samedi 1 mars 2014

En février 2014...

  Court mais intense, voici le bilan du mois de février !

Ce mois-ci, j’ai donc lu et/ou chroniqué :
  
Déception :

Comme des images, de Clémentine Beauvais (2,5/5)
L'homme qui voulait être heureux, de Laurent Gounelle (2,5/5, non chroniqué)
Un roman trop facile à mon goût et qui ne m'a pas convaincue, de la psychologie à deux sous mise dans la bouche de personnages sensés être crédibles. Mais pas désagréable pour autant.

Bien mais sans plus :

Le libraire, de Régis de Sa Moreira (3/5, non chroniqué)
Un roman qui se lit facilement mais qui ne laisse pas grand chose en tête une fois la page tournée. On a là une conception du libraire qui n'a rien de moderne ! J'ai apprécié l'aspect un peu loufoque, l'amour des livres qui transparaît, mais il y a aussi pas mal de choses auxquelles je n'ai pas adhéré. Je reste perplexe!

J'ai vraiment aimé :

Belle, de Robin Mc Kinley (3,5/5)

  Ils m'ont "embarquée" :

  Night School, tome 3, de CJ Daugherty : Rupture (4/5)
Expo 58, de Jonathan Coe (4/5)
La petite fille qui aimait la lumière, de Cyril Massarotto (4,5/5)
La Sélection, tome 2 : L'élite, de Kiera Cass (4,5/5)




Cela fait donc 9 romans dont 7 chroniqués, et cinq très très bonnes lectures ! Je suis ravie de mon mois de février livresque. Seule fausse note, je suis passée à côté de "Comme des images"; qui est pourtant très apprécié sur la blogosphère.

Chroniques non littéraires :


Les chouchous du mois :

   
Les articles les plus consultés par les visiteurs :

-Antéchrista, d'Amélie Nothomb (313 vues)
-Concours "Je partage mes coups de coeur #2" (251 vues)
  -Effroyables jardins, de Michel Quint (214 vues)
  
  Le mois prochain je souhaite lire : 

-La couronne de flammes, de Rae Carson
-La jeune fille à la perle, de Tracy Chevalier
-Wonder, de RJ Palacio
-La ligne verte, de Stephen King
-Lettre aux vivants qui souhaitent le rester, de René Barjavel

  En ce moment je lis :


Du nouveau dans ma bibliothèque :

-Expo 58, de Jonathan Coe
-La pluie, avant qu'elle tombe, de Jonathan Coe
-Comme des images, de Clémentine Beauvais (service de presse)
       

Ce mois-ci le blog a reçu :

3517  visites.
Merci à tous pour vos passages par ici et vos commentaires ! 
      
Passez un bon mois de mars, à très vite !

Stellabloggeuse

mercredi 26 février 2014

La petite fille qui aimait la lumière, de Cyril Massarotto : tendre et lumineux

[Xo éditions, 2011]

Cela faisait longtemps que je souhaitais découvrir la plume de Cyril Massarotto, régulièrement vantée par ma copinaute Cajou, et notamment son roman paru en 2011 « La petite fille qui aimait la lumière ». C’est désormais chose faite !

Résumé

Enfermé dans sa maison où il vivait jadis avec sa famille, un vieil homme essaie de se faire oublier pour échapper aux « autres » qui ont envahi et massacré ses voisins plusieurs années auparavant. Il est en tête à sa tête avec sa solitude et ses souvenirs douloureux, jusqu’à ce qu’il recueille une petite fille mourante arrivée devant chez lui. La petite, qui a grandi sous terre, n’est capable de prononcer qu’un seul mot : lumière. De la rencontre de ses deux êtres naîtra l’espoir d’un futur enfin apaisé.

Un roman addictif

Je ne fais pas durer le suspense plus longtemps, j’ai beaucoup apprécié ce roman. L’univers m’a intriguée, il y a cette guerre avec les « autres » dont on ne sait pas grand-chose, si ce n’est qu’elle a été très meurtrière. Cette situation introduit du danger dans le quotidien des personnages et une tension chez le lecteur. Aussi, bien que ce ne soit pas un roman d’action, je me suis surprise à tourner les pages très vite et à avoir du mal à poser ce roman.

Tendresse et Lumière

Ce roman a su toucher ma corde sensible. Il y a une grande tendresse dans ce roman, la relation entre Lumière et le vieil homme est belle et émouvante. Le vieillard initie la petite fille à la beauté de la vie, elle qui n’a connu que la guerre. Quant à Lumière, elle permet à son « monsieur Papi » de revenir sur ses souvenirs les plus douloureux et de les laisser derrière lui. Il en ressort un très bel amour de la vie et beaucoup d’espoir, même si la nostalgie est elle aussi présente.

Les personnages

Les deux personnages sont la force de ce roman, on ne les quitte pas un instant, nous sommes quasiment en huis-clos. Lumière et Monsieur Papi portent cette histoire sur leurs épaules. La première est innocente et affectueuse, le second a la sagesse de ses nombreuses années de vie et des épreuves qu’il a vécues. Ils forment un tandem assez irrésistible, que l’on ne peut qu’apprécier.

