôle, son caractère.

L’écriture

Karen Marie Moning a une « patte » particulière, une manière de raconter les choses qui se distingue et qui a su me séduire. Il y a un mélange d’humour, d’action, de réflexion plus ou moins philosophique et de sensualité tout à fait bien dosé. Elle a su inventer tout un univers, avec son vocabulaire propre et ses légendes, et lui donner vie par des descriptions convaincantes. Les dialogues sont vivants et rythmés. Vous le voyez, je suis tombée sous le charme de l’auteure.

En quelques mots

Ainsi, c’est une saga coup de cœur, que je ne peux que vous conseiller si vous aimez les littératures de l’imaginaire et les créatures étranges. Je remercie d’ailleurs chaudement celles qui m’ont donné envie de la découvrir, Sabruhu, Morgana et Frankie ! C’est une saga qui donne envie d’être une femme forte, d’assumer toutes les facettes de sa personnalité et de vivre à 100%. Une saga qui vous fera voyager, qui vous évadera, qui vous fera frissonner et qui saura vous surprendre. Promis juré.

Note : 5/5 (Coup de cœur)

Stellabloggeuse

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« Dans un hurlement, je m’accroupis sur le rebord de la falaise en maudissant le jour où je suis venue au monde et en regrettant que ma mère biologique ne m’ait pas noyée à la naissance. La vie est trop dure, trop vaste pour moi. Personne ne m’a jamais dit qu’il y aurait des jours comme celui-ci. Pourquoi m’a-t-on laissée dans une telle ignorance ? Comment a-t-on pu me laisser devenir ainsi – heureuse, rose bonbon, stupide ? La douleur que j’éprouve est pire que tout ce que le Sinsar Dubh m’a fait subir. Au moins, quand le Livre me broie, je sais que ce n’est pas de ma faute. »

« La plupart des gens sont bons et à l’occasion, ils commettent une action qu’ils savent mauvaise. Certains sont mauvais et mènent un combat quotidien pour maîtriser leurs pulsions. D’autres sont corrompus jusqu’à la moelle et s’en moquent éperdument, tant qu’ils ne sont pas pris. Le Mal est d’une tout autre nature, Mac. Le Mal, c’est quelque chose de mauvais qui se croit bon. »

« -Ce n’est pas un mur. J’essaie simplement de vous aider à maintenir les bonnes distances entre nous. Et je n’ai pas dit que je ne vous aimais pas. « Aimer » est un mot tellement puéril ! Ce sont les gens médiocres qui aiment ceci ou cela. La seule question ayant du sens sur le plan émotionnel est « Pouvez-vous vivre sans ceci ou sans cela ? ». »

« Le bien et le mal, dans leur expression la plus pure, étaient aussi impalpables et éternellement hors de notre portée que n’importe quelle illusion faë. Nous ne pouvions que tendre vers eux, aspirer à eux, en espérant ne pas nous perdre dans les ombres jusqu’à ne plus voir la lumière »

samedi 20 juillet 2013

Nëphyr, tome 1, de Cindy Mezni : Ex tenebris

[J’ai Lu, 2013]

Je vais vous parler aujourd’hui du premier tome d’une saga bit-lit/urban fantasy que j’ai découverte à l’occasion d’une rencontre, organisée sur Lyon par Karline avec l’auteure, Cindy Mezni. Mes premières lectures du genre, comme Go to hell d’Oxanna Hope ou Les Chroniques de MacKayla Lane de Karen Marie Moning m’avaient plu, c’est donc avec enthousiasme que j’ai poursuivi ma découverte !

