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samedi 12 janvier 2013

Semaine Henri Courtade, jour 6 : CONCOURS "Loup y es-tu ?"

*Concours terminé*

Comme promis, cette semaine dédiée à Henri Courtade sur Des Romans entre deux mondes se clôt par un concours !
Sont en jeu 2 exemplaires de "Loup y es-tu?" au format poche !


  Qui peut participer ?

-Les personnes que je connais un minimum (membres de Livraddict et Darkambiance, membres de la page Facebook, personnes ayant commenté au moins une fois le blog). Cela marche aussi pour les "nouveaux" (ceux qui me découvriraient avec ce concours), si vous me montrez que ce livre vous intéresse vraiment.
ET/OU
-Les personnes qui se sont intéressées à cette semaine dédiée à Henri Courtade et qui ont vraiment envie de découvrir ce titre.

Je sais que cela peut paraître dur, ou restrictif, mais je souhaite faire gagner ces exemplaires à des personnes qui souhaitent vraiment lire ce livre, et non à des "bêtes de concours". D'où ces quelques précautions.
Je me réserve donc le droit d'écarter toute candidature qui ne me satisferait pas...
  
Comment participer ?

Ce concours est terminé
  
Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter bonne chance !
N'hésitez pas à me contacter si quelque chose vous semble peu clair.

Stellabloggeuse

vendredi 11 janvier 2013

Semaine Henri Courtade, jour 5 : Interview de Henri Courtade

Pour ceux qui sont curieux comme moi, je suis ravie de pouvoir vous proposer une interview du héros de la semaine !
 
 
A propos de lui-même et de l'écriture... 
 
La bloggueuse : Vous êtes à l’aise avec différents genres littéraires, du fantastique à l’historique, en passant par le polar. Y a-t-il néanmoins un genre avec lequel vous vous « éclatez »davantage en écrivant ?
 
H. Courtade : La SFFF sans aucun doute, d’un point de vue affectif et personnel. D’ailleurs, là aussi, Lady R. était au départ un roman fantasy, qui a évolué ensuite dans un univers historique, car le livre devait participer au prix littéraire Géo. J’avais en tête Venise et l’Ecosse en l’écrivant sous forme fantasy, il ne m’a donc pas été difficile de basculer dans le réel et une époque, celle de richard Cœur de lion, très proche de la chevalerie que l’on peut retrouver dans le « Trône de fer »,par exemple. D’ailleurs, Lady R. a gardé une touche fantastique, je rappelle. Le polar permet en revanche d’être plus cynique, de se lâcher (le prochain, je n’irai pas de main morte d’ailleurs…), d’être plus libre par rapport au format et aux lecteurs.
Avez-vous eu un déclic qui vous a poussé à l’écriture (rappelons aux lecteurs que vous êtes scientifique de formation) ou est-ce que cela a toujours été en vous ?
Oui, un déclic bien précis, le décès d’un très proche ; il avait 27 ans. Je me suis dit qu’il était peut-être temps d’écrire, de ne plus me contenter de lire, et d’exprimer mes souffrances, mes envies, ma colère, mes joies aussi. Cela a commencé avec l’écriture de Lady R, puis celle de Loup, y es-tu ? est venue très vite en suivant, c’était durant la crise de 2008, en fait.
Vivez-vous de l’écriture ? 

