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mardi 21 juin 2016

La 5e vague, tome 3, de Rick Yancey : La dernière étoile

Editeur : Robert Laffont
Année : 2016
Pagination : 418 p.
Public visé : Adolescents à partir de 15/16 ans, et adultes

*Attention, il s’agit du 3e tome d’une série, présence de spoilers sur les tomes précédents *

Résumé :
1re vague : Extinction des feux.
2e vague : Déferlante.
3e vague : Pandémie.
4e vague : Silence.
À l'aube de la 5e vague...
Ils sont parmi nous. Ils sont dans leur vaisseau. Ils sont nulle part. Ils veulent la Terre. Ils veulent qu'elle nous revienne. Ils sont venus nous exterminer. Ils sont venus nous sauver...
Cassie a été trahie. Ringer aussi. Et Zombie. Et Nugget. Et les 7,5 milliards d'humains qui peuplaient notre planète. Trahis d'abord par les Autres, et maintenant par eux-mêmes.
En ces derniers jours, les rares survivants sur Terre se retrouvent confrontés au dilemme ultime : sauver leur peau... ou sauver ce qui les rend humains.

Ce que j’en pense :
Après un premier tome trépidant et oppressant, et un second plus complexe mais tout aussi intéressant, ce troisième tome clôt en beauté l’histoire de la 5e vague. J’ai particulièrement apprécié le final, très réussi à mon goût. L’auteur transcende le destin de ses personnages en quelque chose d’universel, et l’humanité par la voix de Cassie délivre un puissant message.
J’ai tout de même trouvé des longueurs dans ce tome, notamment dans les réflexions de Ringer. Peut-être que j’étais tout simplement très pressée d’en arriver au dénouement. Mais j’ai retrouvé avec un plaisir renouvelé les personnages de Cassie et Sam. Ce dernier, conditionné en enfant soldat, fait parfois froid dans le dos, mais il reste très attachant. Quant à Cassie, elle détient le vrai courage, celui d’une jeune fille qui n’a rien d’invincible et qui assume ses faiblesses et ses sentiments.
Je regrette en revanche la faible présence d’Evan Walker dans ce tome, j’aurais aimé en savoir davantage sur lui, et sur les aliens en général, même si leurs motivations sont abordée dans ce tome, leurs motivations ne sont pas clairement explicitées.
La 5e vague reste en tout cas une série SF convaincante, qui a su me tenir en haleine, et devrait permettre une trilogie cinématographique assez spectaculaire.

Les + : le final, Cassie et Sam
Les - : quelques longueurs, manque de précisions sur les extraterrestres
Appréciation : 4/5

Stellabloggeuse
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« Ce serai le moment idéal pour prier, mais j’ai le cerveau tellement encombré que je suis incapable de penser à ce que je pourrais dire à Dieu. De toute façon, je ne suis pas certaine d’avoir envie de converser avec lui, cet insondable enfoiré. On dirait qu’il nous a tourné le dos, qu’il se moque complètement de notre sort, et je me demande si c’est ce qu’a ressenti Noé à bord de son arche. « Ok Seigneur, j’apprécie vraiment ce que tu as fait pour moi, mais qu’as-tu fait pour eux ? » Et Dieu dit « Arrête de poser tant de questions Noé. Regarde ! Je t’ai fait un arc-en-ciel ! » »

« La faille fondamentale de l’humanité était justement son humanité. Cette tendance humaine autodestructrice et inutile, déconcertante, à éprouver de l’empathie, à se sacrifier, à avoir confiance, à imaginer quoi que ce soit en dehors des frontières de son propre organisme, a conduit l’espèce au bord de la destruction. Et pire, cela a menacé la survie de toute espèce sur la Terre. »
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Ce roman fait partie du challenge :


Challenge ABC 2016 : 10/13


Challenge 100% R : 34e lecture

vendredi 27 mai 2016

Imposteur, tome 1, de Suzanne Winnacker

Editeur : Robert Laffont
Année : 2014
Pagination : 340 p.
Public visé : Adolescents et jeunes adultes , à partir de 14 ans