Résumé

Némésis est la reine d’un clan de Nëphyr, des créatures assez proches des vampires mais qui ont pour particularité de dévorer leurs victimes, en commençant par le cœur. Elle a repris le clan suite à la trahison de son ex-amant, Ezéchiel. C’est une femme forte qui impose son autorité et se targue de ne jamais ressentir quoi que ce soit d’humain, et surtout pas envers Nathanaël, le mâle avec qui elle évacue ses pulsions charnelles. Jusqu’à ce que la Réserve d’humains qui leur sert de garde-manger soit attaquée, mettant la survie du clan en péril…

Un bon roman du genre

Ce roman comporte tous les ingrédients nécessaire à un bon roman du genre, à commencer par une héroïne au fort caractère, sur laquelle je reviendrai plus tard. Ce roman apporte également son lot de créatures surnaturelles inédites et nous plonge au sein d’un univers sombre et assez violent. L’action est menée tambour battant, avec des « pauses » constituées de scènes sensuelles assez réussies avec des mâles qui font plutôt envie. L’intrigue a également une dimension politique puisque le personnage principal est une reine qui rencontre des difficultés à gérer son clan et qui doit débusquer un certain nombre de traîtres. Un mot sur l’épilogue, qui m’a prise par surprise et qui est juste insoutenable de suspense !

Un univers à explorer

Mon principal regret avec ce roman concerne l’univers, qui n’est pas aussi développé que je l’aurais souhaité. Une des choses faisant que j’adore les « Chroniques de MacKayla Lane », c’est l’incroyable complexité de l’univers. Ici, on devine seulement que les créatures surnaturelles se sont révélées au monde et vivent au côté des humains, en essayant de préserver la paix à défaut de pouvoir les anéantir. Nous croisons un certain nombre de créatures surnaturelles, mais dont les origines ou les buts ne sont pas développés. J’ai eu du mal à me repérer parmi ces créatures et à maîtriser le vocabulaire spécifique à cet univers. En somme, il mériterait d’être approfondi et un peu mieux expliqué ce qui, je le concède, ralentirait quelque peu l’action.

Les personnages

Comme je le disais un peu plus haut, Némésis est une femme forte, au caractère bien trempée. Elle assume sa nature de Nëphyr et la violence qui l’accompagne. Elle est sujette à bien des sautes d’humeur et ne fait pas dans la dentelle. Mais elle finit par montrer des failles qui permettent de s’attacher un peu à elle, ce qui n’était pas évident au départ. Autour d’elle gravitent un certain nombre d’individus masculins non dénués  de séduction, notamment le solide Nathanaël et Xander, à la fois drôle et impitoyable dans son rôle de boureau. Ezéchiel remplit bien son rôle d’ennemi impitoyable et cruel. Un personnage m’intrigue (sans vous en dire trop il s’agit d’un humain devenant Nëphyr au cours du roman), j’espère que nous le découvrirons mieux dans le second tome.

L’écriture

L’écriture de Cindy Mezni est simple et directe, spontanée dirais-je. Elle donne une certaine vie à son personnage qui s’exprime à la première personne du singulier. Némésis s’exprime parfois de manière un brin familière, mais cela correspond à son personnage. Ajoutons que l’auteure s’est appliquée à créer un véritable langage pour les Nëphyr, avec des termes spécifique. Cela nous plonge un peu plus dans l’univers, mais cela n’est pas non plus fréquent, ne rendant pas la lecture trop ardue.

En quelques mots…

Ainsi, c’est un premier tome plutôt convaincant pour cette trilogie, avec tous les ingrédients essentiels à un roman du genre, notamment une héroïne forte, une atmosphère sombre et des créatures originales. La fin donne forcément envie de découvrir la suite. J’espère simplement que le second tome approfondira un peu mieux l’univers dans lequel évoluent les Nëphyrs et les différents personnages.