Malheureusement pas encore, mais ça ne saurait tarder… ^^ Disons qu’il est difficile de tout lâcher du jour au lendemain, ce sera peu à peu un lent basculement sans doute, enfin, si le succès auprès des lecteurs se confirme lors des prochains romans. Ah, dure vie d’écrivain…
Quel est le plus beau compliment que l’on pourrait vous faire en tant qu’écrivain ?
Que l’on a compris le message que je voulais véhiculer dans mon roman. Sans vous lancer des fleurs, sur « A la vie, à la mort » et « Loup, y es-tu ? », vous avez très bien saisi la teneur de mon propos… (Voilà, c’est dit.) ( Note de la bloggueuse : Me voilà toute rouge, c'est malin!) J’écris avant tout pour m’amuser, mais en même temps, pour essayer de donner un sens à mes histoires ; il serait trop simple à mes yeux de faire un conte sans signification ou une amourette que l’on oublie aussitôt le livre refermé. Ce n’est pas ce que j’aime lire, cela ne peut être ce que j’écris.
Vous êtes très présent sur la blogosphère, les forums et les réseaux sociaux. C’est important pour vous ?
Oui. Disons que cela me plaît terriblement de discuter avec mes lecteurs et de dire aussi certaines choses de temps à autre. Ecrire pour moi n’a de sens que si on est lu, et que l’on dise du bien ou de mal de mes romans m’est égal (je préfère quand la critique est bonne bien sûr, mais une critique négative, si elle est construite, argumentée et honnête me plaît aussi). Bon, c’est vrai, une critique sur Loup, y es-tu ?, qui était un peu gratuite, m’a fait du mal. C’était le début de ma carrière d’auteur, le premier livre venait de sortir, et je peux vous dire qu’alors, on a le trouillomètre à zéro. Je ne suis pas Musso ou Lévy, je n’avais pas l’assurance et le recul que j’aie à présent, et disons que ça m’a découragé, j’ai failli laisser tomber l’écriture, pour tout vous avouer, même (Note de la bloggueuse : Olalala, la frayeur, à posteriori...ne nous abandonnez pas!).
Est-ce que vous êtes vous-même un « gros lecteur » ? Y a-t-il des auteurs qui vous inspirent ou que vous admirez ?
Gros lecteur, oui. Mais ça, c’était avant, lol. Allez, un maître pour l’écriture simple et fluide : Ken Follet. Pour l’originalité : Gaiman ou Willis. Pour le texte : Claude Simon. Pour l’humour : euh, disons… je n’ai pas trouvé.
En tant que lecteur, avez-vous un/des roman(s) fétiche(s) ?
Pas à vrai dire. M’ont marqué les « Fantômette » de ma jeunesse, et aussi « Le trône de fer » de Martin, ou « Feux du ciel » de Closterman.
Et parmi vos œuvres, y en a-t-il une qui vous tient plus à cœur que les autres ? Un personnage dont vous vous sentez plus proche ?
« Loup, y es-tu ? », sans hésiter. C’est mon bébé, même si j’aime beaucoup les autres romans également. Loup, y es-tu ?, c’est le seul où mes proches m’ont dit : « là, tu arrêtes de rajouter des chapitres, de le fignoler, ça suffit, envoie-le maintenant aux éditeurs ! » Je ne parvenais pas à me détacher de son univers, de ses personnages, tous, je dis bien tous. Car envoyer un roman à l’éditeur, cela veut dire qu’il n’est plus vôtre, et je dois bien avouer que Loup, y es-tu ?, je ne voulais pas le partager. Mais à présent, j’ai coupé le cordon, je vous rassure.
Sinon, disons que j’ai un faible pour Safir dans Lady R. (tout simplement parce que c’est tout à fait moi, ce personnage ^^) et bien sûr ma petite Agnès avec ses gros gros problèmes. Mais aussi Albe, que j’aimerais bien connaître pour de vrai, je dois avouer.
Sur ses oeuvres...
 
Comment vous sentez-vous à l’approche de la sortie en poche de « Loup y es-tu ? » ?
Fébrile, et mort de peur. Du coup, j’essaie de m’en détacher au maximum, j’ai le trac, oui, vraiment. Comment va-t-il être accueilli par ce très grand public ? Que vont en penser les lecteurs de SF « traditionnelle » ? Que vont en penser les lecteurs autres que ceux des blogs et des forums où je me sens un peu chez moi, parce que les lecteurs y sont très sympas avec moi ? Disons que là, j’ai vraiment l’impression de « jouer à l’extérieur. »
Folio SF, c’est une collection mythique de la maison Gallimard, je m’y sens vraiment petit à côté de ces légendes (Poe, Dick, Bradbury ou Vance), même françaises (Damasio, Beauverger…). On verra… C’est vraiment un inédit, ce roman, il est resté mal diffusé et pourtant, il a cartonné tandis que là, il est à petit prix, partout dans le monde francophone, cela change tout, c’est un peu flippant, tout de même. (Note de la bloggueuse : Ici, on a confiance, certes ce n'est pas de la SF pure, mais le thème est accrocheur et la couverture splendide, il se vendra!)