Résumé :
Rejetée par sa famille à cause de son don, Tessa est accueillie à bras ouverts par la Cellule des aptitudes extraordinaires, branche ultrasecrète du FBI qui recrute des jeunes doués de pouvoirs surnaturels. Après deux ans d'entraînement intense, elle maîtrise enfin le sien : la métamorphose. Mais les choses sérieuses commencent vraiment pour Tessa lorsqu'un tueur en série sème la terreur dans une paisible ville de l'Oregon. Pour confondre le meurtrier, elle va devoir prendre les traits de Madison, l'une des victimes, laissée pour morte. Dans le rôle de la brebis sans défense, Tessa attend que le loup vienne parachever son oeuvre macabre... Si elle déteste cette imposture au quotidien, incarner Madison offre aussi des compensations, celles d'une vie normale que Tessa n'a jamais connue. Au-delà des faux-semblants, des multiples suspects et du danger omniprésent, elle va découvrir l'amitié et une famille soudée. Mais comment se faire aimer pour soi quand on est dans la peau d'une autre ?

Ce que j’en pense :
Premier tome d’une trilogie « Imposteur » est un thriller fantastique assez efficace. Les personnages, dotés de dons plus ou moins originaux, sont des sortes de X-Men : les Variants, dotés de pouvoir, sont regroupés au sein d’une institution qui est à la fois leur école et leur foyer, et bientôt, leur lieu de travail, en lien avec le FBI.

Tessa, capable de prendre l’apparence de n’importe quelle personne qu’elle a touchée, reçoit sa première mission : remplacer une jeune fille assassinée, à l’insu de sa famille, afin de démasquer le meurtrier. Elle est assez touchante, entre le remords de mentir à la famille de Madison et sa soif d’affection.

L’histoire propose également une romance (bien sûr !), qui ne m’a pas franchement convaincue. Sur le plan de l’intrigue, le roman est assez efficace et suscite la curiosité, sans être transcendant. Néanmoins, je découvrirai avec plaisir Tessa dans ses prochaines aventures. La trilogie devrait séduire les adolescents, à partir de 14 ans.

Les + : un bon thriller pour adolescents
Les - : la romance
Appréciation : 3,5/5

Stellabloggeuse
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Ce roman fait partie des challenges :


Challenge ABC 2016 : 8/13


Challenge New Pal 2016 : 7/56



Challenge 100% R : 33e lecture

samedi 19 mars 2016

Je t’ai rêvé, de Francesca Zappia

Editeur : Robert Laffont
Année : 2015
Pagination : 441 p.
Public visé : Adolescents et adultes, à partir de 15 ans

Résumé :
Alexandra, diagnostiquée schizophrène depuis sa tendre enfance, fait son entrée en Terminale dans un nouveau lycée, après avoir été renvoyée du précédent. Ses parents lui font peu confiance, guettant le moindre signe d’avancée de la maladie, mais Alex va pourtant vivre tous les rites initiatiques de l’adolescence : se faire ses premiers amis, participer à des rencontres sportives, aller à des soirées…et tomber amoureuse. Pourtant le chemin est semé d’embûches, et Alex ne peut jamais être sûre que tout ce qu’elle vit est bien réel…

Ce que j’en pense :
Après « Contrecoups » de Nathan Filer qui nous plaçait dans la tête d’un jeune schizophrène, voici une nouvelle immersion au cœur de la maladie. C’est une lecture originale et troublante, puisque le lecteur doute sans cesse de la réalité de ce qu’il lit, l’intrigue alternant les péripéties classiques d’une vie adolescente et des éléments beaucoup plus bizarres.
Par rapport à « Contrecoups », ce roman est moins réaliste, il est plein d’étrangetés, mais cela le rend à mes yeux encore plus intéressant en tant qu’expérience de lecture, car la frontière entre délire et réalité est complètement brouillée, et personne ne vient éclairer notre lanterne. Même lorsque Alex est sûre d’elle, on ne peut s’empêcher de douter. Que penser, par exemple, de la fin ? J’ai une interprétation, loin du happy end qui est offert, mais est-elle la bonne ? Certains événements restent en tout cas difficiles à croire malgré toute notre bonne volonté.
Mais la vraie force du roman, c’est le personnage d’Alex, et celui de Miles. Tous deux sont très attachants avec leurs petits et leurs grands travers, et l’on a vraiment envie de savoir ce qui va leur arriver, même lorsque l’intrigue devient farfelue. Un signe qui ne trompe pas, je refermais toujours le livre à contrecœur en arrivant au travail ou à la fin d’un trajet - je lis dans les transports.
Ce roman devrait vous plaire si vous n'attendez pas un traitement médical du sujet de la schizophrénie, la maladie passe au second plan derrière la vie quotidienne du personnage et ses émotions.

