lundi 1 juin 2015

En mai 2015...

Mai fut un petit mois en termes de lecture de romans, mais surtout pour le blog avec peu d'articles. En cause, beaucoup de boulot, mais aussi des vacances!
Ce qui n'a pas empêché d'engloutir des BD et de faire quelques belles lectures...!

Ce mois-ci, j’ai donc lu et/ou chroniqué :

Bien mais sans plus :

520 Km et Un été en apnée, de Max de Radiguès (BD, non chroniquées, 3/5) : Dans "Un été en apnée", deux cousines sont en vacances à Montpellier avec leurs parents. Manon persuade Louise de rompre avec son petit copain pour profiter de son été. Elles vont bientôt faire la connaissance de deux garçons sur la plage et vivre des amours d'été... Elle est le pendant de "520km" dans lequel Simon, le petit copain de Louise, fugue pour la rejoindre suite à leur rupture. Il va faire de sacrées rencontres sur sa route.

Les enquêtes du Misterium, tome 1, de Gaudin et Cossu (BD, non chroniquée, 3/5) : Une BD qui se déroule dans un cadre médiéval, avec une troupe de troubadours. Parmi eux Selenia a un don pour résoudre des enquêtes. Ils sont conviés par le seigneur Geoffroi pour élucider une série de meurtres. Pas mal, l'enquête tient la route et le côté médiéval est un plus.

J'ai vraiment aimé :

Alcyon, tome 1, de Marazano et Ferreira (BD, non chroniquée, 3,5/5) : Sycione, Grèce archaïque, une cité dont les chefs ne s'entendent pas du tout...leurs enfants, Phoebe et Alcyon, partent donc en quête du collier d'Harmonie qui seul peut apaiser les relations de Sycione avec les cités voisines... De beaux dessins, un contexte mythologique, des personnages sympathiques : un tome prometteur. Premier tome d'une série de trois.

La vie compliquée de Léa Olivier, de Borecki et Alcante (BD, non chroniquée, 3,5/5) : Une lycéenne québécoise déménage à Montréal en laissant derrière elle sa meilleure amie et son amoureux. Ils échangent par messages, mais ce n'est pas facile de préserver des relations à distance. Pas évident non plus de s'intégrer... Une BD très sympa avec un personnage attachant, dans laquelle les ados se reconnaîtront

Alyssa, t1 et t2, de Bauthian et Morse (BD, non chroniquées, 3,5/5) : Alyssa, une jeune surdouée au QI de 160, décide d'aller en infiltration dans un collège "normal" pour vivre une vie d'adolescente. Elle va donc cacher son intelligence...ce qui n'est pas facile tous les jours! Une BD drôle avec un personnage attachant

Le noir est ma couleur, d'Olivier Gay, tome 1 : Le pari

    Ils m'ont "embarquée" :

Bichon, de David Gilson (BD, non chroniquée, 4/5) : Une BD surprenante sur un petit garçon dont le côté féminin et la sensibilité sont très développés. Bichon est un personnage très attachant et le sujet, un peu délicat, est bien manié. A suivre!

Les mots qu'on ne me dit pas, de Véronique Poulain
Les mondes de l'alliance, de David Moitet, tome 2 : Le secteur C
Les mondes de l'alliance, de David Moitet, tome 3: La treizième loi

Les Campbell, tome 1 et 2, de Munuera (BD, non chroniquées, 4,5/5) : Une BD très sympa mêlant aventure et humour. On s'attache tout de suite à ce pirate retiré des affaires et à ses deux filles qui se chamaillent sans cesse. Mais son vieil ennemi Inferno n'est pas bien loin...



 



Cela fait donc 4 romans, parmi lesquels la fin de l'excellente série de SF jeunesse des Mondes de l'Alliance, et 9 Bande dessinée, parmi lesquelles je vous recommande tout particulièrement Les Campbell et Munuera.

 Les chouchous du mois :
   

    Les articles les plus consultés par les visiteurs :

Les sentinelles du futur, de Carina Rozenfeld (55 vues)
10 façons de bouleverser le monde (37 vues)
Le noir est ma couleur, tome 1, d'Olivier Gay : Le pari (30 vues)

  Le mois prochain je souhaite lire : 

-La symphonie des abysses, tome 2, de Carina Rozenfeld
-Soeurs sorcières, tome 3, de Jessica Spotswood
-Les piliers de la Terre, de Ken Follett (déjà lu la moitié)
-Night School, tome 5, de CJ Daugherty

  En ce moment je lis :


Du nouveau dans ma bibliothèque :

-Les mondes de l'alliance, tome 3, de David Moitet (service de presse)
-Perdue et retrouvée, de Cat Clarke (Masse Critique)
-Night Wolrd, tome 1, de LJ Smith (cadeau)


Encore trois petits nouveaux ce mois-ci, merci à ceux qui me les ont envoyés!