Note : 3/5

Stellabloggeuse

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Ce roman fait partie du challenge :


Bouge ta PAL ! : lecture n°44

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« Pourquoi fallait-il qu’il ait ce regard bleu-gris irrésistible, ces cheveux blonds – mon péché mignon – et ce corps qui était une pure invitation au vice ? Et pourquoi ne pouvions-nous pas parler sans que des pensées obscènes me viennent à l’esprit ? Depuis ce jour maudit où nous avions couché ensemble, jamais plus nous n’avions pu terminer une conversation sans que cela finisse à l’horizontale. »

« Je cessai de l’écouter, sa voix n’étant soudain plus qu’un bourdonnement lointain. Ce fut comme une explosion, un volcan en éruption : la haine, l’envie de vengeance, l’espoir, le désespoir… Tout ce que j’avais éprouvé dans cette cellule, cette antichambre de l’Enfer durant des semaines, des mois, se propagea en moi. Et cette fois, Ezéchiel n’était pas le seul responsable de tout cela. Nathanaël était la cause principale de ce véritable ouragan qui dévastait la cage que j’avais mis tant de temps à créer autour de ces sentiments dévastateurs. Car rien de pire qu’une multitude d’émotions incontrôlables chez un être dépourvu de scrupules – ou presque – ayant une force colossale et des dons destructeurs. »

mercredi 3 avril 2013

Les Chroniques de MacKayla Lane, tome 4, de Karen Marie Moning : Fièvre fatale

[J'ai lu, 2010]

*Attention, il s'agit du quatrième tome d'une saga : présence de spoilers sur les tomes précédents*

Au mois de janvier, je découvrais avec délices le troisième tome des Chroniques de MacKayla Lane de Karen Marie Moning. Pour rappel, j'avais déjà beaucoup aimé les deux tomes précédents, Fièvre Noire et Fièvre Rouge. Mais ce "Fièvre Fae" avait laissé Mac dans une posture plus fâcheuse que jamais, il a été dur d'attendre pour découvrir ce tome 4, une nouvelle fois en Lecture Commune sur Livraddict, organisée par Jelydragon.

Résumé

Les murs entre les mondes se sont écroulé la nuit d'Halloween, et tandis que les faës envahissent Dublin et le monde, Mac est aux mains de quatre princes Unseelie. Si Dani parvient à la ramener à l'Abbaye, la jeune femme n'est pas sauvée pour autant : devenue Pri-Ya, elle vit un enfer de sensualité. Barrons parviendra-t-il à la ramener à l'état d'être humain avant que le monde ne soit entièrement dévasté par les faës ? Les sidhe-seers sont-elles de taille à lutter contre ces innombrables ennemis ? Sur qui peuvent-elle vraiment compter ? Et surtout, quelle est cette prophétie qui semble concerner Mac de très près ?

Un tome ultra-addictif

Autant j'avais pu remarquer des longueurs dans les deux premiers tomes de la saga, autant celui-ci n'en comporte aucune magré son épaisseur. J'ai été embarquée, happée dès le départ, tenue en haleine jusqu'à la fin. La résolution d'un problème en amène un nouveau, si bien que l'on se demande comment tout cela peut se terminer au tome suivant... Le mystère reste entier et le lecteur, tout comme Mac, se trouve en plein chaos. L'intrigue et l'univers créés par l'auteure se révèlent d'une incroyable complexité, et il faut véritablement saluer l'imagination de Karen Marie Moning.

Quant à la fin, elle est encore terrible de suspense, pire que celle du tome précédent, puisqu'une personne importante meurt, mais qu'on ne nous révèle pas son identité ! (pour tout vous avouer, je suis allée me spoiler sur le tome 5 pour confirmer mon intuition à ce sujet, ça ne pouvait pas attendre trois mois...non mais !)

Un tome plus sensuel

Ce tome laisse également plus de place aux relations entre les personnages. Mac développe en effet un véritable lien fraternel avec Dani, une amitié qui fait chaud au coeur dans ce monde de brute. Elle se rapproche également de Barrons, même si elle continue à s'en méfier, et ce tome recèle une bonne dose de sensualité qui ne devrait pas vous laisser indemme, c'est tout ce que j'ai à dire à ce sujet ! V'lane est toujours dans les parages, lui aussi, et il est très plaisant de le voir se disputer avec Barrons sur le thème "qui préfère-t-elle ?".