Vous aviez évoqué un spin-off à « Loup y es-tu ? ». Où en est ce projet ?
Disons qu’il a pris une forme… inhabituelle pour un spin-off. Il mûrit tranquillement, lentement. Il dépendra surtout de l’avenir de Loup, y es-tu ? en poche, et peut-être ailleurs aussi, qui sait ? (Note de la bloggueuse : Ailleurs ?! Au cinéma ? A l'étranger ? Oooooooh !)
Si on adaptait « Loup y-es-tu ? » au cinéma, avez-vous une idée de qui pourrait incarner vos personnages ? (particulièrement Albe, Virginia, le Chasseur et Marylin Von Sydow)
J’ai écrit Loup, y es-tu ? en ayant dans ma tête des images d’actrices assez précises, donc, oui, j’ai des idées claires : Chyler Leigh pour Albe, Monica Belluci pour Marilyn Von Sydow, Ryan Gosling pour le Traqueur (Note de la bloggueuse : Euuuuh, pas un peu plus viril le Traqueur ??) 
Lady R prend place au cœur du Moyen-Age, sur fonds de lutte contre les hérésies et de la consolidation du royaume de France. Vous aimez l’Histoire, ou aviez-vous avant tout le désir de raconter une histoire d’espionnage ?
J’aime l’Histoire avec un grand H, de France, d’Angleterre, d’Italie, du monde. Lorsque je me promenais à Venise, j’imaginais déjà une histoire en ces lieux, chaque fois que je visite un endroit chargé d’histoire, je fais de même, comme Toulouse ou Carcassonne, avec Lady A.
Entre l’innocente Lady R et la vénéneuse Lady A, à qui va votre préférence ?
Lady A. sans doute, parce qu’elle est fragile, et que j’aime bien les femmes à problèmes…
Dans « A la vie à la mort », il y a un fonds social important et vous évoquez la crise, notre société actuelle. Comptez-vous écrire de nouveau sur ce sujet ? Vous considérez-vous comme un écrivain engagé ?
Engagé, oui, dans le sens où un récit doit avoir un sens, mais pas forcément politique. Je suis plutôt apolitique, mais je ne supporte pas (comme Pierre, le flic du roman), que l’on opprime le faible. J’aime les causes perdues, toujours.
En dehors de la sortie de « Loup y es-tu ? » chez Folio SF, avez-vous des parutions de prévues pour 2013 ?
Aucune pour l’instant. Deux sorties en 2012, c’est déjà pas mal, je dirais (Note de la bloggueuse : On n'en a jamais assez, nous les drogués du livre^^). Un polar, une biographie, le spin off du Loup et surtout, une romance dans le cimetière du Père-Lachaise, terminée pour ma partie, mais que je veux écrire à « 4 mains » avec une amie écrivain. Comme elle vient de signer dans une très grande maison d’édition française pour son troisième roman, eh bien, peut-être qu’il sortira là, et si « ça le fait », alors ce sera la prochaine sortie en 2014, pas avant. Ne nous emballons pas…
Et voilà, j'espère que cette interview vous a plu et vous a intéressés ! Pour ma part, j'ai appris plein de choses et j'ai été ravie d'en savoir un peu plus sur cet auteur.
Un grand merci à Henri Courtade pour ses réponses et sa gentillesse.
 
Quant à vous, puisque vous avez été bien sages, rendez-vous demain pour le concours !
 
   
Stellabloggeuse 

jeudi 10 janvier 2013

Semaine Henri Courtade, jour 4 : A la vie à la mort

En ce quatrième jour de la semaine consacrée à l'auteur Henri Courtade sur ce blog, laissez-moi vous présenter un polar qu'il a publié en 2012 : "A la vie à la mort". Un roman à quatre voix qui comporte également un fonds social important.


Résumé

Dans ce roman, l’auteur met en scène quatre amis d’enfance : François le médecin de campagne, Jérôme le fermier, Yvan le neurochirurgien, et Pierre le policier. Ce dernier se trouve confronté à une série de meurtres de la part d’un individu se considérant vraisemblablement comme un justicier : il vise de « mauvais individus », tels qu’un PDG ou un avocat véreux. Tandis que la population se prend d’affection pour ce drôle de tueur, Pierre mène l’enquête tant bien que mal. Chacun des quatre amis vit cette enquête à sa manière, entre Paris et les Pyrénées. Jusqu’où iront-ils les uns pour les autres ?

Fiche signalétique

Editeur : Lucane éditions
Date de parution : 19 avril 2012
Pagination : 236 pages
Prix : 18,90 €
Public : Adultes - Amateurs de polars

Mon avis, en bref

J'ai aimé : l'alternance des 4 points de vue - la découverte de la vie rurale des Pyrénées - l'intégration de l'actualité économique et de la crise financière - la tension qui monte peu à peu - un final bluffant, surprenant et un brin révolutionnaire - un style très agréable et plus affirmé

J'ai regretté : le personnage d'Yvan, un peu caricatural - un roman très masculin - trop court, j'en voulais encore !