Les + : un personnage très touchant
Les - : quelques événements vraiment peu crédibles même dans ce contexte
Appréciation : 4,5/5

« Les médicaments m’aidaient parfois. J’avais la preuve qu’ils fonctionnaient lorsque le monde perdait ses couleurs vives et son intérêt. Quand les homards de l’aquarium n’étaient plus rouge vifs, par exemple. Ou que je me rendais compte que chercher des traceurs radioactifs dans ma nourriture était ridicule (mais je les cherchais quand même pour réduire au silence la paranoïa qui faisait picoter ma nuque). Je savais aussi qu’ils étaient efficaces quand mes souvenirs étaient flous, que j’avais l’impression de ne pas avoir dormi depuis des jours et que je mettais mes chaussures à l’envers. »

Stellabloggeuse
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Ce roman fait partie du challenge :

Challenge 100% R : 32e lecture

vendredi 4 mars 2016

Les 100, tome 3, de Kass Morgan : Le retour

Editeur : Robert Laffont
Année : 2015
Pagination : 346 p.
Public visé : Adolescents à partir de 14 ans

Résumé :
*Attention il s’agit du tome 3 d’une série, présence de spoilers sur les tomes précédents*
Alors que les 100 ont été aux prises avec les Nés-Terre, les survivants de l’Arche sont désormais en route dans les trop peu nombreuses capsules de sauvetage. Parmi eux, Luke et Glass, enfin réunis, qui viennent d’assister à la mort de la mère de cette dernière. Arriveront-ils en vie sur Terre et pourront-ils se reconstruire ? L’arrivée des colons va bouleverser l’organisation mise en place par les 100, et mettre en péril leur fragile équilibre. Bellamy sera-t-il jugé pour la prise d’otage du chancelier ?

Ce que j’en pense :
Cette série est une déception, confirmée par ce tome trois, après un premier volume pourtant assez prometteur. Si l’action redémarre avec l’arrivée des capsules en provenance de l’Arche, on retrouve ce côté très manichéen qui me dérange, avec des gentils et des méchants clairement identifiés. Le vice-chancelier Rhodes et le système autoritaire qu’il met en place sont caricaturaux.
Quant aux romances, elles sont mignonettes mais décidément bien mièvres, elles manquent cruellement de profondeur. Du côté des personnages, on reste en surface, on ne se donne même pas la peine d’expliquer certains revirements de situation (comme le retour de Luke auprès de Glass). Seul le personnage de Wells est un petit peu plus creusé.
En somme, si j’ai un conseil à donner : regardez la série, elle est beaucoup plus riche, même si elle a (forcément) un côté très teenager.

Les + : une lecture rapide et fluide
Les - : manichéen et mièvre
Appréciation : 2,5/5

Stellabloggeuse
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Ce roman fait partie du challenge :



Challenge 100% R : 31e lecture

samedi 13 février 2016

Phobos, tome 2, de Victor Dixen

Editeur : Robert Laffont
Année : 2015
Pagination : 489 p.
Public visé : Adolescents à partir de 15 ans et jeunes adultes

Résumé :
*Attention il s’agit du second tome d’une série, présence de spoilers sur le tome précédent*
Léonor vient de révéler à l’ensemble des participants le contenu du rapport Noé et la terrible vérité qui l’accompagne : s’ils descendent sur Mars ils trouveront la mort, s'ils restent dans le vaisseau ils n'auront pas assez d'oxygène pour rentrer. Ils doivent donc choisir entre faire demi-tour et révéler au monde entier le vrai visage de Serena et d’Atlas Capital, ou descendre sur Mars et tenter coûte que coûte de survivre. Pendant ce temps, la chaîne Genesis est suspendue dans l’attente de leur décision…