Les personnages

En plus de l'intrigue et de la richesse de l'univers créé, les personnages restent un gros point fort de cette saga. J'aime de plus en plus Mac, bien qu'elle m'ait conquise depuis longtemps. Elle continue à mûrir, tandis qu'elle prend de plus en plus conscience de sa nature et de ses pouvoirs. Elle commence même à se faire peur, et on s'inquiète avec elle... Quant à Barrons, il se révèle de plus en plus complexe, il montre quelques failles mais garde toujours le contrôle, et il commence à bien me plaire. Mais V'lane n'est pas en reste, le Faë de volupté fatale se montre parfois très touchant dans ce tome. Enfin, mention spéciale à Dani qui est un sacré petit bout de femme, et qui mérite bien un roman à elle seule, l'auteure en a d'ailleurs prévu plusieurs dont elle sera le centre (le premier est déjà paru et s'appelle "Iced", il sera traduit en France au mois de mai).

L'écriture

En ce qui concerne le style, l'auteure continue sur la même lancée : direct, efficace, original. Mac continue à nous raconter son histoire sur un ton à la fois sombre et drôle, avec beaucoup de naturel. L'humour et la sensualité sont toujours présents, allégeant la tension dramatique de l'intrigue.

En quelques mots...

Ainsi, c'est un quatrième tome intense et palpitant que nous offre l'auteure, le meilleur jusqu'à présent. Il recèle une bonne dose de sensualité et les personnages sont de plus en plus intriguant. J'ai maintenant hâte de connaître le fin mot de l'histoire, tout autant que je redoute la lecture du tome 5, car je sais déjà que je serai triste de quitter Mac (même si ce n'est pas vraiment fini, au vu des annonces de l'auteure à ce sujet !). Merci à Jelydragon pour cette lecture commune, avec toutes mes excuses pour mon petit retard!

Je vous invite maintenant à découvrir les avis de mes camarades : Jelydragon (organisatrice), ...

Note : 5/5 (Coup de coeur)

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"- Ne me quitte pas.
Je m'agite entre les draps.
-Je ne m'en vais pas, Mac.
Puis je sais que je rêve, car les songes sont le royaume de l'absurde, et ce qu'il me dit est plus qu'absurde.
-C'est toi qui me quittes, ma poupée arc-en-ciel."

"Depuis qu'elle était grande maîtresse, Rowena avait tenté de les dompter, de les garder sous sa coupe, de les contrôler, mais elle n'avait fait que plaquer sur elles un vernis de civilisation. Elle n'avait pas touché à l'essentiel. Tout au fond d'elle-même, une sidhe-seer est une chasseuse, élevée pour abattre les faës, rôder, gronder, attendre en retenant son souffle le moment de passer à l'attaque. Sous la peau de toutes, y compris les plus timides, someillait une créature entièrement différente. Un exemple ? Voyez comment Pink Mac était devenue Black Mac. J'allais leur proposer de déployer leurs ailes."

"Dans une caste donnée, certains individus étaient-ils plus puissants et plus dangereux que d'autres? Ces monstres m'avaient presque fendu le crâne avec leurs menaces ! Je n'avais pas vu le coup venir. Désormais, j'allais devoir considérer chaque faë que je rencontrerais comme capable de tout, et imprévisible sauf pour les aspects les plus élémentaires. Cela me contrariait au plus haut point. Un couteau devrait être un couteau. Comment étais-je supposée survivre dans un monde où un couteau pouvait être une grenade ? J'allais devoir m'interdire tout présupposé. Systématiquement. M'attendre à l'inattendu."

dimanche 3 mars 2013

Go to hell, tome 2, d'Oxanna Hope : un tome plus sombre mais tout aussi rythmé

[Editions Nergäl, 2012]

*Attention, il s'agit du second tome d'une saga : risque de spoilers sur le tome précédent*

Souvenez-vous, il y a quelques mois, je découvrais un premier titre chez les Editions Nergäl : Go to hell d'Oxanna Hope, qui était également le premier roman de cette auteure. J'avais trouvé ce premier tome bien mené et encourageant, et j'avais fortement envie de lire la suite. C'est maintenant chose faite !

