Malheureusement pas encore, mais ça ne saurait tarder… ^^ Disons qu’il est difficile de tout lâcher du jour au lendemain, ce sera peu à peu un lent basculement sans doute, enfin, si le succès auprès des lecteurs se confirme lors des prochains romans. Ah, dure vie d’écrivain…
Quel est le plus beau compliment que l’on pourrait vous faire en tant qu’écrivain ?
Que l’on a compris le message que je voulais véhiculer dans mon roman. Sans vous lancer des fleurs, sur « A la vie, à la mort » et « Loup, y es-tu ? », vous avez très bien saisi la teneur de mon propos… (Voilà, c’est dit.) ( Note de la bloggueuse : Me voilà toute rouge, c'est malin!) J’écris avant tout pour m’amuser, mais en même temps, pour essayer de donner un sens à mes histoires ; il serait trop simple à mes yeux de faire un conte sans signification ou une amourette que l’on oublie aussitôt le livre refermé. Ce n’est pas ce que j’aime lire, cela ne peut être ce que j’écris.
Vous êtes très présent sur la blogosphère, les forums et les réseaux sociaux. C’est important pour vous ?
Oui. Disons que cela me plaît terriblement de discuter avec mes lecteurs et de dire aussi certaines choses de temps à autre. Ecrire pour moi n’a de sens que si on est lu, et que l’on dise du bien ou de mal de mes romans m’est égal (je préfère quand la critique est bonne bien sûr, mais une critique négative, si elle est construite, argumentée et honnête me plaît aussi). Bon, c’est vrai, une critique sur Loup, y es-tu ?, qui était un peu gratuite, m’a fait du mal. C’était le début de ma carrière d’auteur, le premier livre venait de sortir, et je peux vous dire qu’alors, on a le trouillomètre à zéro. Je ne suis pas Musso ou Lévy, je n’avais pas l’assurance et le recul que j’aie à présent, et disons que ça m’a découragé, j’ai failli laisser tomber l’écriture, pour tout vous avouer, même (Note de la bloggueuse : Olalala, la frayeur, à posteriori...ne nous abandonnez pas!).
Est-ce que vous êtes vous-même un « gros lecteur » ? Y a-t-il des auteurs qui vous inspirent ou que vous admirez ?
Gros lecteur, oui. Mais ça, c’était avant, lol. Allez, un maître pour l’écriture simple et fluide : Ken Follet. Pour l’originalité : Gaiman ou Willis. Pour le texte : Claude Simon. Pour l’humour : euh, disons… je n’ai pas trouvé.
En tant que lecteur, avez-vous un/des roman(s) fétiche(s) ?
Pas à vrai dire. M’ont marqué les « Fantômette » de ma jeunesse, et aussi « Le trône de fer » de Martin, ou « Feux du ciel » de Closterman.
Et parmi vos œuvres, y en a-t-il une qui vous tient plus à cœur que les autres ? Un personnage dont vous vous sentez plus proche ?
« Loup, y es-tu ? », sans hésiter. C’est mon bébé, même si j’aime beaucoup les autres romans également. Loup, y es-tu ?, c’est le seul où mes proches m’ont dit : « là, tu arrêtes de rajouter des chapitres, de le fignoler, ça suffit, envoie-le maintenant aux éditeurs ! » Je ne parvenais pas à me détacher de son univers, de ses personnages, tous, je dis bien tous. Car envoyer un roman à l’éditeur, cela veut dire qu’il n’est plus vôtre, et je dois bien avouer que Loup, y es-tu ?, je ne voulais pas le partager. Mais à présent, j’ai coupé le cordon, je vous rassure.
Sinon, disons que j’ai un faible pour Safir dans Lady R. (tout simplement parce que c’est tout à fait moi, ce personnage ^^) et bien sûr ma petite Agnès avec ses gros gros problèmes. Mais aussi Albe, que j’aimerais bien connaître pour de vrai, je dois avouer.
Sur ses oeuvres...
Comment vous sentez-vous à l’approche de la sortie en poche de « Loup y es-tu ? » ?