Mon avis complet est ici

Note attribuée : 4,5/5

Quelques citations

« On frappa à la porte. Elle s’ouvrit et Johan entra. Lieutenant stagiaire fraîchement émoulu de l’école de police, c’était un garçon enthousiaste et volontaire, mais qui présentait, selon Pierre, les défauts de la jeunesse d’aujourd'hui : sans illusion, tant sur son avenir professionnel que sur le monde du travail lui-même, profitant de l’instant présent, laissant à ses supérieurs le soin de penser à une retraite qu’il ne toucherait jamais, et cherchant ses infos dans Google plutôt que dans les archives du commissariat. »

« Pierre songea à un roman de Marcel Pagnol qu’il avait lu enfant. Un des personnages disait en substance qu’amasser de l’argent ne sert à rien, « on n’a qu’un trou du cul ». Une expression imagée, mais si juste. Le meurtrier avait simplement rajouté un second trou de balle entre les deux yeux de Maître Dupreux, peut être afin de lui offrir un conduit d’évacuation  supplémentaire pour la merde qu’il avait dans le crâne, ne put s’empêcher d’ironiser Pierre intérieurement. »

« Personne ne pourra plusieurs nous arrêter, nous sommes Légion, je te dis. Légion à avoir perdu […] la santé, l’honneur, la dignité, un emploi, un mariage, peu importent les raisons. Nous sommes innombrables, et nul puissant ne sera plus jamais à l’abri de notre vindicte. Alors, tous ces cyniques trembleront dans leurs fauteuils, derrière les hublots de leurs jets privés, sur leurs yachts au large d’îles paradisiaques. »

Sur la toile...

Sur Livraddict :

Moyenne des notes obtenues dans la Bibliomania : 17,3/20

Le sujet consacré à ce titre : par ici


Les avis d'autres bloggueurs :

Le monde de Païkanne : "Il raconte une histoire à quatre voix, chacune évoquant, par un petit bout de sa lorgnette, les assassinats de personnes puissantes et/ou "friquées" commis par un tueur en série. [...] La plume d’Henri Courtade est toujours aussi agréable à lire et ces "affaires" sont intéressantes car intimement liées à notre actualité. À la vie, à la mort ou l’art de rendre l'assassin (presque) sympathique au lecteur, si ce dernier n’est lui-même qu’un "quidam dans la norme". À la vie, à la mort ou l’art de dépeindre talentueusement un cinquième personnage : ce terroir que, personnellement, je ne connais(sais) pas du tout. [...] J’ai vraiment passé un très bon moment en compagnie de ces "compagnons à l’omelette" même si je suis quelque peu restée sur ma faim : j’aurais apprécié une fin moins abrupte. Un seul défaut finalement : un roman (trop) court."


Perdre une plume (4,5/5) : "N'étant pas particulièrement fana du genre je me suis pourtant régalée avec ce roman. [...] Oui bien sûr on cherche le meurtrier, mais au-delà de ça on s'attache à ce groupe d'amis originaires des Pyrénées et à leurs vies si différentes, au point qu'une fois le coupable identifié le roman est loin d'être terminé et on continue de suivre avidement la conclusion de cette intrigue. Ajoutons à cela le caractère régional qu'a su donner Courtade à son roman et j'ai fini d'être convaincue ! [...] L'ambiance polar est elle aussi au rendez-vous, mais elle aussi bien dosée. [...] On sent également que Courtade a gagné en expérience ; son écriture est plus efficace, plus aboutie et son intrigue mieux construite tout en gardant le côté "fin révélation" qui semble lui tenir à cœur. En résumé sans être une grande fan du genre j'ai véritablement apprécié ce polar à la française."


Des coffres...des livres... (4/5) : "J'ai vraiment beaucoup apprécié ce roman écrit de façon très fluide, claire en courts chapitres. Chacun de ces chapitres montrant le point de vue de l'un des quatre amis d'enfance, principaux personnages de ce livre. [...] L'auteur met en valeur la fidélité de chacun en amitié. [...] L'auteur met en valeur, aussi, le pouvoir des origines de chacun. Tous les quatre nés à la campagne, deux y vivent encore, l'un veux la retrouver et le dernier n'aspire qu'à être loin d'elle. Dans tous les cas la campagne pyrénéenne est ancrée en eux, mais agit sur eux de façon différentes. [...]. Cependant, je trouve que le hasard joue un trop grand rôle pour l'arrestation du tueur... L'auteur aurait peut-être être plus vicieux et semer plus d'embuches dans le déroulement des évènements. Mais ce livre est plus axé sur les déboires des âmes des différents protagonistes. En conclusion, très bon moment de détente pour un polar qui ferait une très belle adaptation cinématographique et qui nous assome par un ENORME retournement de situation dans les toutes dernières pages."