Résumé

Nous retrouvons nos héros là où nous les avons laissés, c'est-à-dire dans le pétrin : Damian se trouve entre la vie et la mort, à l'hôpital, tandis que Cassie et Damian se sentent terriblement impuissants. Aidés de Jess, la soeur des deux garçons, ils vont pourtant tout tenter pour le sauver. Cassie est prête à se sacrifier pour celui qu'elle aime, et ne tarde pas à le prouver. Mais ils doivent tous rester vigilants, car plusieurs ennemis rôdent encore autour d'eux...

Un rythme soutenu

Ce tome est tout aussi bien mené et rythmé que son prédecesseur. Les évènements s'enchaînent, parfois un tout petit peu trop rapidement à mon goût, on aimerait parfois faire le point un peu plus longuement sur ce qui vient de se dérouler sous nos yeux. Je dis sous nos yeux, car les éléments fournis nous permettent très bien de nous représenter l'action et les personnages, comme si l'on regardait un bon film. C'est un tome sous tension, puisque les protagonistes sont engagés dans une véritable course contre la montre pour débusquer celui qui a jeté un sort à Damian, avant qu'il ne parviennent à tuer l'un d'entre eux. Quant à la fin, elle est juste insoutenable de suspense !

Un tome centré sur les évolutions personnelles

Mais ce tome n'est pas uniquement dans l'action, l'auteure se concentre également sur l'évolution des personnages. Dans l'ensemble, ils sont plus sombres, encore plus torturés qu'auparavant, luttant contre leurs démons. Ce tome met à l'épreuve les liens familiaux et les liens amoureux entre les personnages. Ces derniers doivent faire la part des choses entre leur orgueil et l'affection qu'ils se vouent les uns aux autres, en redéfinissant parfois leurs priorités. Les trahisons ne sont pas exclues, reste à savoir s'ils sauront les surmonter ! Cet aspect-là de l'intrigue est tout aussi passionnant que le reste !

Les personnages

En ce qui concerne les personnages, ils ont changé depuis le premier tome. Cassie est plus fragile, à plusieurs points de vue, elle a laissé sa carapace se fissurer. Face à cette nouvelle fragilité, elle a un immense besoin d'être rassurée. Mais elle reste tout aussi tête brûlée et impulsive qu'auparavant. Quant à Damian, il a changé plus profondément encore. A l'inverse de Cassie, il s'est endurci et peine parfois à prendre en compte les sentiments des uns et des autres. Quant à Seven, il fait face à ses propres instincts et cherche sa place dans le clan familial. Autant vous dire que leurs relations à tous les trois sont explosives, et que le lecteur a parfois envie de les secouer en leur disant "mais aimez-vous donc les uns les autres au lieu de vous faire du mal" !

L'écriture

Dans ce second roman, l'écriture d'Oxanna Hope a mûri, elle s'est affirmée. Il n'y a pratiquement plus de maladresse, et c'est vraiment très agréable de la lire ! Elle s'avère douée pour les scènes d'action tout autant que pour les moments plus introspectifs ou sensuels. Qu'elle continue ainsi, et elle fera partie des plus grandes auteures d'urban fantasy !

En quelques mots...

Ainsi, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire cette suite, tout aussi rythmée et importante pour l'évolution des personnages. J'attends d'ores et déjà le troisième tome de pied ferme (j'imagine qu'il sortira cet été ou cet automne) ! La bonne nouvelle, c'est que l'auteure en a annoncé 5 en tout, l'aventure est loin d'être terminée !