L’écriture

Le style de Cyril Massorotto est assez simple et n’a pas d’empreinte particulière. La lecture est fluide et plaisante, même si le style n’est pas particulièrement travaillé. Les dialogues sonnent juste et l’auteur parvient sans problème à y insuffler amour et tendresse. Il parvient également à créer une ambiance que l’on n’a pas envie de quitter.

En quelques mots…

Ainsi, j’ai à mon tour été séduite par ce joli roman plein de tendresse et de lumière, même si la tension est omniprésente et qu’une part est faite à la nostalgie. La trame d’une étrange guerre sert de prétexte à célébrer la vie et à réfléchir sur la vieillesse. Je lirai avec plaisir « 100 pages blanches », un autre titre de l’auteur qui figure dans ma Pile à Lire. N’hésitez pas de votre côté à découvrir cet auteur si ce n’est déjà fait !

Note : 4,5/5
Stellabloggeuse


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Ce roman fait partie du challenge :



Challenge New PAL 2014 : 6/20
(Le 5e étant "L'homme qui voulait être heureux de Laurent Gounelle, lu mais non chroniqué)
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« Quand le vieil homme lui apporta la soupe, Lumière fut étonnée par la chaleur qui se dégageait du bol ; elle l’entoura de ses mains, et la sensation fut si douce, si agréable qu’un sourire prit possession de ses lèvres. Elle souffla sur la vapeur qui s’échappait tout en se demandant si elle devait manger ou boire. Elle regarda l’homme avec reconnaissance. Elle vit les larmes qui tremblaient au coin de ses yeux. Aussitôt la chaleur du bol remonta en un flot de douceur le long de ses bras, pour se répandre en elle comme une onde exquise, apaisant peu à peu son corps tout entier. C’en était fait : la peur l’avait quittée. »

« Mais non, je suis bien ce vieillard qui essaie d’oublier le compte à rebours. Pourtant, si je remonte l’horloge, je sais que j’ai bien vécu. Je n’ai pas tout fait, mais j’ai fait beaucoup. Surtout, j’ai fait l’essentiel : j’ai aimé. Voilà ce qui compte, voilà ce que, grâce à la fin de la guerre, tu pourras faire de ta vie : aimer et être libre. Le reste, ce n’est que des secondes vides, qui se perdent. »

mardi 25 février 2014

Concours "Je partage mes coups de coeur #2" - Les résultats!

Bonjour à tous !

En ce mardi matin, je viens d'effectuer le tirage au sort qui va rendre l'un(e) de vous heureux(se) !

Le lot en jeu était un exemplaire d'un livre de poche, au choix parmi 8 titres que j'ai aimés en 2012-2013

J'ai reçu en tout 34 participations, enthousiastes et extrêmement sympathiques, vous avez tous su me montrer votre intérêt pour les titres en jeu. J'ai donc atteint mon but, celui de transmettre mon envie de lire, et j'en suis ravie ! 

Sans plus tarder, voici les résultats ! (la copie d'écran n'est pas très lisible sur Overblog, si vous désirez voir l'image originale, contactez-moi et je vous l'enverrai)
  

La gagnante est donc AngieVarna !

Angélique avait choisi le titre "Juste une ombre" de Karine Giebel



Bravo à toi, et je te souhaite d'avance une bonne lecture, j'espère qu'il te plaira autant qu'à moi ! Je vais te contacter pour que tu me donnes tes coordonnées complètes.

Pour les autres, je suis désolée, j'aurais aimé pouvoir vous gâter davantage! Je vous remercie de vos participations, à une prochaine fois peut-être ?


Stellabloggeuse

samedi 22 février 2014

Expo 58, de Jonathan Coe : un roman succulent, entre cosmopolitisme et espionnage

[Gallimard, 2014]

Jonathan Coe n’est malheureusement pas très présent sur ce blog (vous trouvez tout de même un billet sur mon chouchou Bienvenue au club et sur la Vie très privée de Mr Sim). Et pour cause, si j’ai lu quasiment tous ses romans (seul « La pluie avant qu’elle tombe » manque à mon palmarès), la plupart de mes lectures datent de 6 à 10 ans.


Aussi, c’est avec un grand bonheur que je me suis précipitée sur son dernier né, "Expo 58", à la suite d’une rencontre avec l’auteur organisée à Lyon par la Villa Gillet. Une rencontre qui n’a que renforcé mon admiration pour lui, tant il s’est montré sympathique et drôle, proche de ses lecteurs et notamment des français, dont il a l’impression qu’ils comprennent mieux son œuvre que ses compatriotes.

Résumé

En Angleterre, en 1958… Employé depuis une dizaine d’années par le Bureau Central d’Information britannique, Thomas Foley, tout juste trentenaire, mène une petite vie bien tranquille avec femme et enfant, dans un pavillon de banlieue…jusqu’au jour où sa hiérarchie décide de l’envoyer en Belgique à l’occasion de l’Exposition universelle qui va réunir de nombreuses nations en pleine guerre froide. Thomas sera chargé de superviser le pub emblématique de l’identité anglaise, le Britannia. Confronté aux relations internationales, aux espions des diverses nations, à la modernité et à une certaine frénésie de vie, ces quelques mois pourraient bien changer l’existence de Thomas.  