Ce que j’en pense :
Dans la lignée du premier tome, celui-ci nous plonge dans une grande aventure spatiale avec dépaysement garanti, et pleine de rebondissements. Il est ici principalement question de la survie des candidats, une fois leur choix effectué, mais la romance est toujours bien présente alors que garçons et filles se mêlent pour la première fois. Nous alternons toujours entre différents points de vue : la chaine Genesis, les coulisses auprès de Serena, la quête de vérité d’Andrew Fisher, et le point de vue interne de Léonor. J’ai apprécié ce nouveau tome, qui souffre pourtant d’un manque de crédibilité avec certaines innovations trop bluffantes pour être vraies (même si on est dans de la science-fiction)
Léonor apprend à ouvrir son cœur à l’amour et à s’accepter enfin, mais les démons du passé ne sont qu’endormis. Marcus et Léonor mis à part, les personnages restent un peu caricaturaux.
La fin du roman retourne une nouvelle fois la situation et tombe comme un couperet, laissant le lecteur/spectateur dans l’incertitude la plus totale quant à la suite des événements. Il va falloir patienter jusqu’au tome 3 !

Les + : une intrigue haletante
Les - : des personnages un peu caricaturaux, un léger manque de crédibilité
Appréciation : 3,5/5

Stellabloggeuse

« Alors, comme par enchantement, je sens les battements de mon cœur ralentir ; j’entends le sifflement de la peur refluer, tandis que monte du plus profond de mon âme une vague de calme assurance. J’ai l’impression que mes cheveux roux se gonflent de chaque côté de mon visage – oui, tels les rayons d’une étoile rouge, comme s’ils étaient soulevés par quelque chose qui me porte et me dépasse, par une énergie qui me hausse au-dessus de moi-même et qui me rend vraiment géante. Comment Marcus pourrait-il engloutir cette lumière, puisque c’est lui qui l’a allumée en moi ? »
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Ce roman fait partie des challenges :


Challenge ABC 2016 : 4/13



Challenge 100% R : 30e lecture

mercredi 23 décembre 2015

Les 100, tome 2, de Kass Morgan : Le 21e jour


*Attention il s’agit du second tome d’une série, présence de spoilers sur le tome précédent*

Entamé par curiosité après mon visionnage des deux premières saisons de l’adaptation télévisuelle, le premier tome des "100" de Kass Morgan a plutôt été une bonne surprise. Malgré des personnages plus lisses et un peu moins de profondeur, on y découvrait d’autres aspects de l’histoire, et notamment la vie à bord de la station spatiale. Le tome 2 se place-t-il dans la même lignée ?

Résumé

Les 100 ont découvert une Terre plutôt accueillante, qui pourrait bien accueillir de nouveau la vie et sauver la population de la station spatiale. Malheureusement, ils ne sont pas seuls, et se retrouvent aux prises avec des natifs de la Terre pour le moins hostiles… Pendant ce temps, à bord de la station spatiale, la panique règne : les capsules de sauvetage ne pourront pas accueillir tous les habitants. Luke et Glass parviendront-ils à commencer une nouvelle vie sur Terre.

Un tome de transition

A mon sens, ce roman a le défaut récurrent des seconds tomes dans les trilogies : celui d’être devenu un tome de transition, entre un premier tome qui pose le cadre et un troisième basé sur l’action. On trouve donc des longueurs dans ce tome, même si l’alternance de points de vue permet de limiter les dégâts, et que de nouveaux éléments permettent de relancer l’intrigue dans le dernier tiers.

Un tome trop manichéen

Autre bémol, plus important à mes yeux : j’ai trouvé ce tome encore plus manichéen que le précédent. Les fréquentes et trop rapides volte-face des personnages ont également eu tendance à m’agacer et à nuire à la crédibilité de leurs caractères.