L'évasion et les mots... (5/5, Coup de coeur) : "Ce nouveau roman n’échappe pas à la règle, c'est un coup de coeur car il m'a littéralement transportée et embarquée dans son histoire. [...] Ce qui est vraiment agréable c'est que chaque paragraphe fait intervenir et se rapporte à l'un des personnages et nous permet donc d'aller à la rencontre de ceux ci de façon vraiment attachante car vraiment fouillée.  L'autre point fort du roman c'est l'intrigue elle même qui nous embarque de Paris aux Pyrénées dans un vrai tourbillon et dans l’incompréhension la plus totale, on patauge autant que la police. [...] La fin du roman est vraiment bluffante, mais pas complètement imprévisible, en tout les cas pas pour moi car  j'en avais deviné une bonne partie. [...] J'aime toujours autant la plume d'Henri Courtade, elle nous emporte complètement et on a juste envie de le suivre dans ses histoires. Pour conclure, je ne suis pas du tout une spécialiste des romans policiers mais je me suis vraiment régalée en lisant cette histoire.."
  
Et voilà, bien que n'étant pas une habituée ni une amatrice de polar, j'ai été happée par ce roman, et j'espère que vous vous laisserez tenter ! Je vous donne rendez-vous demain pour une interview de l'auteur, qui m'a fait le plaisir de répondre longuement à mes questions !


La semaine Henri Courtade, c'est aussi :

-Jour 2 : Loup y es-tu ?
-Jour 3 : Lady R
-Jour 5 : Interview


Stellabloggeuse

mercredi 9 janvier 2013

Semaine Henri Courtade, jour 3 : Lady R

Toujours dans la cadre de la semaine dédiée à l'auteur français Henri Courtade sur ce blog, je vous présente aujourd'hui  Lady R, le premier roman qu'il a écrit et le second à avoir été édité. Un roman mêlant espionnage, romance et un brin de fantastique dans le cadre du Moyen-Age.


 Résumé

Lady Rowena de Windermere est une espionne pour le compte du roi d’Angleterre. Epaulée par son fidèle ami Caméléon et son fiancé Wilhiam, elle est chargée de voler de mystérieux parchemins dans une commanderie des Templiers, des parchemins qui pourraient entraîner l’Europe dans des combats meurtriers… Pour Rowena, c’est le début des ennuis, puisqu’elle sera amenée à surmonter des trahisons, des complots. Pour s’en sortir et sauver son roi, elle doit percer le mystère d’une très mystérieuse organisation, mais aussi partir en quête de ses propres origines…

Fiche signalétique

Date de parution : 14 avril 2011
Pagination : 599 pages
Prix : 20,20 €
Public : Young Adult - Adultes - Amateurs d'Histoire

La suite de ce roman, intitulée "Lady A" (345 pages) est parue le 15 novembre 2012, aux éditions Les Nouveaux auteurs.

Mon avis, en bref

J'ai aimé : un roman mêlant Histoire, espionnage, romanesque et un brin de fantastique - une grande épopée dont les évènements s'enchaînent de manière fluide - un mystère bien préservé - un contexte historique maîtrisé - des personnages attachants et/ou complexes - une écriture agréable

J'ai regretté : l'histoire d'amour parfois un peu "facile" - certains éléments de l'intrigue sont prévisibles - quelques maladresses dans le style ou la narration

Mon avis complet est ici.

Note attribuée : 4/5

Quelques citations

« Toutes ces révélations sur son passé la submergeaient. Avant l’expédition à la commanderie, elle avait des certitudes, une foi inébranlable dans sa mission : veiller sur le trône d’Angleterre, servir fièrement son pays, mourir pour lui si besoin. Puis tout s’était peu à peu fissuré, d’abord avec la trahison de Wilhiam, ensuite avec ses histoires de famille. Elle redécouvrait une sœur qui voulait la tuer, des parents qu’elle idéalisait, mais qui avaient également leur part d’ombre. Tout s’effondrait autour d’elle. Elle ne savait même plus si elle pouvait faire confiance à ses supérieurs. Elle en venait même parfois à doute de Caméléon, le seul et unique ami qu’il lui restait. Certes, un agent secret apprenait à se méfier de tout le monde, mais il ne doutait jamais. Or ce sentiment s’était instillé en elle comme un venin insidieux, et elle ne parvenait plus à le déloger. »