Cosmopolitisme sur fond de guerre froide

C’est un roman extrêmement dépaysant que nous propose ici Jonathan Coe. La couverture façon Technicolor donne le ton. Nous sommes en effet transportés en Belgique et en Angleterre il y a plus de cinquante ans, à une époque où le dentifrice à rayures faisait ses débuts ! L’auteur nous plonge au cœur de l’exposition, nous fait traverser les pavillons des différentes nations en mettant en exergue les relations compliquées qu’elles entretiennent entre elles, tiraillées entre un désir de paix et les impératifs de la guerre froide, tandis que le nucléaire progresse à vitesse grand V. Les espions sont légions, et il flotte sur l’ensemble du roman une petite atmosphère de roman d’espionnage décalé, avec notamment un tandem d’anglais pince sans rire assez irrésistible.

L’introspection d’un homme et de l’Angleterre

Tout au long du roman, Thomas s’interroge sur l’identité anglaise, sur son pays qui refuse de mettre derrière lui ses traditions et qui entretient un certain mépris pour la modernité. Dans ce pays, ceux qui prennent position en faveur du progrès sont regardés de travers. Ainsi, à travers son personnage, l’auteur met une nouvelle fois en évidence, avec humour et tendresse, les paradoxes de son pays. Mais, comme à son habitude, ce roman est aussi l’introspection d’un personnage mis face à lui-même et aux frustrations de son existence, confronté à des choix et prompt à faire les mauvais.

Les personnages

Thomas, le personnage principal du roman, est un jeune père de famille. Il aspire à une vie plus imprévisible, plus tournée vers l’avenir, tandis qu’il se sent piégé par les traites de son pavillon, dans une existence monotone. C’est un grand naïf, et on s’amuse de le voir plonger la tête la première dans les machinations des uns et des autres. On ne peut s’empêcher d’éprouver de la sympathie pour lui. A l’exposition, il se lie avec Tony, un scientifique anglais, Chersky, un journaliste russe, Emily, une actrice américaine, et Anneke une hôtesse belge. J’ai eu beaucoup d’affection pour cette dernière. Enfin j’ai déjà mentionné le tandem d’espions Wayne et Radford, tout juste sortis d’un film de Hitchcock.

A noter, l’auteur s’intéresse au devenir des personnages plusieurs décennies après l’exposition et nous présente leurs enfants. En effet, « Expo 58 » est le premier titre d’un cycle, et nous croiserons sûrement ces personnages dans ses futurs romans.

L’écriture 

J’ai retrouvé avec délices la « patte » de Jonathan Coe. Je constate avec plaisir que l’humour de l’auteur ne passe pas avec les années, il est ici plus présent que jamais. Ce roman se situe davantage dans la comédie que dans la nostalgie. Il parvient à faire voyager son lecteur, j’ai eu l’impression de vivre au cœur de cette foire. Il puise dans les romans d’espionnage et le cinéma pour créer une véritable atmosphère.

En quelques mots…

Ainsi, je suis conquise par le dernier-né de Jonathan Coe qui m’a fait sourire et m’a totalement dépaysée. J’ai vécu un bon moment de lecture, cosmopolite, examiné l’identité anglaise sous un angle inédit et goûté pleinement l’introspection de ce personnage délicieusement naïf. Coe est un grand auteur et je vous conseille plus que jamais à le découvrir si vous ne le connaissez pas, avec ce titre ou, encore mieux, avec « Bienvenue au club ».

Note : 4/5
Stellabloggeuse

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« Ici, pendant les six prochains mois, convergeraient tous les pays dont les relations complexes entre conflits et alliances, dont les histoires riches et inextricablement liées avaient façonné et continuaient de façonner la destinée du genre humain. Et cette folie éblouissante était au cœur du phénomène, gigantesque treillis de sphères interconnectées, impérissables, chacune emblématique de cette minuscule unité mystérieuse que l’homme venait si récemment d’apprendre à fissionner : l’atome. Cette vue seule lui fit battre le cœur. »

« Il aurait pu rester indéfiniment devant cette vitre, à savourer son champagne et contempler les lumières bariolées de cette métropole nouvelle qui défiait l’imagination, si fourmillante, si moderne, étincelante de vie et de promesses. Il avait la sensation de regarder dans l’avenir depuis l’observatoire le plus élevé et le plus dégagé que l’ingéniosité technologique puisse concevoir. Il se sentait le roi de l’univers. »

« Le Britannia était factice : faux pub, projetant une image fausse de l’Angleterre, transporté dans un décor factice où tous les autres pays projetaient de même des images fausses de leur identité nationale. La Belgique joyeuse, tu parles ! Factice ! Tout comme l’Oberbayern ! Il habitait un monde construit sur de purs simulacres. »