   Les visites du mois :

946 pages vues (blogger ne permet pas de dénombrer les visiteurs uniques). 
Grosse baisse, liée à ma très faible présence sur le blog...je reviens plus régulièrement en juin, c'est promis!

  Stellabloggeuse

vendredi 22 mai 2015

Les mondes de l’alliance, tome 3, de David Moitet : La treizième loi


*Attention, il s’agit du tome 3 d’une série, présence de spoilers sur les tomes précédents*

Me voilà de retour sur le blog avec le troisième et dernier tome d’une série de science-fiction jeunesse qui m’aura marquée ces derniers mois, j’ai nommé « Les mondes de l’alliance » de David Moitet. J’avais en effet beaucoup aimé le tome 1, et le tome 2 lu ce mois-ci également. Lorsque l’auteur m’a très gentiment fait envoyer ce tome 3 une quinzaine de jours avant sa sortie (vous le trouverez dans toutes les bonnes librairies à partir du 3 juin), autant vous dire que je me suis jetée dessus avec appétit !

Résumé

Jade et Nato ont quitté l’académie interstellaire et s’apprêtent à faire leur entrée dans l’ordre très fermé des Traqueurs. Pour cela, ils doivent laisser leur ancienne vie derrière eux, et se faire passer pour morts. Chacun des jumeaux va ensuite suivre son instructeur : Jade va expérimenter une manière inédite de piloter, et Nato accompagne Dix dans une mission qui le mènera au Pénitencier des âmes perdue. Les jumeaux toucheront du doigt le plus gros secret de l’Alliance, celui de la Treizième Loi, un secret qui pourrait changer le monde pour toujours…

Des aventures palpitantes

Ce troisième et dernier tome se place dans la lignée des deux précédents : des aventures palpitantes qui prennent place dans un monde futuriste où l’on voyage d’une planète à l’autre et même d’une galaxie à l’autre. Avec leur entrée dans l’ordre des Traqueurs, Jade et Nato sont plus que jamais confrontés au danger, et ils ont des défis de taille à relever, notamment Nato qui se retrouve au Pénitencier des âmes perdues, parmi les plus dangereux criminels de l’univers.

La vraie nature de l’Alliance

Lors du tome précédent, les jumeaux avaient pressenti que les dirigeants de l’Alliance ne se préoccupaient pas forcément du bien des populations. Cette fois, ils vont découvrir la vraie nature de l’Alliance, au travers de la Treizième Loi qui était un secret soigneusement gardé. S’ils s’en sortent, ce secret leur donne le pouvoir de changer le monde… J’ai trouvé tout cela passionnant, et le seul bémol que j’apporterai concerne la fin, trop rapide à mon goût, pas assez tranchée concernant l’avenir de ce monde auquel on s’est attaché. Mais cela reste une fin satisfaisante.

Les personnages

Nato et Jado ont bien changé, ce sont désormais de jeunes adultes conscients de leurs responsabilité et de leurs missions. Nato en particulier a beaucoup mûri, même si sa sœur reste la plus réfléchie des deux. Ils sont confrontés à leurs instructeurs, Dix et Quarante, redoutables et inflexibles, mais agissant toujours pour le bien et la vérité. Les jumeaux ont laissé leurs amis derrière eux, mais Virgo a tout de même une certaine importance. Enfin nous rencontrons de nouveaux personnages : un Régalien quasiment invincible et animé de mauvaises intentions, et les prisonniers du Pénitencier.

L’écriture

Concernant le style d’écriture, je n’ai pas de remarque supplémentaire à faire : il est fluide et agréable, accessible pour les plus jeunes mais suffisamment riche pour des bibliothécaires comme moi !

En quelques mots…

Ainsi, ce tome clôt la trilogie sur des aventures palpitantes et un énorme bouleversement pour ce monde que nous avons appris à connaître. La fin pourrait être plus étoffée mais elle est satisfaisante. C’est l’une de mes meilleures lectures jeunesse depuis septembre dernier. Si ma génération a eu la merveilleuse Danielle Martinigol pour découvrir et aimer la SF, les 10-15 ans d’aujourd’hui ont désormais David Moitet.
Un grand merci à David Moitet et Angèle Pacary pour l’envoi de ce tome 3, votre intérêt et votre confiance.