Les personnages

Comme évoqué précédemment, les personnages dans leur ensemble sont trop lisses à mon goût, et trop nettement partagés entre les bons et les méchants, même si les personnages principaux (Clarke, Wells, Glass), ont tous leur part d’ombre et de regrets. Mais surtout, ils passent trop vite de la colère au pardon et à l’acceptation.

L'écriture

Quant à l’écriture, les remarques sont les mêmes que pour le tome précédent : un style plutôt pauvre mais efficace, et trop de coquilles (un peu moins tout de même).

En quelques mots…

Ainsi, ce second tome s’avère plutôt décevant par rapport au précédent, car il comporte des longueurs et que la personnalité des personnages n’est pas assez travaillée et cohérente. Cela reste néanmoins un bon divertissement, et l’on a toujours envie de connaître le fin mot de l’histoire. Plaira principalement aux adolescents, à partir de 14 ans.

Note : 3/5

Stellabloggeuse

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« Clarke serre la montre si fermement qu'elle n'en sent plus sa paume. Elle garde les yeux rivés sur l'aiguille des minutes, mais celle-ci, bien sûr, ne bouge pas. La pile ne fonctionne plus depuis de longues années déjà. Lorsque Clarke avait demandé à son père pourquoi il la portait, il lui avait dit: "Sa fonction n'est plus de donner l'heure. Elle sert à nous rappeler de notre passé et toutes les choses qui nous sont sacrées. Elle a beau ne plus faire tic tac, elle porte néanmoins en elle la mémoire de toutes ces vies qu'elle a rythmées. Elle vibre de l'écho de millions de battements de coeur. » »
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Ce roman fait partie du challenge :

Challenge 100% R : 29e lecture 

dimanche 13 décembre 2015

Les 100, tome 1, de Kass Morgan : 100 adolescents sur une Terre post-apocalyptique


Une fois n’est pas coutume, concernant « Les 100 » de Kass Morgan, j’en suis venue à découvrir le roman après le visionnage de la série TV, qui m’a bien plue malgré son côté teenager très affirmé. Titillée par la curiosité sur les éventuelles différences entre les deux univers, j’ai donc ouvert le livre !

Résumé

Après une guerre nucléaire qui a ravagé la surface de la Terre, les humains rescapés ont été forcés de quitter la planète pour survivre, et de trouver refuge au sein d’une station spatiale. Mais plusieurs siècles après les événements, l’oxygène vient à manquer, et un retour sur Terre devient inévitable. Cent jeunes prisonniers, qui attendent une révision de leur jugement à l’occasion de leurs 18 ans, vont donc être envoyés sur Terre en guise de cobayes.

Des différences majeures avec la série télévisée

Première bonne surprise, l’univers du roman est assez éloigné de celui de la série télévisée : certains personnages ne sont pas présents, d’autres sont ajoutés, et l’intrigue elle-même est différente, même si la trame générale est à peu près la même. Cela permet de conserver une part de surprise, que l’on commence par l’un ou par l’autre. Pour ma part, mon visionnage de la série m’a permis de nourrir l’univers proposé par le roman.

Un page-turner

Dans l’ensemble, j’ai donc apprécié cette autre version de l’histoire. Grâce au personnage de Glass, qui ne figure pas dans la série, la vie sur la station spatiale est davantage fouillée, notamment en ce qui concerne son système politique, et les inégalités criantes qui y règnent. Le roman en lui-même est un page turner, cette impression étant renforcée par l’alternance régulière des points de vue, qui fonctionne bien. Cela manque peut-être un peu de profondeur, et reste assez manichéen, défauts qui ont été gommés dans la série.

Les personnages

Les personnages sont très différents de ceux que j’avais découverts dans la série, plus lisses, moins nuancés, sauf peut-être en ce qui concerne Clarke. Dans le livre, Bellamy est un personnage assez doux, que j’ai pris plaisir à redécouvrir, même si son désir de protéger sa sœur reste son fil conducteur. Wells est ambivalent, tantôt généreux et protecteur, tantôt d’un égoïsme inimaginable. Enfin j’ai bien aimé Glass, convaincante en amoureuse éperdue confrontée avec des choix impossibles.