 « A la cour d’Aliénor, j’avais pu croiser nombre de personnages de qualité, princes, ducs ou poètes. Cependant, aucun d’entre eux ne m’avait dévisagée comme le faisait Safir. Pour une femme, il est toujours agréable de se sentir adulée, vénérée telle une icône ou une divinité. Je ne crois pas qu’il s’agisse là de vanité de ma part – je ne me suis jamais prise pour une déesse. Simplement, ce que le regard de Safir exprimait à cet instant, cette pure extase à la simple considération de ma personne, me flattait agréablement. Je souhaite à toutes les femmes de connaître un jour ce ravissement si singulier, celui d’être, pour un homme, ce qu’il y a de plus important en ce bas monde. »

Sur la toile...

Sur Livraddict :

Moyenne des notes obtenues dans la Bibliomania : 16,1/20

Le sujet dédié à ce titre sur Livraddict : par ici

Une discussion avec l'auteur autour de ce titre : par ici


Les avis de mes copinautes et/ou de mes blogs favoris :

Stellade à la page :  "Ma curiosité a été payante car je me suis simplement régalée avec cette lecture qui se déroule dans l'Occident du XIIème Siècle. Dès les premières pages,j'ai été embarquée dans une mission avec Rowena, Caméléon et Wilhiam qui doivent se rendre en France pour récupérer des documents vieux de cinquante ans...un peu à la James Bond!!! Ce qu'il y a de génial (oui,génial!!), c'est que les personnages sont vrais et que leurs états d'âmes, sont transmises au lecteur. [...] Lady R est une fiction historique qui côtoie ce que fût la réalité de l'époque avec ses vrais acteurs comme,Aliénor d'Aquitaine,Richard Coeur de Lion, Jean sans Terre... Les dernières pages m'ont coupé le souffle car  l'auteur décrit si bien ce que vit Rowena, que je n'ai pu lâcher ma lecture sans connaître la fin et le dénouement. J'ai été satisfaite!!"

Les escapades culturelles de Frankie (4/5) : "Voilà donc un beau pavé de 600 pages, sans temps mort, qui se lit tout seul et qui nous entraîne, à la suite de Rowena dans de multiples aventures touchant aux Templiers, avec des sociétés secrètes, des retournements de situation, des trahisons, des chausse-trapes et même des révélations ! Franchement, on ne s'ennuie pas une seconde ! En plus, moi qui adore tout ce qui touche aux Templiers et aux Cathares (même s'ils ne sont qu'évoqués dans ce livre), j'étais ra-vie. [...] Si j'avais des petits reproches à faire sur ce roman, c'est qu'il manque peut-être un peu de profondeur, de densité en fait. Je ne sais pas comment l'exprimer, le livre est épais, il se passe énormément de choses mais j'ai eu l'impression que ça restait un peu en surface. En plus, certaines choses sont assez prévisibles. [...] En conclusion, un très bon roman romanesque, bien construit qui vous fera passer un excellent moment de détente à sa lecture."

Bazar de la littérature : "Des personnalités complexes et bien travaillées. L’insertion de personnages historiquement réels dans l’intrigue (ce n’est peut-être pas véridique mais c’est largement vraisemblable !). On devine qu’Henri Courtade a fait des recherches et qu’il est passionné… c’est très agréablement perceptible (sans se transformer en longues descriptions universitaires pompeuses). Une maîtrise de la narration (points de vue alternés) qui réserve de nombreuses surprises et révélations ! Superbe illustration de couverture (signée, sans surprise, Anne-Claire Payet) ! Une intrigue un peu « convenue » (complots, espionnage, trahisons, histoires de famille,…) mais Henri Courtade sait faire la différence. Une fin assez satisfaisante mais qui ne répond pas entièrement à nos questions, c’est un peu frustrant !"

Le blog de Galleane (5/10) : "J'ai eu du mal à entrer dans le récit après un prologue qui n'a pas été une entrée en matière excellente. [...] L'auteur mélange les points de vues et ce dans les deux camps. Un bon point que je souligne toujours cependant, j'ai trouvé qu'il y avait un manque flagrant de développements et d'explications sur les sentiments des personnages, sur ce qu'ils vivent ou on vécus étant donné les anciens fait qui vont remonter à la surface. [...]L'écriture de Henri Courtade est agréable à lire. Les chapitres sont peut être un peu trop long parfois mais il y a des coupures pour permettre de faire des pauses plus facilement. L'un dans l'autre ça passe mieux. Une déception, clairement. Une histoire principale qui finit par trop dériver sans que rien ne soit réellement terminé. Heureusement qu'il y a une suite mais je ne suis pas suffisamment convaincue par Lady R. pour continuer l'aventure."