Note : 3,5/5

Stellabloggeuse

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Ce roman fait partie des challenges :


Challenge ABC 2013 : 10/26


Challenge Bouge ta PAL! : lecture n°26

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« Jusque-là, voir les gens mourir autour d’elle ne revêtait pas la moindre importance ; tuer ou être tué, c’était la règle du jeu. Pas de quoi fouetter un chat. Seulement, Damian n’était pas un simple pion aux yeux de Cassie. Il représentait ce qui lui était arrivé de mieux dans cette dimension. Il était l’image la plus proche de celle qu’elle se faisait de l’amour. Et pourtant, Dieu savait combien elle avait toujours méprisé ce sentiment. Que le reste du monde tombe en ruine, que chaque être vivant s’éteigne dans un flot de souffrances, elle s’en moquait. Mais pas Damian… Pour la première fois de sa vie, elle n’était pas d’accord avec le destin. »

« Elle n’avait jamais connu cela, jamais éprouvé le moindre remord pour quiconque. Pourquoi fallait-il que ça lui arrive, à présent ? Ça la hantait, la détruisait à petit feu. Elle ne s’était jamais sentie aussi humaine que depuis que Damian lui avait rendu sa liberté. Comment les gens pouvaient-ils vivre avec, en eux, cette immense palette d’émotions toutes plus douloureuses les unes que les autres ? Elle avait finalement obtenu ce qu’elle convoitait depuis toujours : le libre-arbitre. Son rêve d’humanité s’était tenu dans le creux de sa main, elle en avait même perçu la puissance. Mais Cassie n’aspirait plus à ce désir de devenir comme tous les individus qui peuplaient cet univers. »

mercredi 30 janvier 2013

Les chroniques de MacKayla Lane, tome 3 : Fièvre Fae, de Karen Marie Moning

[J’ai lu, 2011]

*Attention, il s’agit du tome 3 d’une saga : présence de spoilers sur les tomes précédents*

J’ai commencé la saga des Chroniques de MacKayla Lane de Karen Marie Moning en 2012 avec les deux premiers tomes, « Fièvre noire » et « Fièvre rouge ». Assez éloignée de mes lectures habituelles, cette série a le don de me détendre en me déconnectant complètement de la réalité qui m’entouré. J’ai donc été ravie de découvrir le 3etome, « Fièvre Fae » en ce début d’année 2013, à l’occasion d’une lecture commune organisée par Jelydragon sur Livraddict !

Résumé

Nous retrouvons Mac là où nous l’avions laissée, c’est-à-dire face à face avec le Livre Noir ! Elle découvre enfin la véritable nature de ce dernier, ainsi que la manière dont il se déplace dans Dublin. Néanmoins, sa principale préoccupation n’est pas de s’emparer du Livre, mais d’en éloigner les personnes qui gravitent autour d’elle, à commencer par Barrons et V’lane. Pour ne rien arranger, elle doit faire face aux suspicions de l’inspecteur Jayne, et aux sollicitations peu aimables de Rowena, la dirigeante des sidhe-seers. Pendant ce temps, les murs séparant les humains des Faes sont plus fins que jamais et il devient urgent de les renforcer…

Course-poursuite et course contre la montre

Dans ce troisième tome, pas de chasse aux objets de pouvoir ou aux pierres de traduction du Livre Noir. Non, une bonne partie de l’intrigue tourne autour du Livre lui-même, qui prend un malin plaisir à se balader dans Dublin et à narguer Mac. Cette dernière a toutes les peines du monde à en éloigner Barrons et V’lane…

Mais ce tome est avant tout une course contre la montre, puisque les murs séparant les mondes menacent de s’effondrer dès le prochain Halloween. Mac déploie donc des efforts désespérés pour tenter de devenir plus forte, de nouer des alliances et surtout, d’en savoir plus sur l’univers Fae et la magie qui constitue les murs. Cette échéance d’Halloween induit une tension qui est présente tout au long du roman, et qui garde le lecteur captif. Ainsi, je n’ai pas ressenti de longueurs comme ce fut le cas avec les tomes précédents. Au contraire, les pages se tournent de plus en plus vite, jusqu’à une fin apocalyptique et un dernier chapitre qui laisse le suspense entier quant à la suite des évènements ! C’est dur de ne pas avoir la suite à portée de main !