L’écriture

En revanche, ce roman ne brille pas par son style, qui est à peu près au niveau zéro de la littérature, même si on évite les familiarités excessives. Les passages narrés au présent ne sont pas ma tasse de thé, sans parler des innombrables coquilles et inversions de personnages qui ne sont pas dignes d’une grande maison d’édition.

En quelques mots…

Ainsi, j’ai aimé redécouvrir complètement cet univers post-apocalyptique et les personnages de l’histoire. L’intrigue se tient et garde le lecteur en haleine, même si on aimerait parfois un peu plus de profondeur. En revanche le style est un peu pauvre. A découvrir ou redécouvrir, pour des adolescents à partir de 14 ans.

Note : 3,5/5
Stellabloggeuse
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​"Sur Walden, ils avaient l'habitude de blaguer sur le fait que boire l'eau de la station, recyclée en boucle depuis des générations, revenait à boire la pisse de ses grands-parents. Maintenant il comprend mieux que des siècles de retraitement, de filtration et de purification ont réduit le liquide à sa plus simple expression : rien de plus qu'un assemblage de molécules d'hydrogène et d'oxygène. Il se baisse pour reprendre une gorgée. S'il devait décrire la saveur de cette eau, il dirait volontiers qu'elle est le parfait mélange du goût de la Terre et de celui du ciel. Et si quelqu'un a le malheur de se moquer de lui, il lui cassera la gueule"

"Dans la lumière rose pastel de l'aube, Bellamy pourrait presque réussir à croire que les horreurs de ces dernières heures n'ont été qu'un mauvais rêve. Les flammes se sont éteintes depuis longtemps déjà, et bien que l'herbe soit presque partout brûlée, le sol est resté humide. N'ayant pas atteint les arbres, le feu a épargné leurs fleurs délicates, ignorant tout de la tragédie qui s'est jouée sous leurs pétales. Bellamy sait que c'est comme ça que fonctionne le chagrin : il serait vain d'attendre que les autres le partagent, à chacun de porter sa propre peine en soi."
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Ce roman fait partie du challenge :

Challenge 100% R : 28e lecture

mardi 29 septembre 2015

Phobos, tome 1, de Victor Dixen : en route pour Mars !


Je n'avais encore jamais lu Victor Dixen, un auteur pourtant bien populaire parmi la blogosphère, les critiques, ou même les bibliothécaires. C'est chose faite avec ce premier tome de Phobos, au résumé très prometteur !

Résumé


Ils sont douze, ils sont à peine majeurs, et ils s'apprêtent à embarquer sur le Cupido pour débuter la colonisation de la planète Mars. Dans cette téléréalité spatiale, six garçons, six filles, qui vivront séparément dans le vaisseau et se rencontreront lors de speed-dating de six minutes, pour se choisir et fonder un foyer sur Mars. A moins que les enjeux financiers et politiques de ce voyage ne les conduise à une mort certaine…

Une histoire prenante


Ce roman regorge d'ingrédients pour une intrigue haletante : de la téléréalité mâtinée de science-fiction – et dans l'espace qui plus est – des amours naissantes, une menace grandissante qui créé le suspense… On ne peut que se laisser emporter par cette intrigue, et la grande adolescente que je suis encore parfois n'a pas fait exception. L'histoire est bien menée, l'auteur manie plusieurs points de vue (celui de Léonor, l'une des candidates, un point de vue omniscient au sein de la production de l'émission, et un point de vue extérieur) pour nous livrer les informations petit à petit – peut-être un peu trop vite à mon goût. Ceci dit, la fin nous laisse justement en plein suspense, avec l'envie de dévorer le second tome dès sa sortie au mois de novembre !

Des manipulations politiques

Ce qui fait la différence dans ce roman, c'est tout ce qui se trouve derrière les paillettes, le fond politique de l'histoire. Nous sommes dans des Etats-Unis devenus ultra-libéraux, ou les grandes institutions nationales ont été démembrées et vendues, dans une lutte impitoyable pour le pouvoir. Les speed dating, qui pourraient être répétitif, sont finalement tous différents et chacun apporte son lot de surprises. Mon seul bémol concerne les rapports entre les personnages et surtout les romances, bien trop rapides pour des jeunes gens qui se sont vus à peine une demi-heure derrière une vitre.