Note : 4/5

Stellabloggeuse
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« - […] Si tu ne dois retenir qu’une chose de mon enseignement, retiens ceci : « la vie du traqueur passe toujours avant la réussite d’une mission. » Ceux qui te diront le contraire sont des fous. Ton talent ne doit pas t’aveugler : chaque mission confiée à un traqueur peut le conduire à la mort. Un traqueur mort ne sauve personne. »


« Les douze lois, fondement du monde dans lequel ils évoluaient, avaient été bafouées par ceux-là mêmes qui étaient censés en être les garants. Nato et Jade observaient ce déferlement un peu en retrait, devinant à l’effervescence qui agitait la rédaction d’USBN Multimondial Press que le monde ne serait plus jamais comme avant. »

vendredi 8 mai 2015

Les mondes de l’alliance, tome 2, de David Moitet : Le secteur C


*Attention, il s’agit du tome 2 d’une série, présence de spoilers sur le tome précédent*

Il y a quelques mois, ma lecture du premier tome des Mondes de l’Alliance de David Moitet m’avait réellement enthousiasmée, j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir cet univers de SF jeunesse et à suivre les aventures des personnages. La sortie du tome 3 étant imminent, il était temps pour moi de découvrir la suite des aventures de Jade et Nato !

Résumé

Après avoir combattu les terribles métamorphes  de la planète Tella et mis en échec les trafiquants de fluidium, Jade et Nato retrouvent tout juste une vie normale. Ils entrent dans leur dernier cycle au sein de l’Académie, avec une année d’avance et découvrent avec plaisir des cours d’un niveau plus avancé. Mais Nato est obnubilé par James Warlock, qui a été son allié sur Tella mais qui est aussi le criminel le plus recherché de la galaxie, possiblement impliqué dans la mort du père des jumeaux. Il le traque dans le secteur C et découvre les bas-fonds d’Utopia…

Un univers plus fouillé

Si le premier tome se passait presque entièrement sur Tella, la planète inconnue, ici l’action se déroule entièrement sur Utopia. Nous apprenons à mieux connaître cette planète où cohabitent les trois races, nous en apprenons davantage sur le fonctionnement de la société. Aussi, il y a un peu moins d’action dans ce tome, mais c’est au bénéfice d’un univers plus fouillé.

Aussi addictif que le tome 1

S’il y a un peu moins d’action que dans le premier tome, celui-ci n’en est pas dépourvu pour autant, loin de là ! En menant son enquête dans le secteur C, Nato va découvrir les agissements d’une secte... Combats, vols acrobatiques et stratégie sont au rendez-vous, en alternance avec la vie quotidienne des jumeaux à l’académie. Les pages se tournent toutes seules jusqu’à un final qui pose de nouvelles questions et donne très envie de connaître le fin mot de l’histoire ! Mon seul bémol, assez récurrent en littérature jeunesse : les obstacles sont franchis un brin trop facilement.

Les personnages

Dans ce tome, l’auteur s’attarde un peu moins sur les personnalités de Jade et Nato et sur leurs états d’âme. On les sent néanmoins traumatisés par leur expérience sur Tella où ils ont frôlé la mort. Ils prennent les combats plus au sérieux que jamais. Ils ont progressé et chacun est devenu redoutable dans son domaine, peut-être un peu trop (cf. bémol ci-dessus).
On découvre également de nouveaux personnages : les jumeaux se sont de nouveaux amis en dernier cycle, notamment Nes, un Tauren très loyal, et Virgo, un régalien capable d’humour !

L’écriture

Quant à la plume, elle est toujours aussi agréable, alliant simplicité et vivacité, accessible pour un jeune lectorat mais suffisamment riche. Les descriptions sont parlantes et nous permettent d’appréhender l’univers.

En quelques mots…

Ainsi, ce second tome est tout aussi addictif que le premier ! L’action ralentit un tout petit peu, mais l’univers s’étoffe, nous en apprenons davantage sur le fonctionnement de l’alliance. Le lecteur découvre avec plaisir de nouveaux personnages et suit l’évolution des jumeaux qui nous entraînent dans leurs nouvelles aventures. A lire, principalement pour les 10-15 ans, avant de se jeter sur le tome 3 au mois de juin !

Note : 4/5
Stellabloggeuse
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« C’était la première fois qu’il descendait si profondément dans les entrailles d’Utopia. Du sol au plafond, qui s’élevait à environ trente mètres, étaient entassées des habitations de fortune, construites avec des matériaux de récupération hétéroclites. L’ensemble, tant il était disparate, formait un tout presque cohérent, suintant la misère et l’oubli. »

« La suite se déroula si vite que certains ouvrier jureraient pendant des mois que le petit Humain avait utilisé une forme de magie pour terrasser Amos le géant. Il n’en fut rien. Si magie il y avait eu, c’était celle de l’entraînement et de la précision. Nato avait saisi d’une main le col du Tauren, et de l’autre l’arme en train de tomber, tout en poursuivant sa rotation autour de son adversaire en prenant appui avec son pied sur l’énorme mollet du colosse. Une demi-seconde plus tard, Nato était fermement campé sur le dos d’Amos, la lame de verre posée en travers de sa gorge. »