Un univers en forme de puzzle géant

Dans ce tome, Mac en apprend davantage sur les Fae et leur univers, à mon plus grand plaisir. En effet, la mythologie déployée par l’auteur est très intéressante. Ainsi, on découvre l’origine des Unseelies, ou la manière dont ceux-ci ont été enfermés. Nous sommes face à un puzzle géant dont l’auteure assemble les pièces une à une, et nous découvrons l’assemblage en même temps que Mac. Beaucoup de mystères subsistent encore, et c’est tant mieux ! Mac est donc toujours aussi perdue, tentant de dissocier amis et ennemis, s’essayant à la manipulation pour arriver à ses fins. C’est quelque chose que j’apprécie beaucoup, ne pas arriver à savoir quels personnages sont véritablement du côté de Mac.

Les personnages

Ce troisième tome permet aux personnages de s’étoffer encore un peu plus. Mac est plus forte, plus prévoyante et plus lucide qu’auparavant, mais elle reste aussi la mac « d’avant » : une fille du Sud qui rêve de retrouver sa famille et une vie insouciante, qui se préoccupe de l’assortiment de ses vêtements et de son vernis à ongle. Ce mélange me plaît toujours autant et j’ai tendance à considérer Mac comme une amie, de celles dont on se dit « elle est incorrigible », mais qu’on aime quand même.

Ce tome fait également la part belle à V’lane, et j’ai beaucoup apprécié de pouvoir le connaître davantage, même si nous ne savons jamais ce qu’il pense. Comme Mac, je me surprends souvent à me laisser séduire, avant de me rappeler combien il est dangereux ! Quant à Barrons, s’il est moins présent dans ce tome, il plane sur tout le roman, hantant l’esprit de Mac qui s’acharne a essayer de savoir ce qu’il est, et à lutter contre le désir qu’il suscite en elle. Du côté des « nouveaux » personnages découvert dans le tome 2, j’aime beaucoup Dani, une jeune sidhe-seer qui possède à la fois la fougue et la naïveté de la jeunesse.

L’écriture 

Karen Marie Moning est très agréable à lire. Son style est fidèle à lui-même, très direct, mais jamais brouillon. Aucun terme, aucune phrase ne « sonne » mal, tout est à sa place, même s’il n’y a pas d’effet de style particulier. Elle manie également très bien l’humour, parfois dans les moments les plus incongrus.

En quelques mots…

J’ai donc beaucoup apprécié la lecture de ce troisième tome, et j’ai réellement hâte d’en savoir plus. Ma grande amitié pour le personnage principal et la complexité de l’univers créé par l’auteure font de cette saga une de mes préférées actuellement. Vivement la suite !

Je vous invite maintenant à découvrir les avis de mes camarades de lecture : Jelydragon(organisatrice), SokittyNefertari, ...

Note : 4,5/5

Stellabloggeuse

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Ce roman fait partie des challenges :

 

Challenge ABC 2013 : 4/26


Big challenge 2013 : 1/10

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« Même avec ses capacités de séduction réglées au minimum, un prince faë a toujours de la magie dans les mains. Lorsqu’il vous touche, vous avez l’impression d’être auprès du seul homme sur terre qui vous connaît, vous comprend et vous donne ce dont vous avez besoin. Mensonges, illusion, faux-semblants ? Possible, mais cela semble tout de même vrai. L’esprit remarque peut-être la différence. Pas le corps. Le corps est un traître. »

« Lorsque Barrons me dévisage ainsi, j’en perds tous mes moyens. Le désir, dans ses iris millénaires aux reflets d’obsidienne, n’a plus rien d’humain. Il n’essaie même pas de le prétendre. Primitive Mac, pourtant, serait prête à lui proposer de jouer avec elle. Je pense qu’elle est folle. Folle à lier ! »

« Dans l’ensemble, la ville offrait la même apparence que d’ordinaire. Les immeubles étaient à leur place ; ils n’avaient été ni incendiés, ni démolis, et n’avaient pas disparu. Dublin n’était pas en beauté, avec sa robe de bal en lambeaux, ses bas filés et ses talons aiguilles brisés. Elle était débraillée, mais pas morte. Un jour, elle pourrait de nouveau résonner des vivants échos ducraic – du plaisir de la fête. »