Fébrile, et mort de peur. Du coup, j’essaie de m’en détacher au maximum, j’ai le trac, oui, vraiment. Comment va-t-il être accueilli par ce très grand public ? Que vont en penser les lecteurs de SF « traditionnelle » ? Que vont en penser les lecteurs autres que ceux des blogs et des forums où je me sens un peu chez moi, parce que les lecteurs y sont très sympas avec moi ? Disons que là, j’ai vraiment l’impression de « jouer à l’extérieur. »
Folio SF, c’est une collection mythique de la maison Gallimard, je m’y sens vraiment petit à côté de ces légendes (Poe, Dick, Bradbury ou Vance), même françaises (Damasio, Beauverger…). On verra… C’est vraiment un inédit, ce roman, il est resté mal diffusé et pourtant, il a cartonné tandis que là, il est à petit prix, partout dans le monde francophone, cela change tout, c’est un peu flippant, tout de même. (Note de la bloggueuse : Ici, on a confiance, certes ce n'est pas de la SF pure, mais le thème est accrocheur et la couverture splendide, il se vendra!)
Vous aviez évoqué un spin-off à « Loup y es-tu ? ». Où en est ce projet ?
Disons qu’il a pris une forme… inhabituelle pour un spin-off. Il mûrit tranquillement, lentement. Il dépendra surtout de l’avenir de Loup, y es-tu ? en poche, et peut-être ailleurs aussi, qui sait ? (Note de la bloggueuse : Ailleurs ?! Au cinéma ? A l'étranger ? Oooooooh !)
Si on adaptait « Loup y-es-tu ? » au cinéma, avez-vous une idée de qui pourrait incarner vos personnages ? (particulièrement Albe, Virginia, le Chasseur et Marylin Von Sydow)
J’ai écrit Loup, y es-tu ? en ayant dans ma tête des images d’actrices assez précises, donc, oui, j’ai des idées claires : Chyler Leigh pour Albe, Monica Belluci pour Marilyn Von Sydow, Ryan Gosling pour le Traqueur (Note de la bloggueuse : Euuuuh, pas un peu plus viril le Traqueur ??) …
Lady R prend place au cœur du Moyen-Age, sur fonds de lutte contre les hérésies et de la consolidation du royaume de France. Vous aimez l’Histoire, ou aviez-vous avant tout le désir de raconter une histoire d’espionnage ?
J’aime l’Histoire avec un grand H, de France, d’Angleterre, d’Italie, du monde. Lorsque je me promenais à Venise, j’imaginais déjà une histoire en ces lieux, chaque fois que je visite un endroit chargé d’histoire, je fais de même, comme Toulouse ou Carcassonne, avec Lady A.
Entre l’innocente Lady R et la vénéneuse Lady A, à qui va votre préférence ?
Lady A. sans doute, parce qu’elle est fragile, et que j’aime bien les femmes à problèmes…
Dans « A la vie à la mort », il y a un fonds social important et vous évoquez la crise, notre société actuelle. Comptez-vous écrire de nouveau sur ce sujet ? Vous considérez-vous comme un écrivain engagé ?
Engagé, oui, dans le sens où un récit doit avoir un sens, mais pas forcément politique. Je suis plutôt apolitique, mais je ne supporte pas (comme Pierre, le flic du roman), que l’on opprime le faible. J’aime les causes perdues, toujours.
En dehors de la sortie de « Loup y es-tu ? » chez Folio SF, avez-vous des parutions de prévues pour 2013 ?
Aucune pour l’instant. Deux sorties en 2012, c’est déjà pas mal, je dirais (Note de la bloggueuse : On n'en a jamais assez, nous les drogués du livre^^). Un polar, une biographie, le spin off du Loup et surtout, une romance dans le cimetière du Père-Lachaise, terminée pour ma partie, mais que je veux écrire à « 4 mains » avec une amie écrivain. Comme elle vient de signer dans une très grande maison d’édition française pour son troisième roman, eh bien, peut-être qu’il sortira là, et si « ça le fait », alors ce sera la prochaine sortie en 2014, pas avant. Ne nous emballons pas…
Et voilà, j'espère que cette interview vous a plu et vous a intéressés ! Pour ma part, j'ai appris plein de choses et j'ai été ravie d'en savoir un peu plus sur cet auteur.
Un grand merci à Henri Courtade pour ses réponses et sa gentillesse.
Quant à vous, puisque vous avez été bien sages, rendez-vous demain pour le concours !
Stellabloggeuse