samedi 26 mars 2016

La trilogie des abimes, de Danielle Martinigol, tome 1 : Les abimes d’Autremer

Editeur : Mango
Année : 2001
Pagination : 174 p.
Public visé : Adolescents à partir de 12 ans

Résumé :
Sandiane Ravna et son père Sten, un journaliste renommé mais aux dents longues, se trouvent en difficultés dans un vaisseau spatial. Ils sont secourus par un Abîme, l’un des majestueux vaisseaux de la très secrète planète Autremer… Il n’en fallait pas plus pour piquer la curiosité des deux journalistes qui vont s’inviter sur la planète maritime. Les autremeriens pourront-ils préserver leur secret le plus cher ?

Ce que j’en pense :
J’avais lu ce livre au collègue, au moment de sa sortie il y a 15 ans et cela avait été comme une révélation, un déclic pour les lectures de l’imaginaire. J’ai toujours eu envie de le relire et de découvrir la suite de la trilogie, que j’ai eu la chance d’acquérir, mais j’avais peur d’être déçue si longtemps après.
Cela n’a pas été le cas et j’ai pris énormément de plaisir à cette relecture, avec ce roman qui n’a pas pris une ride. L’univers est très original, avec une planète enchanteresse et des créatures magnifiques.
Les deux personnages de journalistes sans scrupules, Sten et Sandiane, sont assez détestables et on les prend rapidement en grippe. Mais Sandiane a un côté sentimental qui ne demande qu’à s’exprimer et son évolution est intéressante. Celle de Sten, en revanche, est un peu rapide et manque de crédibilité.
Ainsi ce roman est un régal pour des amateurs de SF « douce », qui ne submerge pas le lecteur sous les technologies et laisse la part belle à l’émotion. Seul petit bémol, les relations entre les personnages auraient pu être plus étoffées.
J’ai hâte de découvrir la suite, et je rêve que cette aventure puisse être rééditée un jour, car elle est introuvable aujourd’hui…sauf dans les bibliothèques et quelques boutiques d’occasion, pour les chanceux.

Les + : un univers original et magnifiques
Les - : les relations entre les personnages pourraient être plus étoffées
Appréciation : 4/5

Stellabloggeuse
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« Un rideau noir tomba d’un coup sur les yeux des dix mille passagers. Chacun serra de toutes ses forces la poignée à laquelle il s’accrochait. Les jointures blanchirent, les dents se serrèrent. Un rugissement énorme, presque animal, jaillit des entrailles les plus profondes du vaisseau. Sandiane sentit le flux magnétique piquer les paumes et couler d’un coup à travers son corps. Elle se mit à compter les secondes tandis que l’incroyable dispositif du vaisseau repliait l’espace pour les conduire quasi instantanément d’un point à l’autre de la galaxie. »

mercredi 23 mars 2016

L’ours qui jouait du piano, de David Litchfield

Editeur : Belin
Année : 2016
Public visé : Enfants, à partir de 5 ans

Résumé :
Un jour, au cœur de la forêt, un ours découvre un piano abandonné. D’abord effrayé par cet instrument capable de faire du bruit, il l’apprivoise peu à peu, lentement, touche après touche, jusqu’à pouvoir jouer de merveilleuses mélodies qui ravissent ses amis de la forêt. Un jour, un père et sa fille lui propose de les accompagner en ville, où il devient une véritable star. Pourtant, l’ours se rend compte qu’il lui manque l’essentiel…

Ce que j’en pense :
Ma collègue et moi sommes tombées sous le charme de cet album. Les illustrations sont magnifiques, qu’il s’agisse de la forêt baignée de lumière ou de la ville et de la salle de concert où l’ours joue à guichet fermé.
L’histoire est belle, et en plus elle est un peu longue, on prend le temps de la déguster avec les enfants. Il est question de musique, de célébrité, de reconnaissance et de richesse, mais le lecteur en retient qu’il n’existe pas de bonheur supérieur à celui d’être entouré de ses amis.
L’album est assez grand, il se prête bien à être raconté à un groupe d’enfants. Il peut être compris dès la grande section, et les grands de primaire l’apprécient particulièrement.