Les mots d'Archessia : Ce que j'ai aimé, c'est que j'en ai eu plein les mirettes !On a ici un récit extrêmement riche, que ce soit au niveau de l'intrigue ou des personnages, tout est incroyablement bien travaillé et le rendu est franchement très savoureux. [...] Bien que n'étant pas du tout une amatrice d'histoire (les dates et autres évènements historiques, ce n'est vraiment pas mon truc), je dois dire que ce livre se lit très facilement et rend le moindre élément historique accessible et attractif. [...] Là où j'ai été un peu déçue, c'est que, après un démarrage en fanfarre, j'ai trouvé que le rythme s'essoufflait un peu vers la moitié du roman.Lady R. n'est pas un coup de coeur, mais il s'avère être quand même une bonne lecture dépaysante nous présentant des personnages hauts en couleurs et terriblement attachants, aussi bien du côté des gentils que des méchants.


Ainsi, vous l'aurez compris, si vous aimez les grandes aventures et le contexte du Moyen-Age, foncez sur ce livre ! Et tant qu'à faire, offrez-vous la suite, car le mystère reste entier lorsque l'on referme Lady R !


La semaine Henri Courtade, c'est aussi :


Stellabloggeuse 

mardi 8 janvier 2013

Semaine Henri Courtade, jour 2 : Loup, y es-tu ?

Pour ce deuxième jour dédié à l'auteur français Henri Courtade, j'ai souhaité vous présenter le second roman qu'il a écrit, le second à avoir été édité. Intitulé "Loup y es-tu ?", il reprend de manière originale les contes traditionnels.


Résumé

Dans ce roman, Henri Courtade met en scène le monde actuel. Mais derrière les grands évènements de ce monde, derrière les guerres et les grandes catastrophes, se cachent les monstres et sorcières de contes de fées. Néanmoins, l’équilibre règne encore grâce à la présence sur terre des héroïnes de contes de fées : Cendrillon, La Belle au Bois Dormant, Blanche Neige et le Petit Chaperon Rouge. Mais ces jeunes femmes sont en danger, traquées par une ennemie de plus en plus puissante. Parviendront-elles à l’arrêter à temps ?

Fiche signalétique

Editeur : Mille Saisons
Date de parution : 11 septembre 2010
Pagination : 344 pages
Prix : 20 €
Public : Young adult - Adultes

Sortie au format poche le 3 janvier 2012 (Folio SF, 399 pages, 7,50 €)
Deux exemplaires seront à gagner sur ce blog, rendez-vous samedi 12 janvier !

Mon avis, en bref

J'ai aimé : une excellente réinterprétation des contes - une explication du monde d'aujourd'hui via les contes - la crédibilité de l'histoire - les personnages d'Albe et Marilyn Von Sidow - un récit bien mené - la fin très ouverte

J'ai regretté : le personnage de Virginia, moins attachant - un passage sur la Second Guerre Mondiale un peu artificiel - quelques anglicismes malvenus

Mon avis complet est ici

Note attribuée : 5/5 (Coup de coeur)

Quelques citations

"Il avait apprécié moyennement la plaisanterie. Elle avait ajouté :
-Te rappelles-tu lorsque je chantais avec les oiseaux et les lapins en époussetant ta maison, pendant que tu me regardais timidement depuis la fenêtre ?
Elle avait mimé une valse autour d’un balai invisible, chantant à tue-tête un refrain du dessin animé de Walt Disney et lui adressant pour finir un clin d’œil grivois. Il était devenu écarlate. Elle avait éclaté de rire.
Ainsi, tel un papillon qui émerge de sa chrysalide, Albe avait éveillé sa conscience à cette vérité : elle était la Blanche Neige du conte et Marilyn Von Sydow la méchante sorcière aux puissants maléfices qui en voulait à sa vie. »

« Elle s’était maintes fois demandé pourquoi les êtres humains assimilaient le mal à la laideur. Sans doute pour se rassurer, en avait-elle conclu. Toutes les sorcières qu’elle connaissait étaient plutôt belles, et pas une seule n’était affublée d’un grossier poireau sur un nez crochu. Elle était bien placée pour savoir que la malveillance a toujours pris de beaux autours, les plus séduisants qui soient, de préférence. On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre, disait le dicton populaire. Le mal se devait donc d’être d’aspect agréable pour mieux se répandre et sévir, elle avait tôt fait de le comprendre. Dans un univers technologique basé sur l’image et l’apparence, ses chaînes de télévision et Internet ne servaient-ils pas ses desseins à merveille ? »

Sur la toile...