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Ce roman fait partie du challenge :



Challenge ABC 2014 : 17/26

mardi 5 mai 2015

Les mots qu’on ne me dit pas, de Véronique Poulain : s’exprimer autrement qu’en mots

[Stock, 2014]

Me revoilà avec un roman de la rentrée littéraire 2014. Autobiographique, le premier roman de Véronique Poulain fait partie des lauréats du Festival du premier roman de Chambéry en 2015.

Résumé

Née de deux parents sourds, Véronique est entendante, tout comme ses cousins, qui sont eux aussi le fruit d’unions entre sourds. Très vite ces enfants deviennent bilingues, passent avec aisance du monde de la parole à celui du silence, des mots aux signes… Mais ce n’est pas facile tous les jours de grandir avec cette différence.

Un roman autobiographique très riche

Il y a beaucoup de choses dans ce court roman autobiographique découpé en micro chapitres. L’auteure nous fait entrer dans ce qui a été son quotidien auprès de parents sourds. Elle évoque le regard des autres, pesant, plein de pitié ou de peur et qui lui donne parfois envie de hurler. Elle nous raconte aussi son quotidien, les petits travers des sourds, leur façon de déformer les mots, de faire des bruits de bouche sans s’en rendre compte. Elle se moque gentiment, avec beaucoup de tendresse, et elle nous fait sourire.

Parfois aussi, elle leur en veut, et s’en veut de leur en vouloir, lorsqu’elle rêve de longues discussions, lorsqu’elle a besoin de soutien, d’être guidée… A plusieurs moments de sa vie, elle souffre de cette communication limitée. Ils ne se comprennent pas totalement tant leurs univers sont différents. Pourtant elle est fière d’eux, de ce qu’ils arrivent à accomplir, et ce livre est aussi un hommage, on le sent bien.

Le personnage

Avoir des parents sourds a fait de Véronique une personne à part. Quelqu’un pour qui le silence a des airs de famille, quelqu’un qui est à l’aise pour s’exprimer avec son corps, quelqu’un qui a du mal à exprimer ses sentiments avec des mots. Elle reste pourtant une enfant et une jeune fille comme une autre, qui cherche sa voie, qui fait sa crise d’adolescence. C’est quelqu’un d’intéressant que j’ai pris plaisir à découvrir.

L’écriture

Quant au style, il est particulier, un peu haché. Les phrases sont souvent courtes, ainsi que les paragraphes. Comme si communiquer avec des sourds avait appris à l’auteure à aller à l’essentiel, à ne pas s’étendre en circonvolutions inutiles. C’est donc une écriture efficace, agrémentée d’une bonne dose d’humour et de tendresse.

En quelques mots…

Ainsi l’auteur nous propose un roman autobiographique très intéressant qui nous fait prendre conscience de ce que signifie vivre auprès de personnes sourdes. Ce thème a aussi été mis en avant ces derniers temps par le film « La famille Bélier » (inspiré par l'histoire de Véronique et dans lequel elle tient un petit rôle), et cette mise en lumière me semble importante, pour ne pas les voir comme un handicap mais comme des personnes à part entière. Un roman nécessaire, drôle et tendre, authentique.

Note : 4/5
Stellabloggeuse
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« Ce sont les autres qui regardent mes parents comme s’ils étaient débiles.
Ce sont les autres qui pensent qu’avoir des parents sourds, c’est dramatique.
Pas moi. Pour moi, c’est pas grave, c’est normal, c’est ma vie. »

« Dans la langue de mes parents, il n'y a pas de métaphores, pas d'articles, pas de conjugaisons, peu d'adverbes, pas de proverbes, maximes, dictons. Pas de jeux de mots. Pas d'implicite. Pas de sous-entendus. Déjà qu'ils n'entendent pas, comment voulez-vous qu'ils sous-entendent ? »

« La langue des signes est la langue la plus crue que je connaisse. Les sourds s’expriment de façon simple, directe. Brutale. Beaucoup de signes sont beaux, poétiques, émouvants - comme les mots « amour », « symbole », « danse » -, mais dans le champ lexical de la sexualité, c'est une autre histoire. Le signe ne laisse place à aucune équivoque. Alors que les mots suggèrent, les gestes imposent.

Leur crudité heurte les entendants parce que ces gestes anodins pour les sourds sont les mêmes que nous faisons, nous, lorsque nous voulons être grossiers et nous cachons pour les faire. Question de culture. »