Les personnages

Les candidats à l'émission sont tous sans attaches, et chacun a un secret bien gardé. Léonor, que nous suivons la plupart du temps, est une orpheline qui souffre d'un rejet de son propre corps, depuis qu'elle a été brûlée dans un incendie. Elle est très rationnelle, une adepte du contrôle qui refuse de se laisser porter...jusqu'à ce que ses sentiments la rattrapent. Je l'ai trouvée plutôt sympathique. Les autres filles ont chacune un caractère bien stéréotypé : la douce Kirsten, la bonne élève Fangfang, la réservée et altruiste Safia, la manipulatrice Liz, et l'énergique Kelly. Quant aux garçons, nous les connaissons très peu, car ils n'apparaissent au lecteur que lors des speed-dating.

L'écriture

En ce qui concerne le style, je l'ai trouvé dans un premier temps assez ordinaire, plutôt surfait. Mais une fois prise dans l'histoire, je n'y ai plus prêté attention, je suis donc incapable de dire s'il s'améliore ou non ! En tout cas c'est une écriture plutôt directe et peu littéraire.

En quelques mots…

Ainsi, ce roman est une petite bombe pour adolescents, mêlant science-fiction, romance et suspense, en plein milieu de l'espace. L'intrigue est prenante et les personnages attachants, bien qu'ils soient stéréotypés. Malgré une romance un peu rapide, on se laisse prendre au jeu et la fin nous laisse sur l'envie pressante de connaître la suite de l'histoire ! Les adolescents à partir de 14 ans devraient adorer cette série.

Note : 4/5
Stellabloggeuse

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« Silence absolu. Je flotte. Dans l'espace. Je suis recroquevillée sur moi-même comme le fœtus du logo Genesis, sans casque ni combinaison, simplement vêtue de la sous-combi noire aussi fine qu'une deuxième peau. Il n'y a plus de capsule ni de vaisseau, il n'y a plus de jeu ni de programme. Il n'y a que les étoiles qui tournent lentement tout autour de moi. Ou plus exactement, c'est moi qui tourne sur moi-même, aspirée par l'espace. […] Une boule rouge. Mars. Ici, pas de continents, pas d'océan. Juste les aplats rouges des plaines, les ombres rouges des montagnes, les failles rouges des canyons qui déchirent la planète comme des balafres mal cicatrisées. »

« Aimer, ça ne veut pas dire tout accepter de l’autre sans question ni remise en cause. […] Aimer c’est se battre pour ce que l’on croit être le meilleur pour l’autre même si l’autre ne le sait pas. L’amour que je t’offre est une bataille. Celui de Mozart, c’est une capitulation »
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Ce roman fait partie du challenge :

Challenge 100% R : 27e lecture

mercredi 17 juin 2015

Night School, tome 5, de C.J. Daugherty : Fin de partie


*Attention il s’agit du dernier tome d’une série, présence de spoilers sur les tomes précédents*


Me voilà aujourd’hui pour conclure la chronique d’une série en cinq tomes, qui m’aura fait passer par toutes les émotions, des meilleures aux pires : Night School de C.J. Daugherty, bien évidemment ! Après un premier tome prometteur, un second à s’arracher les cheveux, un troisième avec une bonne évolution du personnage, et un quatrième qui se terminait sur un suspense insoutenable, j’attendais avec impatience la conclusion de cette saga !

Résumé

Allie est anéantie, une fois de plus. Cette fois, Nathaniel lui aura arraché le temps d’une même soirée sa grand-mère Lucinda et l’amour de sa vie, Carter. De retour à Cimmeria, elle n’a qu’une obsession : trouver une preuve qu’il est en vie et le localiser. S’engage une dernière course contre la montre pour le récupérer vivant, avant de pouvoir enfin terminer la partie et la perdre en beauté…

Une bonne conclusion

Ce tome continue sur la lignée des précédents avec un mélange de thriller et d’intrigues sentimentales. A ceci près que cette fois, le thriller prend le dessus avec une tension inédite, un suspense insoutenable lié au sort de Carter, alors qu'Allie vient tout juste de réaliser (enfin!) qu'elle l'aimait. Je ne vous dirai pas, bien évidemment, comment tout cela a fini, simplement que ce tome est à la hauteur des précédents, et qu’il apporte une conclusion tout à fait satisfaisante à la série. C.J. Daugherty a de la suite dans les idées et son histoire se tient.