Sur Livraddict :

Moyenne des notes obtenues dans la Bibliomania : 16,3/20

Le sujet dédié à ce titre : par ici
La discussion du Book Club autour de ce titre : par ici

Une discussion avec l'auteur à propos de ce livre : par ici

Les avis des copinautes et/ou de mes blogs favoris :

-Bazar de la littérature (Coup de coeur) : "Le texte est aussi bon que le livre en tant qu’objet est beau ! Aucune raison de vous priver de cette lecture, surtout n’hésitez pas ! [...] Une réécriture moderne des contes de fées qui utilise intelligemment certains faits historiques. [...] Des personnages convaincants, notamment Albe et le Traqueur ! Des touches d’humour et des références variées ; une plume très agréable à suivre ! [...]Le combat entre les « bons » et les « méchants » n’est, certes pas des plus original, mais tout ce qui l’entoure est tellement bon, qu’on oublie finalement ce « détail » ! "

-Les escapades culturelles de Frankie (4/5) : "C'est un roman qui se lit très vite, qui se déguste avec plaisir et qui enchante ses lecteurs par sa façon de détourner les contes. [...] Henri Courtade nous livre un livre vraiment sympathique où l'on ne s'ennuie pas une seule seconde. La façon dont il s'approprie les contes de fées pour en faire quelque chose de personnel est très intéressante et jubilatoire. [...] C'est l'occasion de nous rappeler que le mal à l'état pur existe vraiment dans notre monde et qu'il ne faut pas l'oublier sous peine de refaire les mêmes erreurs...L'auteur en profite aussi pour dénoncer ces magnats qui possèdent pouvoir, médias et en usent à leur profit et qui font et défont les gouvernements."

-Le blog de Galleane (7/10) : "Si il y a une chose dont je suis sure c'est que l'écriture est très agréable, on lit ce livre de manière rapide, c'est fluide et sans difficultés qui puissent ralentir notre avancée.  [...] J'ai apprécié cette inspiration qui tire sa source dans les contes de fées. C'est un thème que j'aime beaucoup et je vous avoue que je m'attendais à autre chose, l'idée est en tout cas bien sympathique. L'utilisation quant à elle ne m'a par contre pas plu. Et je serais bien incapable de vous dire pourquoi ou en tout cas d'arriver à l'expliquer. Tout ce que je peux dire c'est que l'évocation et le lien avec l'histoire de la seconde guerre mondiale ou du 11 septembre et peut être une des causes de mon ressentiment final. Je n'aime pas lire des livres qui incorporent des éléments comme ça dans l'histoire. [...]."

-Le monde de Païkanne : "L’histoire m’a beaucoup plu : retrouver les personnages des contes qui ont (souvent) bercé notre enfance à travers les âges pour les détourner et les accommoder à la sauce XXè siècle, quelle excellente idée !   D'autant que les héros ont également des défauts tandis que les "méchants " le sont jusqu’au  "bout des ongles". [...] J’ai également énormément apprécié la "plume" d’Henri Courtade : vocabulaire riche et varié, judicieux choix des mots, justesse, précision.  Belle saveur des phrases dans un superbe écrin : la couverture illustrée par Anne-Claire Payet."

-Tsuki-Books : "Au début tout se passe très vite et peu de choses sont expliquées, par conséquent on se retrouve un peu perdu dans ce nouvel univers où les pires catastrophes se déroulent de nouveau sans que l'on sache vraiment pourquoi... Puis petit à petit l'auteur nous entraîne avec lui au fil des pages dans des rencontres, des explications, des flash-back, on pourrait parfois se croire dans un film tellement les « montages » alternés et parallèles sont sublimement menés! [...] J'ai donc beaucoup apprécié ma lecture, même si elle a été entrecoupée par des partenariats qui m'ont obligée à le laisser un peu de côté, j'étais toujours ravie de le retrouver et de savoir ce qui allait se passer pour nos survivantes ! J'ai adoré redécouvrir les contes de mon enfance transposés à notre époque, l'histoire est vraiment prenante, bien menée et parfaitement travaillée tout comme les personnages."


En espérant vous avoir donné envie de le découvrir, si ce n'est pas déjà fait, je vous donne rendez-vous demain pour découvrir le roman historique d'Henri Courtade, Lady R !

La semaine Henri Courtade, c'est aussi :

-Jour 3 : Lady R
-Jour 5 : Interview


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