Les + : la beauté des illustrations, l’histoire, le format
Les - : r.a.s
Appréciation : 4,5/5


Stellabloggeuse

lundi 21 mars 2016

Les sœurs Moustache, de Miss Paty

Editeur : Sarbacane
Année : 2014 pour le tome 1
Pagination : 41 p.
Public visé : Enfants dès 6 ans


Résumé :
Les sœurs Moustache, Maya, Mia et Maï vivent dans une maisonnette au cœur de la forêt, avec leur grand-père qui en est le gardien. Depuis que ce dernier a du partir en voyage, les trois sœurs se débrouillent seules. Mais ce matin-là, elles reçoivent un message et commencent à préparer une grande fête où elles convient toute la forêt. Mais la petite Maï, laissée à l’écart des préparatifs, prend la poudre d’escampette…



Ce que j’en pense :
Miss Paty nous propose avec les sœurs Moustache une BD originale aux couleurs vives et acidulées, avec des personnages qui sortent de l’ordinaire et de petites aventures qui raviront les enfants. Outre leur physique un peu particulier, les sœurs Moustache sont des enfants intrépides et très débrouillardes à qui l’on fait confiance pour agir.
Le premier tome est centré sur l’organisation d’une grande fête rassemblant toute la forêt. Le second est une petite enquête, autour d’un mystérieux fantôme qui terrorise toute la forêt.
Les intrigues se déroulent dans le cadre rassurant de la maison et de la forêt, et des animaux apparaissent régulièrement pour participer aux aventures des trois sœurs. Les histoires sont racontées sur le ton de la légèreté et de l’humour, avec un vocabulaire accessible qui permet aux enfants de les apprécier dès lors qu’ils savent lire.
Une série BD originale et dépaysante, à découvrir dès 6 ans !

Les + : le dessin coloré et l’originalité
Les - : r.a.s
Appréciation : 3,5/5


Stellabloggeuse

samedi 19 mars 2016

Je t’ai rêvé, de Francesca Zappia

Editeur : Robert Laffont
Année : 2015
Pagination : 441 p.
Public visé : Adolescents et adultes, à partir de 15 ans

Résumé :
Alexandra, diagnostiquée schizophrène depuis sa tendre enfance, fait son entrée en Terminale dans un nouveau lycée, après avoir été renvoyée du précédent. Ses parents lui font peu confiance, guettant le moindre signe d’avancée de la maladie, mais Alex va pourtant vivre tous les rites initiatiques de l’adolescence : se faire ses premiers amis, participer à des rencontres sportives, aller à des soirées…et tomber amoureuse. Pourtant le chemin est semé d’embûches, et Alex ne peut jamais être sûre que tout ce qu’elle vit est bien réel…

Ce que j’en pense :
Après « Contrecoups » de Nathan Filer qui nous plaçait dans la tête d’un jeune schizophrène, voici une nouvelle immersion au cœur de la maladie. C’est une lecture originale et troublante, puisque le lecteur doute sans cesse de la réalité de ce qu’il lit, l’intrigue alternant les péripéties classiques d’une vie adolescente et des éléments beaucoup plus bizarres.
Par rapport à « Contrecoups », ce roman est moins réaliste, il est plein d’étrangetés, mais cela le rend à mes yeux encore plus intéressant en tant qu’expérience de lecture, car la frontière entre délire et réalité est complètement brouillée, et personne ne vient éclairer notre lanterne. Même lorsque Alex est sûre d’elle, on ne peut s’empêcher de douter. Que penser, par exemple, de la fin ? J’ai une interprétation, loin du happy end qui est offert, mais est-elle la bonne ? Certains événements restent en tout cas difficiles à croire malgré toute notre bonne volonté.
Mais la vraie force du roman, c’est le personnage d’Alex, et celui de Miles. Tous deux sont très attachants avec leurs petits et leurs grands travers, et l’on a vraiment envie de savoir ce qui va leur arriver, même lorsque l’intrigue devient farfelue. Un signe qui ne trompe pas, je refermais toujours le livre à contrecœur en arrivant au travail ou à la fin d’un trajet - je lis dans les transports.
Ce roman devrait vous plaire si vous n'attendez pas un traitement médical du sujet de la schizophrénie, la maladie passe au second plan derrière la vie quotidienne du personnage et ses émotions.

Les + : un personnage très touchant
Les - : quelques événements vraiment peu crédibles même dans ce contexte
Appréciation : 4,5/5

« Les médicaments m’aidaient parfois. J’avais la preuve qu’ils fonctionnaient lorsque le monde perdait ses couleurs vives et son intérêt. Quand les homards de l’aquarium n’étaient plus rouge vifs, par exemple. Ou que je me rendais compte que chercher des traceurs radioactifs dans ma nourriture était ridicule (mais je les cherchais quand même pour réduire au silence la paranoïa qui faisait picoter ma nuque). Je savais aussi qu’ils étaient efficaces quand mes souvenirs étaient flous, que j’avais l’impression de ne pas avoir dormi depuis des jours et que je mettais mes chaussures à l’envers. »

Stellabloggeuse
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Ce roman fait partie du challenge :

Challenge 100% R : 32e lecture