Alors oui, on peut reprocher à cette série un côté très teenager et le sempiternel triangle amoureux est parfois pesant. Mais n’oublions pas que les ados sont le public visé. Pour ma part, ces romans m’auront fait retrouver mes 15 ans, j’ai été embarquée, bien malgré moi, à chaque fois. L’auteure est douée pour susciter des émotions, pas de doute là-dessus. Sans oublier que l’histoire est originale, avec ce thème des sociétés secrètes, je n’avais encore rien lu de tel.

Les personnages

Allie et moi sommes passés par bien des phases dans notre relation, de la sympathie à l’envie de lui donner des baffes, rien ne nous a été épargné. Mais elle a connu une belle évolution, la voilà plus forte et enfin sûre d’elle. Elle reste assez épouvantablement lâche dans ses rapports amoureux, mais on va dire que c’est l’âge, et la peur de blesser… Carter reste LE personnage masculin marquant, son côté ténébreux et son humour fonctionnent du tonnerre, même s’il est quasiment absent de ce tome. Je n’aurais jamais vraiment apprécié Sylvain, malgré ses efforts, je fais partie de ceux qui sont incapables d’oublier ce qu’il a fait dans le premier tome. En revanche j’ai aimé les personnages secondaires : Rachel, Zoé, Katie, et certains nouveaux comme Neuf, le garde de Nathaniel.

L’écriture

En ce qui concerne l’écriture, elle est typique des romans young adult, plutôt simple et efficace. Il y a du rythme, des émotions, les réflexions sont cohérentes : le lecteur e retrouve engagé auprès d’Allie. Les descriptions de Cimmeria m’auront particulièrement ravie tout au long de la série, et donné envie d’aller dans une telle école !

En quelques mots…

Ainsi, cette série qui m’aura fait passer par toutes les émotions trouve ici une conclusion à la hauteur des événements précédents, avec un tome plein de tension. C.J. Daugherty fait passer Allie et son lecteur par des moments de bonheur intense, de grand doute, de peur, de rage. Si les triangles amoureux ne vous dérangent pas (trop), si vous voulez une intrigue originale, et si l’envie vous prend de revivre vos années lycée, n’hésitez pas, lisez Night School ! A partir de 14/15 ans.

Note : 4,5/5
Stellabloggeuse
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« Tout s’éclairait à présent. Jerry Cole lui avait dit de n’aller aux pourparlers qu’accompagnée de personnes de confiance. Maintenant, elle comprenait pourquoi. « Emmène quelqu’un en qui tu as toute confiance pour que Nathaniel puisse te l’arracher. Emmène quelqu’un en qui tu as toute confiance pour que Nathaniel puisse le tuer. Comme il a tué Jo. » Se débattant vainement avec la portière, elle étouffa un sanglot. Elle ne pouvait pas descendre. Elle ne pouvait pas y retourner. »

« -Vous vous êtes parfaitement fait comprendre. Maintenant, laissez-moi à mon tour vous faire comprendre une bonne chose : Lucinda Meldrum s’est battue pour mettre un terme à cette guerre. Elle a donné sa vie pour ça. C’est tout ce qu’elle voulait : la paix. Ce conflit a ruiné sa vie, la vie de Nathaniel, la mienne et celle de tous ceux qui vivent entre ces murs.
Elle reprit son souffle, indifférente à la stupeur qui se peignait sur les visages de ses auditeurs.
-Alors non, je ne me joindrai pas à vous pour regagner le contrôle d’Orion. Je ne veux rien avoir à faire avec Orion. Je ne veux même plus en entendre parler. »
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Ce roman fait partie des challenges :

Challenge ABC 2015 : 20/26

Challenge 100% R : 26e lecture